NPR 26 du flûte alors

Aujourd’hui, je vous propose une journée de festivités pour les trois ans de ma rencontre avec celle que j’appelle désormais le Monstre (top 3 dans mon palmarès de perverses, qui se limite à 3 individus – par chance, je rencontre aussi de chouettes personnes). La professionnelle de santé mentale qui assure la maintenance de mon cerveau depuis près de quinze ans comprend ma tristesse et ma déception mais ajoute, pour me consoler : Elle vous aurait détruite. Je hoche la tête, j’ai cessé de me débattre contre l’évidence. Je dis juste, Flûte alors, j’aimais tellement ce monstre. Mais trêve de pensées larmoyantes, que la fête commence.

D’abord, en douceur.

Le slogan peint sur le mur de béton n’est pas de moi – je suis très rigoureuse, j’aurais mis un tiret entre aimez et vous ; cela dit, je salue (selon la formule du moment) l’accent circonflexe et cette écriture cursive à laquelle la mienne fait écho en tout petit.

elle ne veut plus
je l’ai froissée
sans le faire exprès

Je me demande si quelqu’un répondra à ma réponse ; ça me plairait beaucoup mais j’ai désormais un peu de mal à rêver.

Comme le chantait Morrissey quand j’étais une jeune fille,

I’ve come to wish you an unhappy birthday
Cause you’re evil
And you lie

La suite ce midi et le troisième volet ce soir – oui, c’est comme un traitement antibiotique.