Avion

Mon imagination est bornée. L’absence de la jeune athlète à mon vernissage hier soir (ou de tout-e émissaire qu’elle aurait pu y dépêcher) sera sans doute la matière de 17 pages dans la lettre que je lui adresse, mais si mon imagination fait déborder ce vide de mots et d’hypothèses, c’est parce qu’elle est incapable en revanche d’envisager que cette absence puisse être délibérée, de se représenter le manque de curiosité que cela dénoterait – non, cette absence signifie forcément que mon invitation n’est pas parvenue entre les mains de sa destinataire. Jamais je ne me résignerai à laisser le réel me décevoir, d’ailleurs pourquoi le ferais-je ? Le travail a le pouvoir de pallier ses manquements les plus grossiers. Vivre fatigue, mais il y aura l’éternité ensuite pour s’en reposer (je n’ai pas hâte). Ce fut par ailleurs un vernissage très émouvant, et je remercie celles et ceux qui ont partagé ce moment avec moi. Des projets s’y sont par ailleurs ébauchés, notamment avec une copropriétaire d’arrière-mondes aux dangers multiples, avec une prof d’anglais célèbre sur la scène country-bluegrass de notre belle région et avec un jeune homme qui milite activement pour quelques causes chères à mon cœur. J’étais aussi heureuse de faire la connaissance de l’auteure et traductrice féministe Canan Marasligil, dont vous pouvez découvrir l’univers polyglotte ici.

Petit aperçu de l’exposition :

Merci à l’association Colères du présent et à l’espace culturel Jean Ferrat. Prochain arrêt sur la ligne 18, bientôt.