L’ambition

Nous avons étudié dans L’art : collection privées du Nord quelques sculptures remarquables de la métropole lilloise. Je n’ai jamais prétendu à l’exhaustivité, ce n’est pas mon propos, mais il manque à mon échantillon un véritable incontournable de l’art paysager : la charrette hippomobile. Il y en a une à Emmerin que je ne me lassais d’admirer au cours de mes footings mais que je n’ai jamais osé prendre en photo – j’avais peur de ne pas savoir rendre honneur à sa démesure et, surtout, peur d’être poursuivie par ses propriétaires ou par leur chien,  mais je m’aperçois a posteriori que c’était très pleutre de ma part. Voici un aperçu de l’œuvre, en vue immersive sur le service de cartographie en ligne :

(Un seul cheval pour trois enfants – exploitation animale très forte.)

Pourquoi, vous demandez-vous, ai-je attendu de quitter la métropole lilloise pour vous la dévoiler ? Tout simplement parce que je lui ai trouvé de sérieuses rivales dans le bassin minier, notamment à Loison-sous-Lens et à Noyelles-sous-Lens :

(Ici, cheval seul avec garçon pensif – exploitation animale moyenne.)

(Deux chevaux avec moustachu bourru – exploitation animale modérée.)

Détail de cette dernière pièce – photo prise par mes soins, cette fois, en l’absence de chien et de voisins à leur fenêtre :

Notez que ces charrettes transportent toutes des plantes. Ce sont des bacs à fleurs considérables. Que n’ai-je un jardinet à l’avant de ma maison ? Tant d’ambition artistique m’émule (de trait), c’est d’ailleurs pourquoi j’ai décidé aujourd’hui de vous dévoiler ces merveilles méconnues de notre patrimoine.