L’art (23)

Aujourd’hui, art et friteries – chez nous, l’on parle plus volontiers de « baraques à frites », ce qui ne manque pas de surprendre et de divertir nos amis venus d’ailleurs. Gaussez-vous donc, mes chers, il n’empêche que ces vénérables (et très odorantes) institutions sont une stimulation pour nos artistes et intellectuels – au premier rang desquels nos poètes, comme je l’ai déjà signalé ici.

( Rue du Faubourg des Postes, Lille Sud.)

L’art (22)

Aujourd’hui, l’art bucolique. L’on ne questionne jamais assez le rapport entre art bucolique et déchets, j’en ai pris conscience en allant à Loos via Faubourg de Béthune, ce matin.

L’art (20)

« Ici, le Conseil général prépare l’avenir du département », dit le panneau que vous apercevez à droite de l’œuvre. Nous avons donc affaire à un exemple typique d’art institutionnel, dont on se demande comment (et surtout pourquoi, pourquoi) quelqu’un a pu un jour en avoir l’idée, mais que tout à la fois il nous semble avoir vu mille fois dans notre vie (si vous me passez cet égotisme – et si vous ne me le passez pas, vous pouvez toujours envoyer un pigeon).

(Rue Robert Schuman, Loos.)

L’art (19)

Merci à mon amie Valérie de m’avoir livré ce saint patron des hipsters, imposant habitant de la rue Sadi Carnot à Haubourdin. Notez que les bienheureux dont il décore le jardin auraient pu s’abstenir d’accrocher des voilages à leur fenêtre : Saint Paul garantit bien assez leur intimité.

L’art (18)

L’art pour les collectivités, encore. Cette fois, au sein de la résidence du Beffroi, rue de Paris, à Lille.

Malgré cet art plutôt déprimant (et oxydé), je considère la résidence du Beffroi comme l’un des plus beaux bâtiments de Lille – j’aime aussi beaucoup la cité administrative et l’hôpital Claude Huriez ; quand j’étais jeune, mon goût me portait plutôt vers le palais Rameau ou la chapelle Notre Dame de Réconciliation, JMJ !

L’art (17)

Il est temps de nous pencher sur l’art pour les collectivités. Pour commencer, nous voici à Marcq-en-Baroeul, au bord du canal de Roubaix (très exactement, rue Raymond Derain). L’on est amené, confronté à une pièce de ce genre et de ces dimensions, à se poser certaines questions concernant l’art pour les collectivités : Qui décide ? Qui dessine ? Que se dit-il dans les réunions de copropriété ? Comment l’ordre du jour nomme-t-il l’œuvre ? « Personnage androgyne qui souffre moralement dans un drapé » ?

L’art (16)

Parfois, l’art peut faire très très peur. Comme ici, devant la piscine Max Dormoy, à Lille. Il semblerait pourtant qu’il s’agisse d’une espèce d’art municipal. Sans doute cette euh, œuvre a-t-elle été commandée à l’époque où tout dans cette ville n’était pas conçu pour la famille bobo : assurément, l’artiste n’avait pas pour consigne de veiller à ne pas effrayer les enfants.

Un samedi à Hergnies

(Qui dit grand jardin dit grande oie.)

(Convient également à la rubrique « L’art ». C’était assurément le jour du trompe-l’œil mais, vous pouvez insister autant que vous voulez, vous ne verrez pas nos têtes dans celui de Wiers, de l’autre côté de la frontière – à savoir de l’autre côté du ruisseau.)

(Ailleurs, l’herbe est plus verte, c’est bien connu.)

L’art (15)

Celle-ci, je dois bien l’admettre, ne manque pas de grâce. En plus, elle mange une pomme : c’est une féministe libertaire vraisemblablement végétarienne. Fréquentable, quoi.

(Rue Louis Braille, Ronchin.)