La géométrie (2)

Je vous ai déjà exposé ici les fondements scientifiques de mon rejet de la symétrie. Je vous ai aussi avoué, , mon goût pour certains paysages urbains dont les charmes ne sont curieusement pas aussi reconnus que ceux d’Istanbul ou de Grenade – parmi lesquels ceux de Villeneuve-d’Ascq, ville nouvelle (et alors ? je fais ce que je veux). Voici d’autres visions enchanteresses pour mon cortex cérébral quelque peu bancal, glanées au fil des courses à pied, dont je pense qu’elles peuvent vous convertir à une certaine forme d’esthétique, disons postmoderne (comme j’y vais), de même que mes photos de Rideaux et Voilages (entre autres) vous ont convertis massivement à l’esthétique dite « kitsch et lutte des classes », au point que certains d’entre vous m’ont signalé par pigeon avoir fait l’acquisition de bacs à fleurs en forme de puits pour leur jardin.

(Rue Édouard Lalo, La Madeleine.)

(Rue Sainte-Hélène, Saint-André-Lez-Lille.)

(Rue Alfred de Vigny, Villeneuve d’Ascq.)

(Rue Maxence Van Der Meersch, Mons-en-Barœul.)

Trouvez l’intrus (2)

Vous êtes nombreux à vous rappeler avec émoi mon bestiaire de Wattignies et son fauve terrifiant. Pour vous, ce petit jeu concours sans enjeu autre que le pigeon : je ne renvoie que les volatiles porteurs de bonnes réponses et donne les autres à mon chat. Vous êtes prêts ? Trouvez l’intrus…

(Avenue de Muchembus, Sequedin.)

(Rue Léon Trulin, Lambersart.)

(Rue Jeanne Lavallard, Lomme.)

(Rue Gutenberg, Lille.)

(Rue du 20ème Siècle, Lomme.)

(Rue de la Fontaine, Verlinghem.)

(Rue de Lambersart, Saint-André-lez-Lille.)

(Rue Championnet, Lille Bois Blancs.)

(Rue du Mont à Camp, Lomme.)

(Chemin Pierre Clément, Marcq-en-Barœul.)

(Rue du Hem, Sequedin.)

(Du côté de Verlinghem – j’étais perdue dans les champs.)

La géométrie

Dois-je diviser ma vie de manière à ce qu’aucune de mes arêtes ne croise une autre de mes arêtes ? C’est une question que Villeneuve-d’Ascq ne se pose pas autant que beaucoup d’entre nous et c’est ce qui fait sa beauté toute particulière, dans certaines zones que caractérisent un futurisme ringard très à mon goût, et dans d’autres un peu plus glaçantes.

(Avenue de la Châtellenie, Villeneuve-d’Ascq.)

(Avenue du Lieutenant Colpin, Villeneuve-d’Ascq.)

Joan La Barbara : Klee Alee

Déperditions

(Dans le livre Projet urbain de David Mangin et Philippe Panerai, aux éditions Parenthèses, collection Eupalinos.)

Le prospect détermine l’écart entre les bâtiments et leurs hauteurs respectives : un véritable Tetris en 3D. La ville est question de prospect, pourtant elle a des trous, de minuscules déperditions. C’est rassurant – un jour, on y trouvera sans doute des bornes Amazon, des Starbucks drive ou, dans les quartiers populaires, des réparateurs de téléphones mobiles (les nouvelles échoppes de cordonnier), des kebabs à emporter. Profitons de ces espaces vides où les yeux et l’esprit ont encore le loisir de respirer.

(Rue Rivoli, Lille Fives.)

(Avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny, Saint-André-lez-Lille.)

Ma liste

En admettant que je l’aie imaginé, je n’aurais pas osé le souhaiter : un bateau de fenêtre en coquillages. Alors j’ai décidé d’être ambitieuse, désormais, et de formuler mes désirs. Pour commencer, je voudrais un pédalo de fenêtre. Et un Iga Biva peint sur un mur de briques (si possible décrépit et difforme, à la Mickey ou Gou). Et un panonceau canin de Saint-Bernard. Et des phoques sur Rideaux et Voilages. À suivre. Merci !

Oiseaux et apophénie

J’avais dit assez d’oiseaux pour la journée mais regardez qui j’ai croisé ce matin en courant :

Et je ne parle pas du cochon… Alors, coïncidence, signe ? Vous vous doutez de quel côté balance mon esprit. J’ai donc décidé d’en rajouter. Voici des faucons.

Lawrence English ‎: The Peregrine, face A

Et Lawrence English en fauconnier (photo non créditée, sorry…)

Sunshine

il peut m’arriver de dire je t’aime
(sinon il me semble qu’il manque
quelque chose) et d’une certaine manière
ce n’est pas faux, je t’aime comme

j’aime beaucoup de gens vite et fort
alors pourquoi pas toi ? ma complice
de corps et d’esprit

et puisque ton prénom commence par un S
permets que je t’appelle Sunshine

non que tu sois le soleil – tu en es un

Notes à propos de la dernière photo :
1. Cette statuette est trop belle pour figurer dans la catégorie « L’art » (je suis quasiment amoureuse).
2. Regardez bien les reflets sur la fenêtre : au-dessus de l’épaule gauche, sur la façade en briques, il y a un œil plissé. Vous le voyez ? Il essaie de me dire quelque chose.

Personnalisez logo

L’image ci-dessous m’a servi de logo pendant six mois : depuis l’ouverture de ce blog. Aujourd’hui, elle ne me semble plus en cohérence avec le contenu de mes publications, devenues quotidiennes. Je l’avais choisie parce qu’elle correspond à mon esthétique littéraire (à rebours du noble et du scintillant, bien au cordeau, avec différents plans, etc.) et que, par ailleurs, elle traduit plutôt bien l’ennui des étés en ville, ennui qui, a contrario, me passionne. Je l’ai prise depuis la passerelle de l’Europe, à Lambersart, le 29 août dernier ; j’ai déjà posté ici une trace écrite de ce moment – un texte qui figure dans un recueil de poèmes que je compte bientôt soumettre à mon éditeur.

La photo par laquelle je l’ai remplacée, dans le coin supérieur gauche de cette page d’accueil, est ce qu’il convient d’appeler un autoportrait involontaire ; je l’ai découvert alors que je passais en revue mes photos prises hier. Quand j’ai observé l’une d’elles de près, j’ai souri : Tiens tiens, regardez qui voici… J’avais voulu prendre un élément en hauteur (que je posterai dans le billet suivant, tant que j’y suis) et je n’avais pas remarqué mon reflet sur la fenêtre du rez-de-chaussée. J’ai découpé un carré de l’image et me suis dit qu’il ferait un logo particulièrement approprié.