Des dangers de presque la campagne

Pour la quatrième fois, aujourd’hui, je suis tombée en courant. La première fois, je m’étais pris les pieds dans un cercle de fer, la deuxième, j’ai euh, tourné la tête, comme je l’expliquais dans le billet Mal assis, là (36) : patatras, et la troisième fois, j’ai glissé dans la neige, à Nevers. Aujourd’hui, je courais sur un chemin relativement étroit au milieu des champs et des bois, quelque part entre Noyelles-les-Seclin et Houplin-Ancoisnes quand, voulant doubler des chevaux et leurs fucking cavaliers par la droite, je suis tombée nez à truffe avec un chien, et comme j’ai peur des chiens (sauf de certains, parmi lesquels ma copine Silzig), j’ai dérapé dans les graviers, ensuite de quoi toute la partie supérieure gauche de ma cuisse et une zone moins importante du genou ont été râpées sur la même texture hautement abrasive, pour le plus grand divertissement de tous – chevaux, fucking cavaliers, chien – mais ç’aurait pu être pire parce que je n’avais pas pris conscience du fait que nous sommes en pleine saison de chasse et qu’il va falloir maintenant tâcher de ne pas se prendre une balle destinée à l’un de mes amis quadrupèdes ou ailés. Après réflexion, je veux bien aider les fucking chasseurs, ces premiers écologistes de France auto-proclamés, à réguler la biodiversité, en abattant le plus grand nombre possible d’entre eux, dont j’estime qu’ils sont surnuméraires et nuisibles. C’est moins point de vue antispéciste mais un peu misanthrope quand même les jours pairs. En attendant, malgré sa dangerosité ici et maintenant démontrée, j’aime tellement presque la campagne qu’en voici sept photos, pas moins, et en couleurs.

(Photos prises à Wambrechies, Loos, Pérenchies, Noyelles-les-Seclin, Lompret, Wattignies et Nieppe.)