Décadence (2)

Hier soir, j’ai bâillonné une angoisse existentielle qui montait, montait des tréfonds de mon être et menaçait de me terrasser ; je l’ai finalement achevée chimiquement ; Les Indes Galantes de Rameau étaient diffusées à la radio et j’ai sombré au moment de la Danse des sauvages. À mon réveil, ce matin, je me suis rappelé le contrat que j’ai passé avec moi-même la semaine dernière : chaque jour, inventer un nouveau jeu, sans envisager de lendemain, pour rester en vie en l’absence de toute perspective. Sois logique, me dis-je : si l’absurdité de la vie t’apparaît comme une liberté, si tu te sens chez toi dans les arrière-mondes et que tu es attachée à diverses formes de décadence, tu es au cœur des choses. Alors vis. Et amuse-toi bien, s’il te plaît. Ci-dessous, trois types de décadence en images.