In the upper room (39)

Je suis bien placée pour savoir ce que c’est qu’une obsession ; moi, c’est la musique : je pourrais la déchiqueter entre mes dents si elle était tangible comme, disons de la barbe à papa. Qui serais-je pour juger la passion de ces particuliers installés dans l’une des rues principales de Marquette ?

Moi aussi, si j’avais un petit jardin à l’avant de ma maison et une passion pour Saint Roch, je lui consacrerais une chapelle, là, pour que tout le monde puisse admirer mon héros, le plaindre ou tout au moins compatir à sa douleur. Vous vous demandez comment je sais qu’il s’agit de Saint Roch ? Regardez de plus près :

Vous en connaissez beaucoup, vous, des saints qui se sont fait mal à la jambe et qui vous montrent le bobo avec une telle tristesse – comme si, attendris, vous alliez non seulement appliquer du Mercurochrome sur la plaie mais aussi donner au grand blessé une friandise pour le récompenser de son courage et le dédommager de sa peine ? Moi, je ne connais que Saint Roch.