L’art (44)

J’ai conscience que mes dancing chickens risquent de vite vous lasser, comme l’ont peut-être fait en leur temps mes Rideaux et Voilages ou mes zéphyrs embrasés. Mais, ainsi que je l’écris dans La vie effaçant toutes choses (en librairie dans trois semaines), « Le cerveau est fascinant, il nous mène exactement où il veut, et nous y ramène par les voies les plus inattendues quand nous avons la légèreté ou la prétention de regarder ailleurs. On ne régurgite pas une obsession, elle s’échappe par tous les pores à la première occasion, et tout ce que nous vivons et observons l’alimente. » Tenez, ce matin je m’en vais courir avec la ferme intention de détourner la tête chaque fois que je croiserai l’ombre d’un danseur pour mieux chérir chaque détail du réel profus qui se présentera à mon appareil perceptif ; je laisse même DG à la maison. Mais quand j’aperçois une œuvre d’art dans un jardin, jugez par vous-même :

Un angelot guitariste ! On ne pourra pas m’accuser de l’avoir cherché, il m’est littéralement tombé du ciel. Et comme il jouait du drone doom, en l’occurrence une version personnelle plutôt habile de Snakes vs. Rats, que voulez vous ? Anna et moi avons dansé (non, Fanny, Anna Meredith n’est pas mon amie imaginaire, c’est simplement la compositrice qui m’accompagne bien souvent dans mon casque, ces jours-ci – oui, il y a eu délation ; c’est pas michto michto, petit chat, mais c’est comme ça).

The Bug Vs Earth : Snakes Vs Rats

L’art (43)

Rue de l’Université, à Ronchin, l’on prend très au sérieux cette noble discipline qu’est l’art paysager, l’on travaille le détail ; impossible de restituer la profusion d’éléments qui, en un seul jardin, enrichiraient nos rubriques préférées, parmi lesquelles Chalets du Nord et Zéphyrs embrasés, aussi ai-je choisi de mettre la lumière sur ce que je tiens pour la pièce maîtresse cuivrée (oui) de cette collection en plein air. Je vous laisse deviner le reste, à peine suggéré sur cette photo.

L’art (42)

Rue Saint-Charles, à La Madeleine, nous avons affaire à un trompe-l’œil particulièrement audacieux, mélange effrayant d’hyperréalisme et d’art naïf. Il fallait 1. y penser ; 2. l’oser ; 3. le réaliser. C’est chose faite. Il ne nous reste qu’à dire merci.

L’art (41) : Grand Jeu Concours

À vos pigeons ! Je vous avais promis que cette semaine s’achèverait par un Grand Jeu Concours et regardez si je ne tiens pas ma parole. La question est un peu difficile aujourd’hui mais l’enjeu mérite de se creuser la tête puisque je renverrai le premier volatile porteur d’une bonne réponse avec un étui de deux gaufrettes amusantes périmées le 09/03/18. La question ? La voici : cette œuvre d’art, que l’on peut admirer à Lomme, est-elle la propriété

1. d’une école maternelle Montessori ?
2. d’une société répondant au nom de First Fast Food ?
3. d’une école de coiffure spécialisée dans la couleur ?

L’art (40)

À Faches-Thumesnil, l’on dédie volontiers sa vie et sa maison tout entières à l’art, comme on le sait depuis Gipsy & les Hussards. Ici, rue Faidherbe, l’on retrouve un élément canin mais je ne suis pas encore en mesure d’estimer s’il s’agit d’une spécificité esthétique de la ville, manquant d’un troisième élément, au minimum, pour esquisser les base d’une théorie. Je continue à chercher.

Résultat du Grand Jeu Concours : des bas-côtés

Félicitations à Phyllis de Loos (ça sonne bien), qui a si vite trouvé les bonnes combinaisons, et merci à elle pour son Iga Biva fait main, dont je rêvais depuis si longtemps : c’est à ce genre d’attention que l’on reconnaît un(e)vrai(e) fidèle. J’espère que le lot préparé par Dame Sam est bien arrivé. Bisous.

L’art et les Mickeys, suite

Comme tous les ans, à l’approche de Noël, les Mickeys faits main fleurissent sur les fenêtres les plus audacieuses de la métropole lilloise. L’année dernière, je vous avais régalés d’un Dingo hellemmois particulièrement artistique, que vous pouvez retrouver ici avec nostalgie. Mon Mickey préféré des alentours reste cependant celui-ci, à Lomme Délivrance : un Mickey qui ne connaît pas les saisons mais que les saisons connaissent, ce qui le rend très poignant à mes yeux émotifs. Aujourd’hui, je courais à Faches-Thumesnil quand j’ai rencontré les premiers de l’année ; il s’agit très précisément d’un Mickey et d’une mini Minnie. Après une dose de soleil hier soir et une dose de sommeil cette nuit, j’étais prête à les accueillir avec la joie la plus pure et pleine. J’aurais exécuté une danse de bienvenue pour eux si la pluie n’avait pas rendue si difficile la flexion de mes diverses articulations. Je vous laisse admirer sans plus attendre nos nouveaux amis de fenêtre.

L’art de l’épure

Je vous ai présenté, dans L’art (23), L’art (28) et L’Art (33), des friteries remarquables par leur ambitieux et riches ornements. Aujourd’hui, je vous propose une approche plus classique de l’institution, une preuve qu’épure ne signifie en rien platitude et celle que le classicisme peut s’accompagner d’un sens de l’humour discret (comme ces deux panneaux OUVERT en témoignent). Cette œuvre subtilement sophistiquée peut s’admirer à Faches-Thumesnil.

L’art à Brooklyn (2)

Votez pour votre œuvre préférée parmi les trois sélectionnées ci-dessous par mes soins. Lomme, Mons-en-Baroeul et Loos réunis luttent difficilement contre Brooklyn – I coeur Brooklyn, au cas où ça ne se sentirait pas. Son kitsch, sa lutte des classes, ses musiques et ses parfums entremêlés. Mais assez pleurniché, voici de l’art…

Presque religieux :

Digne des grands musées :

Paysager :