Presque la plénitude

Aujourd’hui, je peux dire que je sais comment rejoindre Noyelle-les-Seclin depuis Houplin-Ancoisne en ne traversant que des champs et des bois. Je suis donc un peu plus heureuse qu’hier. Pendant que je courais, ce matin, je l’étais même pleinement, comme c’est souvent le cas quand je cours à presque la campagne, mais ça finit toujours par retomber : je suis alors en descente, comme disent ceux qui usent de drogues. Mais l’on ne peut pas courir soixante kilomètres par jour alors je laisse descendre et j’attends demain pour suivre, confiante, reconnaissante, le nouveau caprice de mes pieds. Ce matin, j’en ai vu encore, des choses merveilleuses. Voici quelques images éparses, prises sur un segment de mon parcours que mes pieds foulaient pour la première fois.