Un échange

J’ai terminé hier soir la première mouture convaincante (à mes yeux) d’un second texte découlant de mon séjour à New York. Octroyez-moi des bourses Stendhal sans hésitation, je leur ferai honneur. En attendant, je viens de découvrir la page de mon nouveau livre, A happy woman, dans le catalogue des prochaines parutions de l’Olivier. Il ne s’agit pas, contrairement à ce que j’ai d’abord pensé, de la quatrième de couverture – que je viens justement de recevoir*, mon éditrice me l’ayant envoyée en échange du susdit manuscrit.

* Vous ne pensez pas que les auteur-e-s écrivent eux- ou elles-mêmes leurs quatrièmes de couverture, dites-moi ? Après tout, si ce n’est pas votre domaine, pourquoi le sauriez-vous ? Des élèves me demandent souvent si je choisis les images en couverture des romans et il se trouve que ça dépend ; à l’Olivier, j’ai la chance de pouvoir choisir avec mon éditrice (et l’aval de l’équipe), tandis qu’à L’école des loisirs, je n’avais pas mon mot à dire. Tous les métiers paraissent plus ou moins nébuleux, de l’extérieur, et le monde du livre n’y fait pas exception. La plupart des gens sont fascinés quand je leur explique en quoi consiste le métier de préparateur ou préparatrice de copie. Sans aller jusque là, il faut parfois revenir aux fondamentaux : un collègue de ma meilleure amie pensait encore récemment que les livres de poche étaient des versions abrégées (pire, il a employé le mot résumé) des grands formats.