My first impression of you

En ce jour anniversaire, voici l’incipit de mon roman (inachevé) sur ma rencontre avec Allison – ou comment l’on devient inséparables par-delà un océan. Le samedi après-midi dont je parle, c’était donc le 7 octobre 2017.

« Il est deux heures, un après-midi piquant de chaleur, et je suis assise dans un hall d’entrée, au premier étage d’un immeuble new-yorkais. Je ne l’ai pas vue arriver. Elle porte une petite bouche pincée sous un chignon et des lunettes de professeur. (…) Personne ne nous a présentées quand la répétition à laquelle je suis venue assister commence et je ne devine pas qui elle est. Je me concentre sur elle, sur chacun de ses mouvements, sur chaque expression de son visage étrange. Pendant la pause, elle vient à moi et me demande ce qui m’amène ici. Je suis surprise qu’elle ait remarqué ma présence, tant elle semble évoluer sur un plan de réalité parallèle. De près, les taches de rousseur brouillent ses traits comme de la neige. Elle a entendu parler de mon projet. Quand elle me dit son nom, je suis interloquée de ne pas l’avoir reconnue. Je ne l’avais jamais vue que sur des vidéos, apprêtée, maquillée, en costume de scène, dans des éclairages trompeurs. »

Elle avait détaché ses cheveux quand j’ai pris ma première photo d’elle, cet après-midi-là (photo qu’elle m’autorise à poster ici aujourd’hui), de sorte que ma première impression d’elle et celle de mon appareil photo ne coïncident pas tout à fait. Elle essayait de se remémorer une partition de Meredith, sous l’œil d’une accompagnatrice du Young People’s Chorus.