Rotterdam : Le métro fantôme

Bien sûr, il nous fallait nous aventurer sur les sites à l’abandon que recèle encore (plus pour longtemps) la ville de Rotterdam, si possible une voie ferrée, comme le veut notre tradition. Parcourant le site de Luchtsingel, charmante entreprise citoyenne dont vous pourrez tout savoir ici (c’est bon, nous sommes National Geo, pas l’office du tourisme de Rotterdam), nous avons trouvé : nous avons été littéralement appelées par un tronçon de métro aérien abandonné, recouvert d’un revêtement caoutchouteux et très mal protégé des intrusions par une grille brinquebalante. Nous l’avons donc longé sur 1,65 km, à savoir jusqu’à son extrémité. Moins spectaculaire que le métro fantôme de Charleroi, il nous a tout de même ravies.

Au début, il se présentait ainsi.

Il nous permettait de découvrir un quartier d’en haut…

…et de regarder un peu chez les gens. Les quelques habitants qui nous ont surprises, quoique d’abord étonnés de nous voir là, ne nous ont pas sermonnées, ni (a priori) dénoncées.

De loin en loin, nous devinions d’anciennes stations.

Un atelier d’artiste(s ?) nous a offert une pause culturelle (un petit zoom sur cette exposition en plein air à notre seul bénéfice vous sera proposé très prochainement dans l’inévitable billet consacré à Rotterdam : L’art).

Nous avons vite deviné qu’il nous faudrait rebrousser chemin quand nous atteindrions le bout de cette voie plus très ferrée, et nous étions bien curieuses de savoir ce qui nous attendrait. C’était l’autoroute, tout simplement. Et, entre la ville et elle, le Noorderkanaal. Qu’est-ce que cette chose à sa surface, vous demandez-vous ?

La réponse en un petit zoom (j’ai un zoom assez chouette sur mon nouvel appareil photo, vous l’aurez deviné).