Anniversaire

Aujourd’hui, soyez bien gentils et souhaitez un bon anniversaire à Meredith Monk. Vous pouvez le dire comme ça, tout haut devant votre écran, « Joyeux anniversaire, Meredith », d’une certaine manière elle l’entendra. Soixante-quinze ans, ça se fête.

Meredith Monk : Wa-lie-oh

Encore un Grand Jeu Concours

Pour gagner un paquet de pâtes alphabet périmées depuis 1994 mais tout à fait utilisables dans le cadre de vos loisirs créatifs, c’est très simple* : trouvez de quelle musique est tirée la phrase ci-dessous.

And when the planet hit the sun
I saw the face of Allison

1. The Planets, de Gustav Holst
2. The sun is an old friend, d’El Perro Del Mar
3. Space (I believe in), de Pixies
5. Allison, de Pixies
7. Astral Travelling, de Pharoah Sanders
11. Space is the place, de Sun Ra
13. Tomi Tomi, de Kanui & Lula

Vite, à vos pigeons !

* Jeu interdit aux tricheurs. (Don’t even compete ; anyway – que ce soit clair pour tout le monde – les frais de port ne sont toujours pas pris en charge.)

DJ (15)

Pour célébrer la fièvre du samedi soir, cinq chansons d’amour mélancoliques et lumineuses à la fois.

Billie Holiday : My First Impression Of You

Peggy Seeger : The First Time Ever I Saw Your Face

Sibylle Baier : Give Me A Smile

Karen Dalton : Take Me

Elysian Fields : When

Tiens

Il paraît qu’en France, il y a un président. Et qu’il porte un costume comme tout bon citoyen se doit de le faire. Et qu’il vient à Lille la semaine prochaine mais qu’on n’a pas droit aux projectiles. C’est bien dommage. J’aurais acheté des œufs. Et en même temps, c’est mieux comme ça : jeter des œufs, ce n’est pas vegan. De quoi vais-je vous parler, maintenant que j’ai fait le tour de la politique ? D’amour, tiens.

Rosemary Standley et Dom La Nena : Oh my love

Recommandation

C’est vraiment grâce à Marie, notre mère à tous, que je serai dans un avion ce soir ; elle m’a dépêché deux anges, Camille et Arnaud, avec un forfait téléphonique extraordinaire et une admirable maîtrise des centres d’appel – sans parler de la patience, qui est un basique chez les anges. Je venais de traîner ma race à JFK en vain et en navette et je rentrais au Crowne Plaza en pleurnichant à moitié quand les anges m’ont demandé, Alors, vous avez réglé le problème ? Ben non, je suis une potiche et la femme la moins équipée technologiquement du XXIème siècle occidental, ça ne se voit pas à mon pull vert ? Alors ils ont tout fait à ma place. Je ne suis pas fière mais je suis rassurée, et reconnaissante. Très bien, cette Marie, je vous la recommande vivement.

(Elle fait sa timide, c’est mignon…)

Merci aussi à Camille et Arnaud. Je ne sais pas ce qu’il serait advenu de moi sans leur divine intervention.

Bing Crosby & Judy Garland : Connecticut

DJ (14)

Vous êtes nombreux à me réclamer une session de DJ from New York City. Je ne suis pas venue aux États-Unis pour soigner des pigeons épuisés, les gars, des pigeons que je vais devoir vous ramener en avion, et ça ne coûte pas rien. Je pourrais vous dire de vous trouver une vie, ou au moins une radio, mais je vais être aussi généreuse qu’à mon habitude, payer pour vos pigeons et vous passer sept morceaux qui, ensemble, ne présentent aucune cohérence – pas plus que moi avec moi-même – et si vous voulez vous en plaindre, par pitié pour ces pauvres créatures et pour mes finances, attendez mon retour – c’est lundi soir, mes choux.

Bien sûr, New York est la ville de mes Sonic Youth chéris et vous ne couperez pas à Brother James, qui m’a aidée à courir sur certaines côtes.

Je n’écoute pas beaucoup Cassandra Wilson, habituellement, mais j’ai aimé sa version de Good Morning Heartache, que j’ai découverte sur WBGO.

Puis cette chanson de Betty James – que je vous ai déjà fait écouter, certes, mais qui ne m’en trotte pas moins dans la tête ces jours-ci : I’m a little mixed up.

Depuis mon arrivée à Brooklyn, de nombreuses fois, j’ai marché dans la rue sans écouter de musique au casque, et j’ai souvent eu dans la tête des chansons de De La Soul (groupe de Long Island), comme celle-ci, I am I be.

J’ai parfois regretté de ne pas avoir rencontré Annie Gosfield, qui, a priori, vit à Brooklyn. Aujourd’hui, voici Nickolaievski Soldat, extrait de l’album Burnt Ivory And Loose Wires, que j’ai pas mal écouté en courant dans des endroits un peu effrayants.

Désolée pour la redite mais il me semble que, cette semaine, à New York, il est difficile (pour moi en tout cas) de ne pas écouter de nouveau les sublimes Disintegration Loops de William Basinski ; pour changer, je vous passe le volume 2.

Mais comment ne pas revenir à Meredith Monk ? Je sais que je vous l’ai déjà beaucoup imposée mais, comment vous dire ? ça ne risque pas de changer. (Laissez donc ces pigeons tranquilles, barbares !) Aujourd’hui, découvrez cette merveille qu’est Choosing Companions, extrait de son opéra Atlas – avec des mot, eh oui.

« I am strong. My heart is broken. »

Choosing Companions

Aujourd’hui, chez Meredith, répétition avec Allison, Katie et Theo Bleckmann, toujours en vue du gala de jeudi – je mettrai ma plus belle robe et mes chaussures de ville, au mépris des ampoules.

Theo Bleckmann, en plus d’être un garçon charmant et drôle, est l’un des fidèles collaborateurs de Meredith dont la carrière solo a le plus de retentissement. Vous pouvez l’écouter ci-dessous dans un registre différent. Généralement, il penche plutôt vers le jazz. Son dernier disque est chez ECM, oh la la !

Theo Bleckmann : None of the above

Paper bag

Ce matin, grâce au magazine Wire (version Internet), j’ai pu entendre intégralement le nouvel album de Circuit des Yeux, Reaching for indigo, qui sortira vendredi et que j’ai immédiatement précommandé sur iTunes. Vous pouvez l’écouter en cliquant ici. En attendant, je me suis dit que je serais bien gentille de vous en faire découvrir un extrait où je pense entendre des réminiscences de Meredith Monk et de Philip Glass, à savoir la chanson Paper Bag. Par chance, elle existe sur Youtube, et elle a même un clip, et ce clip commence (n’est-ce pas incroyable ?) par une citation de Joan Didion. Je déteste les citations, à de rares exceptions près je trouve ça prétentieux et artificiel, mais il se trouve que 1. cette phrase est belle même sortie de son contexte et que 2. Joan Didion est, au cas où vous auriez manqué un épisode de ma vie trépidante sur ce blog, l’un des auteurs que j’ai relus avant de partir à New York dans la perspective de la croiser dans la rue, de boire un verre avec elle et de parler déconstruction de la narration. Comme je ne l’ai toujours pas croisée par hasard, je n’ai pas encore pris ne serait-ce qu’un café à New York en bientôt deux semaines, ce qui fait sans doute de moi la touriste la moins rentable de l’année. C’est parce que je ne suis PAS une touriste. Non.

Voici donc la dernière pépite de Haley Fohr, sous son pseudonyme circuit des Yeux, Paper Bag :