Pas de zéphyrs (36) pour les mal assis, là (50)

Alors que je rentrais de mon footing, ce matin, j’ai été témoin de scènes intimes qui m’ont profondément émue. Ces Mal assis solitaires ne savaient pas que trois cents mètres à peine les séparaient de leur âme sœur, c’était déchirant à observer (ce qui ne m’a pas empêchée de prendre des photos plutôt que d’œuvrer à leur rapprochement, certes, mais qui suis-je pour contrarier Heaven’s plans* ? et si je décide de ne pas interférer avec le destin de ces fauteuils, autant que leur solitude actuelle soit l’occasion de vous divertir…)

(Rue du Professeur Calmette et rue Camille Guérin, Lille.)

Puis j’ai croisé une famille de Mal assis. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants, ça vous fait rêver, vous ?

(Rue d’Arras, Lille ; oui, la photo est floue, je sais, mille excuses.)

* Somebody loves me, chanson de Gershwin (paroles de Ballard MacDonald et Buddy DeSylva).

When this world began
It was Heaven’s plan
There should be a girl/man/armchair for every single girl/man/armchair
(panachez selon vos inclinations personnelles, merci)
To my great regret
Someone has upset
Heaven’s pretty program for we’ve never met

Voici la version d’Aileen Stanley (1924) :