A 27

Il y a un mois, quelques heures avant mon départ pour la Roche-sur-Yon, j’ai couru dans des lieux que je n’avais pas encore explorés ; j’avais peur de rater mon avion, aussi ne me suis-je pas attardée sur les deux sites qui ont le plus attiré mon attention. J’attendais le temps idéal pour les visiter. C’était donc aujourd’hui, sous un ciel menaçant : je ne suis pas morte de soif ni mes photos de surexposition, c’était parfait. J’ai donc deux nouveaux terrains de jeu, où courir au milieu des lapins par milliers. Ces terrains se situent de part et d’autre de l’autoroute A27 ; leur découverte apporte un éventail d’étrangetés intéressant (mais pas inépuisable, hélas : retrouverai-je jamais l’émotion de cette première fois ?) J’évoquerai ces terrains dans mes billets suivants, Au nord de l’A27 et Au sud de l’A27 (soit respectivement à Lezennes et Lesquin).

Ma passion pour les plans de villes m’a longtemps tenue à distance des vues satellite mais je commence à les apprécier de plus en plus. Elles permettent une vue d’ensemble sur des espaces dont on ne pourrait se représenter l’agencement à la seule force des jambes et de l’intuition qu’elles nous en donnent, en particulier des espaces qui ne sont pas tout à fait urbains (champs, bois, carrières, etc.)

J’étais là, ce matin, dans ces zones infréquentées, où personne ne pouvait me voir et où je pouvais oublier qu’à quelques kilomètres résidait la vie urbaine dans laquelle je suis enfermée aussi étroitement que dans une camisole de force.