Quelques nombres premiers – par coïncidence

Ce soir, je m’aperçois que mon répertoire in progress de créatrices sonores compte 1123 noms, d’Inga Margrete Aas (Norvège) à Yatta Zoker (USA, originaire de Sierra Leone) et qu’il me reste 47 biographies à constituer – avant d’étudier une énième fois la musique des 353 femmes (certaines dont par ailleurs j’adore le travail) que j’ai laissées de côté parce qu’elles ne me semblaient pas correspondre à un assez grand nombre de mes critères. YATTA ne serait pas la dernière de la liste si je n’avais pas estimé que la Polonaise Agata Zubel est un peu trop académique – mais qui sait si je ne changerai pas d’avis dans les semaines ou les mois qui viennent ?

(Yatta Zoker. Photo de Richard R. Ross.)

Certaines femmes ont réussi à conserver le mystère le plus total autour de leur véritable identité, parmi lesquelles l’excellente sanitary (t)issues et mon héroïne Me, Claudius, dont un morceau pourrait servir de bande originale au manuscrit que je viens de terminer. Ce morceau est une blague et n’est absolument pas représentatif de son travail mais le concept me fait mourir de rire : il s’appelle Benson & Hedges, comme les cigarettes – pour les non-anglicistes nuls en musique noire américaine, George Benson est un musicien et chanteur de jazz / funk, particulièrement connu pour un morceau écrit par Quincy Jones, Give Me the Night, et le mot hedges signifie haies. Voici une version doublement live (Me, Claudius actionne le taille-haie Bosch en live sur une version live de Give Me the Night).