In the upper room (50)

C’est dimanche alors je salue Jésus (avec ou sans bras), sa maman, son père biologique (quoique éthéré), son père social et tou-te-s leurs ami-e-s saint-e-s. Aujourd’hui, exceptionnellement, j’ai un service à leur demander – vous admettrez que je n’abuse pas et que 99% des Upper rooms & kitchens sont des louanges plutôt que des requêtes, mais aujourd’hui c’est un peu particulier parce que j’ai envie d’aller courir dans des bois et des champs qui sont plutôt à déjà pas mal la campagne qu’à presque la campagne et vous avez deviné la suite. J’ai toujours prôné l’éradication des chasseurs mais mon récent amour de la campagne me fait penser à eux plus souvent que jamais. Pour ne rien vous cacher, je trouverais très romanesque pour une antispéciste d’être abattue par un chasseur, mais si une telle mort devait m’échoir, je ne pourrais précisément pas exploiter l’anecdote et c’est cette idée, voyez-vous, qui me met le plus en colère. J’en viens à ma requête : Jésus & Co., soyez mon gilet jaune fluo ce matin dans les bois et les champs de déjà pas mal la campagne, épargnez-moi une ironie un peu trop facile – d’ailleurs j’aime beaucoup ma vie ces temps-ci et je la poursuivrais bien. Merci, bisous.

Pour émouvoir le (sacré) cœur de notre Sauveur, ce matin, un petit calvaire des campagnes belges (précisément à Gheer, près de Ploegsteert).