Le vide exact (24) : Ombre et lumière

Si je souhaite parfois si ardemment changer de vie, c’est pour pouvoir me réinventer sans que le regard de mon entourage me ramène constamment à une caricature périmée de moi-même, une définition aussi dépassée que celle de l’hystérie (je dis ça au hasard). Dans la solitude bénie de mes courses à pied, j’aime questionner mes vieilles créances et il arrive que je me prenne de passion pour ce qu’hier encore je méprisais. Ainsi de la lumière qui écrase les photos ; certes, les ombres ont un effet déplorable sur certains détails, je ne reviens pas là-dessus, mais parfois aussi, sur des vues d’ensemble, le partage de l’ombre et de la lumière fait un petit théâtre qui me comble de joie. Il m’en faut peu (joie ≠ bonheur) et ça fait du bien, un peu de joie dans le vide exact.

(Photos prises à Wattignies, Marcq-en-Baroeul et Lompret.)