In the upper room (34)

Le samedi soir, on ne fait pas que danser, au Liquium (certains, tels que le sosie d’Anna, ne dansent d’ailleurs ni ne boivent – excès de vertu dont nous verrons ci-dessous qu’il ne s’agit pas tant d’une preuve de respectabilité que d’impiété), on retouche aussi des dépliants religieux.

(Si l’on m’avait dit, il y a quatre ans encore, que je deviendrais présidente d’une association LGBTQ+ non-mixte, moi qui étais aussi militante qu’une charentaise (à l’époque je n’étais que L, pas encore Q), j’aurais ricané. Vendredi soir, c’est pourtant ce qui s’est passé ; ainsi, me voici présidente d’une association qui pratique le dégenrage dans ses statuts et son règlement intérieur).

« Continuez à faire ceci en souvenir de moi », cite le dépliant que nous avons corrigé (page 2). Ceci ? direz-vous, car ce n’est pas très précis. Mais l’image ci-dessous, en page 3, indique clairement que ceci consiste à trinquer avec des amis du même sexe. Nous suivons la parole de Jésus (mais le sosie d’Anna, pas trop, avec son citron-gingembre du samedi soir).