Fuck forever

Je suis un peu énervée alors je photographie des gros mots sur les murs des villes – sans aucune velléité de divination, cette fois, je le jure ; mais, de retour chez moi, je transfère les images sur mon ordinateur et découvre, au bas d’une image, un détail qui m’avait échappé quand je prenais la photo. J’avais juste l’intention d’ajouter un banal fuck à mon petit stock d’images, au cas où (je suis du genre à faire demi-tour pour revenir à un détail du paysage en me disant qu’il pourra toujours servir ; je considère que c’est un peu comme constituer un alphabet urbain), et voilà que m’apparaît, juste en dessous, en tout petit, ce mot mal orthographié : for ever. Bref, je ne cherchais pas de réponse particulière dans la brique aujourd’hui mais je me demande bien ce que ce mur a voulu me dire.

Et comme ce fuck forever me fait rire, je suis de meilleure humeur, alors je fouille dans mon petit stock d’images et décide de vous offrir ces deux gestes de défiance : un fuck américain sous un pont ferroviaire (en couleur parce qu’il ne passe pas du tout en noir et blanc, hélas) et une fille qui montre ses fesses au métro aérien, près de chez moi, à sunny Lille Moulins.

N’y voyez, je vous prie, aucune agression dirigée contre vous mais simplement un goût des déclinaisons thématiques : il n’y a pas que les chalets du nord, par ici, mais aussi une certaine dose d’arrogance.