Des contraintes

Depuis la défection de mon appareil photo, je cours plus légèrement ; par ailleurs, je suis confrontée à des limites techniques particulièrement contraignantes. J’ai appris à aimer certaines mauvaises images et, au-delà du fait que j’ai pris goût à leur grain épais, à leur faible résolution, à leur noir et blanc bancal et à la quasi impossibilité de zoomer, j’ai sur les bâtiments dont je connais pourtant les moindres lignes un regard comme neuf, en tout cas différent. Ce passage (car la situation n’est que temporaire) m’apparaît finalement comme rafraîchissant. Comme on dit (plutôt rarement, d’ailleurs), à quelque chose malheur est bon.