Pas vraiment des arbres

Du réel, nous n’avons que des représentations ; je me rappelle l’avoir écrit dans mon cahier de philo entre quelques autoportraits expressionnistes qui ne me paraissaient jamais assez violents – j’ai parlé récemment avec une amie (était-ce bien toi, O. ?) de l’autoportrait : du fait que l’on n’en dessine ni n’en prend jamais autant que quand on doute de sa propre existence. Les arbres ci-dessous sont des arbres et n’en sont pas – mes frères végétaux.

(Jusqu’à la destruction : le reflet des branches estompé dans l’ombre du tronc – l’arbre, encombré de lui-même, cherchant à s’annuler.)