I’m in

Dans ma tête, cette semaine, j’ai parcouru bien plus de 235 km ; j’ai dévidé assez de bobines pour coudre une cinémathèque, tendu le celluloïd vers la lumière et plissé l’œil ; je ne me suis jamais caché le visage, même quand les images étaient gore. Il y avait de la musique, parfois de la musique expérimentale et parfois mes bienfaitrices du moment (Tamara, Cate et une dénommée Eve Adams (eh oui) qui vient de sortir un super LP intitulé Metal Bird) et parfois il y avait Goat Girl, un groupe de quatre très jeunes Londoniennes.

(Photo de Kevin Neal)

Chaque fois que leur chanson Sad Cowboy débutait dans mon casque ou dans les enceintes de ma chaîne hifi, je dansais pour évacuer les toxines mentales, avec beaucoup de sérieux sinon de solennité. C’était un rituel très chorégraphié. Mais aujourd’hui, quand le sad cowboy s’est pointé, me surprenant en pleine vaisselle, et que j’ai littéralement jeté l’éponge pour danser, j’étais dans chaque note de la musique, dans chaque muscle de mon corps, et je me suis rendu compte que je souriais.

Autrement dit, Bonjour les amis, je suis revenue des limbes. Que les lapins bondissent, que les fleurs babillent leurs couleurs sur les prairies, que l’eau pétille dans les ruisseaux : I’m in.