Joyeuses Pâques, mes canards

Ce matin, j’écoute à mon habitude la matinale de France Musique et passe d’une affliction à une autre pendant le journal de 8h. Le dernier sujet concerne le vide sanitaire dans le Gers. Comment une barbarie telle que l’élevage de canards peut-elle être autorisée au XXIème siècle ? je peste par-devers moi, puis le journaliste rend l’antenne. « Est-ce que vous croyez vraiment qu’on a besoin des canards en ce moment ?* lui demande le présentateur, qui remplace Saskia de Ville pendant les vacances. Parce que le foie gras, on l’a déjà, je trouve, après ce week-end pascal qu’on vient de passer… » Il ne finit pas sa phrase, d’ailleurs à quoi bon ? Je ne suis pas de la même espèce que cet homme ; je suis, sans aucun doute, plus proche du canard.

* Cette phrase me rappelle le postulat primaire que j’évoquais ici.