Maubeuge (5) : des moulins

Le moulin a une place de choix dans les rues de Maubeuge. Comme dans celles de la métropole lilloise, me direz-vous ? Certes, mais vous verrez qu’à Maubeuge, les moulins ne sont pas juste affaire de Rideaux et Voilages, comme ci-dessous…

… ni seulement de boulangeries, comme vous le voyez ici…

… mais peuvent prendre des dimensions très honorables…

… voire impressionnantes

Le vide exact (19)

le gras fond sur les vitres
des cabines téléphoniques résiduelles

des monticules de sacs éventrés
déversent des détritus au long de rues entières
post-apocalyptiques

où souffle un vent chaud
où l’ombre rase les murs en silence
où les rares piétons titubent et crachent et vitupèrent
avant de disparaître dans les fourrés

c’est le monde que je traverse aujourd’hui

George Crumb : Makrokosmos III( Music for a Summer Evening), 1. « Nocturnal Sounds »

Maubeuge (3) : l’art

Une brève histoire des genres à Rousies

C’est un art particulièrement raffiné qui nous renseigne sur les mœurs des jeunes roséens modernes. Ils nous évoquent fortement l’antiquité dans la métropole lilloise, comme en témoignent les images ci-dessous, que vous pouvez comparer avec celles-ci.

L’art déco

Nous avons eu la délicatesse de ne pas forcer les portes de la fameuse salle Sthrau mais ce qui suit me semble déjà très réjouissant.

(Bâtiment situé derrière l’église du Sacré-Cœur, route de Mons.)

(Ancien hôtel Le Provence, à l’angle de la rue Henri Durre et de la rue des Clouteries.)

(Salle des fêtes, place Julien Bernard, Rousies ; l’extension bien d’aujourd’hui ne gâche pas ce bâtiment de 1935 dont j’ai subtilement glissé une vue latérale dans DJ (11) : trouvez de quelle photo il s’agit et gagnez une coupelle de cacahuètes au bar pub Le 300 à Maubeuge.)

Maubeuge (2) : une voie ferrée

Les grands explorateurs ne sont pas toujours aidés par leurs amis. Les nôtres ont suggéré à plusieurs reprises que des tiques avaient pu s’inviter sous nos épidermes cependant que nous progressions avec difficulté dans la végétation très dense, sur la voie ferrée à l’abandon qui relie Maubeuge à Bavay – ou à Fourmies, je ne reviendrai pas sur ce débat : les Indes, les Amériques, peu importe, ce n’est pas le but qui compte mais le chemin, ce chemin même où les tiques guettent les mollets nus d’exploratrices intrépides. Je comprends aujourd’hui que ma volonté de n’avoir en aucun domaine de la vie l’équipement technique requis ne fonctionne pas dans le contexte des voies ferrées à l’abandon.

Maubeuge (1) : une annonce

Face au succès inattendu de ma série sur Charleroi, et sous la pression du National Geographic, je vous propose une semaine entièrement dédiée à la ville de Maubeuge ; et, de même que j’avais abordé la banlieue limitrophe de Charleroi en vous menant à Montignies-sur-Sambre, je vous présenterai Rousies, qui se trouve également sur la Sambre, côté français.

Cette photo a été prise à Rousies, près d’un ancien passage à niveau, sur une voie ferrée à l’abandon – on lit ici qu’elle relie Maubeuge à Fourmies mais tous mes indics suggèrent qu’ils s’agit en vérité d’une ligne Maubeuge-Bavay : qui croire ? En tout cas, je vous présenterai dans Maubeuge (2) quelques images de cette voie, que je n’ai pas suivie jusqu’à Fourmies – ou Bavay (qui sait ?) – pour cause de végétation insécable.

17

17 est un très beau nombre premier
nous pourrions tout découper en 17 morceaux
(avec l’habitude, plus besoin de calculatrice)
nous pourrions établir 17 saisons subtiles
et des années en 17 mois de 17 jours
alors les années dureraient – de tête – 289 jours
de 17 heures (de 17 minutes – de 17 secondes)
une année compterait ainsi 1 419 857 secondes
plutôt que les 31 536 000 qui nous sont imposées
telle serait notre interprétation du réel
et ce ne serait ni plus ni moins idiot
que notre prison ordinaire

Une brève histoire des genres et de la sexualité dans la métropole lilloise (7) : La corbeille

La semaine que j’ai consacrée à la très sérieuse (quoique petite) histoire des genres et de la sexualité dans la métropole lilloise touchera bientôt à sa fin. Cette semaine, dans la métropole lilloise, j’ai couru en quête d’images pour alimenter mon sujet, c’était amusant. Je m’amuse bien, parfois, ici. Et d’autres fois, j’ai bien envie de disparaître totalement et d’arrêter. Aujourd’hui, c’est le cas.

Aussi ai-je supprimé l’attendue « brève histoire des genres et de la sexualité dans la métropole lilloise (7) : DJ (11) », qui était prête à poster. Quelques autres billets aussi : corbeille. Ceci n’est pas un vrai billet ; ceci est un exercice : puis-je manquer de rigueur pour quelque chose d’aussi stupide qu’un billet de blog ou suis-je vraiment incorrigible ?