Nombreuse et en bonne compagnie / le retardateur

Ce matin, en courant, j’ai aperçu un arbre empaqueté dans le jardin des plantes ; je passais en dehors du jardin, près de l’observatoire, mais je suis entrée pour voir de plus près cette imposante masse blanche qui m’évoquait un monument post-moderne. C’est alors que j’ai eu la dernière idée stupide qui, je l’espère, va m’occuper un moment. J’ai inauguré un nouveau champ d’application à mon précepte selon lequel ce n’est pas parce que je fais toujours tout toute seule que je n’ai pas le droit de m’amuser comme les autres. Aujourd’hui, avec mon retardateur, c’était de nouveau comme si j’étais plusieurs et en bonne compagnie. Alors quoi ? Alors j’entame une nouvelle série, que j’intitule bien logiquement Nombreuse et en bonne compagnie. Pour commencer, une photo des années soixante-dix, où je pose devant mon propre objectif, fière comme on devait l’être devant un paysage exotique à l’aube du tourisme de masse.