Big in America

J’ai relu, la semaine dernière, L’année de la pensée magique de Joan Didion. Cette page, que j’ai naturellement cornée, décrit exactement ce que je ressens.

Regardez l’image que j’ai trouvée tout à l’heure : Renata Adler et Joan Didion, deux grands auteurs de leur temps, dans une situation de complicité. C’est très émouvant. Si j’arrive à surmonter mon sentiment d’indignité, je profiterai de mon séjour à New York pour essayer de les rencontrer (dégaine cette foutue adresse mail, grande cruche ! me dis-je parfois). Elles seraient assurément les interlocutrices rêvées pour discuter de mon projet très atypique (i.e. casse-gueule) sur Meredith Monk.

Pas DJ

Vous êtes nombreux à me réclamer un nouveau DJ set. Il est vrai que je ne vous en ai pas régalés depuis le 19 août. Hélas, mes chers, je suis actuellement dans l’incapacité d’écouter de la musique. Même en courant, j’éteins très vite pour écouter bruisser le monde, ce monde dont je ne veux plus mais que je ne quitte pas parce qu’il s’y trouve quelques personnes qui me manqueraient même si je n’existais pas. Pour l’heure, tout ce que je peux à peu près tolérer ressemble à du Oren Ambarchi. En voici un morceau, en acompte ; je serai bientôt de retour, promis, et nous danserons de nouveau dans la lumière.

Oren Ambarchi : Stars Aligned, Webs Spun

Tous sur mon lit de mort

Ces derniers jours, mes amis se relaient auprès de moi pour me maintenir en vie. Cela me rappelle, par un enchaînement d’idées d’une pertinence toute relative, une nouvelle que j’ai écrite en 2004, parue dans le recueil Tout le monde est allongé sur le dos, chez Page à Page et Pocket. La nouvelle s’appelle Tous sur mon lit de mort. Elle annonçait très nettement mon roman Le zeppelin. La voici :

« Je tire de toutes mes forces sur les vêtements autour de mon corps comme pour les arracher mais je ne sais pas si c’est vraiment ce que je veux et en tout cas ça ne marche pas. Je pense que je tire seulement parce que je fulmine et je fulmine tellement que je me sens rouge et que ça me décoiffe. Je donne des coups de pied dans tout ce qui ne casse pas, en particulier dans le tas de vêtements par terre et au bord du lit puisque, après tout, c’est leur faute et je les déteste. Ce faisant, j’éructe toutes sortes de grossièretés dont la platitude ne fait qu’alimenter ma rage. Je resterais bien nue mais je déteste mon corps même sous une couette. Pour finir je me couche en short et en T-shirt ; c’est neutre comme un hot-dog un lendemain de cuite, un short et un T-shirt.

– Arrête un peu avec cette brosse à cheveux, Ava s’énerve un peu en pliant des vêtements que j’avais abandonné sur la moquette,

il est vrai que je sens des griffes brûler sur mon cuir chevelu et peut-être ce léger chatouillis est-il une goutte de sang. J’ai cette manière très particulière de me coiffer, que les néophytes peuvent prendre pour de l’automutilation.

– Tu peux tout jeter, je dis sans cesser de me coiffer à grands coups de brosse dans le crâne, ne t’ennuie pas à plier ce saloperies.

– Si tu te négligeais moins, tu te supporterais plus.

– Je ne suis pas un bibelot, je jette la brosse, je ne suis pas une consommatrice.

Je tire la couette jusque sous mon menton pour qu’on me voie le moins possible ; ils ne vont plus tarder.

– Ils ne vont plus tarder ? je demande confirmation à Ava.

Moi, je n’ai pas de montre. Parce que moi, je n’ai pas d’obligations. Je refuse tout ça, moi. J’ai faim, j’ai envie de vomir, ces cheveux m’énervent rien qu’à les sentir plantés sur mon crâne comme des ploucs. On sonne à la porte.

– Les voici, dit Ava.

Je déteste. Je rue sous la couette pour faire tomber du lit les quelques tas de vêtements qu’Ava y a repliés, je ne peux plus les voir.

– Je peux, alors ? demande Sam en soulevant le porte-revues.

Je fais signe que oui, il peut, alors il ouvre un premier magazine et en arrache les pages une par une, les plie en forme de cheval (Sam est un de ces forts en origami) et de temps en temps il joue au cheval avec ses origamis et les baskets mais la plupart du temps il plie les pages des magazines (c’est vraiment son truc).

– Commence par les pubs, je précise. De toute façon tu as déjà tout, je suppose ? Tu es un bon citoyen, tu vas voter, tu achètes ce qu’on te demande d’acheter, tu te bats pour être le meilleur.

Sandrine, Sara et Sonia pleurent. Ava revient enfin avec un panier, toujours le même mais plein de victuailles.

– Je vous conseille de commencer par les glaces, dit-elle, elles auront vite fait de fondre, avec toutes ces bougies.

– Tu crois vraiment qu’on va ? Sonia ne sait plus finir ses phrases.

– Servez-vous !

Sam prend deux glaces à la fois, de deux parfums différents. De toute façon rien n’a d’importance. Qui se souviendra des deux glaces de Sam dans deux ou trois siècles, si la Terre existe encore ? Certaines personnes ici, dont le prénom commence par un S, mangent assez bruyamment. Ava semble en être embarrassée.

– Tu ne mettrais pas un peu de musique ? me demande-t-elle.

– Non, je hurle en tirant la couette sur mon menton, et je fais non très fort avec la tête, c’est un non particulier comme un brossage de cheveux, ma nuque est aussi résistante que mon crâne et de toute façon ça n’a plus aucune espèce d’importance.

– Je ne veux plus entendre aucun de ces deux mille disques, aucun, tu m’entends ? ils me rappellent tous des époques de ma vie où je n’avais pas la télé, je déteste, je ne veux pas les entendre. Tu peux tous les jeter.

Sonia pleure, la bouche pleine de quatre-quarts à la confiture d’abricots.

J’étais assise près de la fenêtre, à cinq heures du matin, les palets bretons étalaient des taches huileuses à la surface de mon chocolat chaud, et comme en plus la flamme des bougies y vacillait, il se passait vraiment beaucoup de choses dans ce bol, en tout cas pour un bol. J’écoutais, les sourcils froncés, voûtée sur mon bol au bord de la table, absorbée dans les taches d’huile, chaque matin comme si j’entendais cette chanson pour la première fois ou que les paroles recelaient des trésors philosophiques inépuisables. Je me souviens très nettement de moi penchée vers cette musique dans une sorte de torpeur, la mâchoire inférieure lourde d’hébétude, c’était il y a cinq ans. J’essayais de comprendre quelque chose mais maintenant je ne saurais même pus dire ce que c’était, et si je me passe la même musique les poils de mes bras se dressent encore mais parce que ça me terrifie de penser qu’un jour je comprenais cette musique comme un enfant comprend un tas de sable.

– Je ne comprends pas, dit Sara aux autres comme si je n’étais déjà plus là. Elle a tout ce qu’il lui faut.

– Elle a autant d’eau chaude qu’elle veut pour se laver le matin, le midi et le soir si ça lui chante, dit Sam en entamant sa seconde glace. Elle a le choix entre plein de choses à manger au petit-déjeuner. Tout ça, il montre le panier, peut se manger au petit-déjeuner.

– Moi, dit Sandrine, je ne pourrais pas manger de glace ou de gâteau au chocolat le matin, j’ai le foie trop sensible.

– C’est marrant, me dit Simon, on dirait la Cène. Sauf que nous sommes sept autour de toi, que nous ne mangeons pas à table et que nous n’avons jamais vraiment cru en toi. En fait, on ne dirait pas du tout la cène.

– C’est vrai, j’admets.

C’est alors que la porte du placard rompt et que se déversent sur Ava, mes amis et mon lit, des vêtements, des chaussures, des raquettes de badminton, des livres de fac, un canard en plastique, des cassettes vidéo, des figurine Pez, des posters pliés, des cartons de photos, un matelas gonflable dégonflé, un masque vénitien, un réveil en forme de vaisseau Star Wars, un sac de porte-clés des années 1970, des bonnets, des casquettes, des tongs, des fleurs artificielles, des cadres vides, des peluches, des craies grasses, des jouets Kinder, des montres cassées, des percussions pour enfants, des sacs à dos, des sacs en bandoulière, des sacs à main, des sacs de voyage, des sacs de plage, des sacs de sport, des besaces, des, des, des. Je rue sous la couette, je ne veux pas voir toute cette merde sur mon lit de mort.

– Elle n’a pas un bec de lièvre, un pied-bot ou je ne sais quoi, ajoute Simon.

– Elle est très complexée par son épi, sa pilosité, ses dents, son ventre, son pubis et ses pieds, dit Ava. Un complexe, c’est un complexe.

C’est mamie qui m’a offert cette peluche mais je ne la mérite pas.

– Qu’est-ce qu’il a, son pubis ? demande Sara.

– Elle ne peut pas le voir.

– Tu vois, dit Sandrine, ce n’est pas comme si elle vivait dans un pays où une augmentation de salaire de 1 dollar fait toute la différence.

– Justement, objecte Ava.

– Pas comme si elle n’avait pas le choix de s’habiller correctement, remarque Sonia.

– Elle ne veut pas entrer dans les critères esthétiques de la société, me cite Ava.

– Je déteste, j’avoue.

– Elle déteste tout, grimace Seb.

Comme si je détestais Ava. Comme si elle était le PDG de toutes les télés, de toutes les firmes de voitures, de tous les abattoirs, comme si c’était elle qui répartissait les richesses mondiales.

– Tu te rappelles comme on dansait ? il ajoute.

J’entame un long gémissement guttural, les dents serrées comme si je me retenais de vomir.

– Moi, je n’ai aucun complexe à m’habiller comme un homme des bois, dit Sandrine.

Des morceaux de noisettes coulent de ses narines. Je gémis.

– Elle est trop sensible au regard des autres, dit Ava.

Ils vous laissent saigner pour ne pas se salir les gants. Je continue de gémir comme si c’était un rite de ma religion.

– Eh, Sonia rit en regardant dans son mouchoir : quand je me mouche, c’est tout noir.

– Il y a beaucoup de circulation dans cette rue, Ava hoche la tête.

– C’est comme les pâtes vertes, dit Sonia.

– Et tu as déjà vu ces roses bleu électrique qu’ils vendent au marché le dimanche matin ? Sara s’extasie à son tour.

– Peut-être des OGM, suppute Seb.

– Ne sois pas idiot, soupire Sandrine : tu manges des roses, peut-être ?

– J’en ai une bonne, s’exclame Sam : vous connaissez les nouvelles surprises qu’ils mettent dans les petits pots pour bébés ?

– Les pots Blédina ou quoi…

– Qui ça, ils ? s’agace Simon.

Sonia jette dans le panier le dernier emballage alimentaire ; le panier ressemble maintenant à une poubelle.

– Voilà, dit-elle.

Alors Ava commence la distribution des sacs vomitoires. Chacun leur tour, Sonia, Seb, Sara, Simon, Sam et Sandrine enfoncent l’index et le majeur dans leur gorge et vomissent dans les sacs. Puis ils les disposent dans le panier.

– Je vais jeter tout ça, dit Ava.

Je sors les bras de la couette en prenant garde qu’il n’y ait strictement que ma tête et mes bras qui en dépassent, juste ce qu’il faut pour serrer Simon contre moi, puis Sonia, puis Seb, puis Sandrine, puis Sam, puis Sara.

– Bon, eh bien, allons-y, dit quelqu’un.

– Vous pouvez rependre les fleurs, je dis.

– Tu t’es bien amusée ? demande Ava quand ils sont partis.

– J’en ai horreur, je réponds, au risque de la décevoir.

Je n’ai jamais su lui mentir.

– C’était assez à chier, elle avoue en s’asseyant près de moi. Tu as vu comme ils se sont goinfrés ?

– Dégoûtant, je dis.

– Mais ce sont nos amis, sourit Ava.

– C’est vrai, je souris à mon tour, et je sens mes yeux briller.

Et nous voici de nouveau, au bord de l’anus merdeux du monde. Je n’ai plus rien à mettre, Ava a tout jeté, et je commence à avoir faim. »

DJ (13) : field recordings

Vous êtes nombreux à m’avoir agonie d’injures pour avoir diffusé ici un field recording de Chris Watson : « Ce n’est pas de la musique », m’avez-vous dit en substance – ce qui m’a rappelé la funeste période de ma vie située juste avant la survenue de ma super héroïne, notamment cet épisode (dont le texte, j’en profite pour l’annoncer discrètement, est un extrait de mon nouveau recueil de poèmes, qui paraîtra début 2018 aux Carnets du Dessert de Lune). Aussi ai-je décidé de compiler pour vous (après tout, c’est samedi et il s’agit de danser) sept musiques utilisant de diverses manières des enregistrements de terrain, de 1921 à nos jours, en omettant Pierre Schaeffer, Pierre Henry, Luc Ferrari et autres labellisés GRM, car vous savez combien j’aime contourner les dits incontournables. Même ainsi, je laisse de côté beaucoup d’artistes que j’aime, notamment Library Tapes, qui recourt énormément aux enregistrements de terrain.

Velimir Khlebnikov : The Radio of The Future

Walter Ruttmann : Wochenende (J’ai eu récemment une longue discussion avec une amie au sujet de cette œuvre, que j’ai connue par le biais des géniales Anthologies Of Noise & Electronic Music publiées par Sub Rosa et immédiatement trouvée passionnante ; hélas, j’ai vite découvert que Ruttmann avait ensuite rejoint le parti nazi, notamment en travaillant avec Leni Riefenstahl. La question était de savoir s’il fallait faire la distinction entre l’artiste et son œuvre ou jeter les deux dans un même mouvement. Mon attachement au Contre Sainte-Beuve de Proust, s’il m’est permis de prendre quelques raccourcis, m’a fait opter pour la première attitude.)

David Shea : Ritual 32

Scanner (Robin Rimbaud) : Passage de recherche (Faute de trouver, sur Youtube, un extrait de ses disques Sulphur ou Colofon & Compendium, qui intègrent des captations de conversations téléphoniques parfaitement illégales. Ces albums sont fascinants et très beaux, je vous les recommande.)

Koen Holtkamp : Night Swimmer

Bérangère Maximin : Bicéphale Ballade

Plinth (Michael Tanner) & Textile Ranch : The Rest I Leave to The Poor (extrait)

DJ (12)

J’ai attendu que vous soyez 113 à me harceler simultanément pour céder à votre requête et remettre mon casque de DJ : voici une initiation au drone en 11 titres sélectionnés de manière très subjective et forcément frustrante. Mais 11, c’est déjà bien, me semble-t-il, en l’occurrence cela nous donne ici 8 h 36′ 25 de musique : vous allez de nouveau pouvoir danser jusqu’au bout de la nuit, grâce à moi. Ne me remerciez pas, ça me fait plaisir, à moi aussi.

The Theater Of Eternal Music (John Cale, Tony Conrad, La Monte Young, Marian Zazeela) : Inside the Dream Syndicate, Volume I: Day of Niagara

Henry Flynt : Hillbilly Tape Music

Charlemagne Palestine : Strumming music

Phil Niblock : Poure

Pauline Oliveros : Accordion and voice

Nurse With Wound : Thunder Perfect Mind

Oren Ambarchi : Fever, A Warm Poison

Earth : Earth 2

Sunn O))) : The Grimmrobe Demos

William Basinski : Disintegration Loops, D|P 3

Grouper : Sleep

Patterns

37′ de course lumière zéro

BOUM

11h32 Hellemmes rue du Progrès
Ryoji Ikeda Test pattern

une révélation me frappe
et me détourne de toute décision hâtive
face à la constante déception qu’est cette vie

50′ de course lumière 0,7

VLAN

11h45 Villeneuve d’Ascq chemin de la Bascule
Pierre Boulez Messagesquisse

je veux casser du dedans
l’œuf qui m’est imparti je ne vois pas
qui pourrait bien m’en empêcher au nom de quoi

1h47 de course lumière 1,3

PAF

12h42 retour maison place V
Edgar Varèse Ionisation

dès que le mouvement cesse
le néant gluant de nouveau enfle
dans mes veines engourdissant ma pensée

1h44 d’inertie lumière 0,3

ZING

14h26 sur chaise bois + sous chat dame Sam
Morton Feldman Why patterns

n’être que mouvement
je ne vois d’autre solution
au délitement – à ma dispersion par le vent

DJ (11)

J’avais plus ou moins décidé d’abandonner ce blog, mais c’est samedi et je ne peux résister à la tentation de vous faire danser. Mettez vos baskets et préparez-vous à la grande abduction car, aujourd’hui, je vous fly to the moon and beyond, avec des photos en prime.

Ella Fitzgerald : Two Little Men in a Flying Saucer

Sun Ra : We Travel The Spaceways

Philip Glass : Einstein On The Beach, « Spaceship  »

ESG : UFO

Blonde Redhead : U.F.O.

Grouper : Alien observer

DJ (9)

Vous êtes nombreux à réclamer la sélection dont, sous le nom de Dancing Chicken, j’ai régalé un public presque aussi forcené que vos pigeons, mercredi, au Liquium, pour la fête de la musique. C’est bien parce que vous vous tordez les bras comme des héroïnes raciniennes de n’avoir pu vous joindre à nous ce soir-là que je cède à votre pression. Vous aurez droit aux sept premières chansons, parce que c’est samedi et que je suis généreuse.

Wanda & Ruth Neal : Round Town Girls

Howlin’ Wolf : Killing Floor

Fats Domino : Be My Guest

Chuck Berry : My Tambourine

Huey Piano Smith & the Clowns : Little Liza Jane

Irma Thomas – Backwater Blues

[Ici, deux titres de musique cajun que je ne trouve pas (ou dont je ne trouve pas la bonne version) sur Internet : He, La-Bas de Magnolia Sisters et Black Cat Bones de Bonsoir Catin. Pour les entendre, il vous faudra désormais aller du côté de Lafayette, Louisiane.]

Betty James : I’m a little mixed up

Etc.

Quelques heures plus tard, l’équipe de choc : Pleins Phares, La Biscotte et Dancing Chicken autour de la table de mixage.

DJ (8)

Au fil de notre écoute, aujourd’hui, nous allons déposer des instruments, des ornements, puis le lyrisme, et une idée un peu trop facile de la mélodie, mais nous n’allons pas cesser de danser, je le promets : à la fin, ce sera comme danser nu, voilà tout.

Commençons par une petite tyrolienne d’Offenbach, celle de La Belle Hélène, « Je suis Gai , Soyons Gai »

Poursuivons avec une reprise jazz de Britney Spears par le Yaron Herman Trio : Toxic

Un peu de rap bruitiste avec Antipop Consortium jouant au Ping Pong

De temps en temps, j’aime rendre hommage à Susumu Yokota, qui nous a quittés il y a deux ans maintenant ; ici, avec 9 petals

Laissez Laura Luna vous emporter dans ces chatoyantes Auroras qui verront nos derniers pas chassés dans le lyrisme

Maintenant, un montage sonore qui fait un peu plus peur que le train fantôme : The Spiral de Puce Mary

Avant d’écraser considérablement les derniers soubresauts mélodiques, ce morceau de Suzanne Ciani, Paris 1971.

Et pour finir notre parcours vers la ghostdance de notre chère Pauline Oliveros (déjà posté ici dans ma série sur quelques pionnières des musiques électroniques), ce Violet Replacement de Grouper (Liz Harris)

DJ (7)

C’est samedi : musique ! Parce que c’est la Gay pride à Lille aujourd’hui, je bricole un petit char dans mon salon et voici le gros son que j’envoie. C’est (une partie de) ma culture LGBT. Fuck les icônes discount.

Samuel Barber : Nuvoletta

Gian Carlo Menotti (compagnon de Samuel Barber) : The Consul, « To this we’ve come »

Benjamin Britten : Serenade for tenor, horn and strings (interprété par Peter Pears, son compagnon de toute une vie)

Leonard Bernstein : Candide, « Glitter and Be Gay » (avec l’extraordinaire, l’inégalable June Anderson, sous la direction de Bernstein lui-même ; je sais que j’ai déjà posté cette vidéo ici mais elle mérite bien que je radote)

William Basinski : Cascade

Meredith Monk chantée par John Cage : Double Fiesta

Pauline Oliveros : Horse Sings from Cloud (Part 1)