Maubeuge (3) : l’art

Une brève histoire des genres à Rousies

C’est un art particulièrement raffiné qui nous renseigne sur les mœurs des jeunes roséens modernes. Ils nous évoquent fortement l’antiquité dans la métropole lilloise, comme en témoignent les images ci-dessous, que vous pouvez comparer avec celles-ci.

L’art déco

Nous avons eu la délicatesse de ne pas forcer les portes de la fameuse salle Sthrau mais ce qui suit me semble déjà très réjouissant.

(Bâtiment situé derrière l’église du Sacré-Cœur, route de Mons.)

(Ancien hôtel Le Provence, à l’angle de la rue Henri Durre et de la rue des Clouteries.)

(Salle des fêtes, place Julien Bernard, Rousies ; l’extension bien d’aujourd’hui ne gâche pas ce bâtiment de 1935 dont j’ai subtilement glissé une vue latérale dans DJ (11) : trouvez de quelle photo il s’agit et gagnez une coupelle de cacahuètes au bar pub Le 300 à Maubeuge.)

L’art (29)

Résidence chic et art collectif idoine, Avenue Saint-Maur à La Madeleine. Vous connaissez désormais les questions rituelles, déjà évoquées ici, concernant l’art pour les collectivités : Qui décide ? Qui dessine ? Que se dit-il dans les réunions de copropriété ? Comment l’ordre du jour nomme-t-il l’œuvre ? « Femme potelée néanmoins emportée par le vent, vraisemblablement à cause de son drapé ? »

L’art (28)

Depuis la publication de La poésie (2) mais surtout de L’art (23), vous êtes nombreux à me réclamer plus de billets sur l’association art et frites. Je m’incline. Voici, pour commencer, la célèbre friterie loosoise – avec un détail de sa fresque, comme dans les livres d’art. L’artiste a donné à la frite un chic rarement atteint.

Admirez maintenant le détail de ce trompe-l’oeil.*

*Je précise à ce propos que je reviendrai très prochainement avec un nouveau numéro consacré à l’art du trompe-l’oeil, dans la perspective de notre enquête au long cours sur le thème « kitsch et lutte des classes » : ne manquez pas L’art (30) !

L’art (27)

Dans le jardin de la résidence Jacquard, à Hellemmes, l’on trouve des aires de jeu et terrains de pétanque, des arbres, des bancs, et de l’art. De loin, j’ai longtemps pensé, Quelle horreur, et il m’a fallu des mois pour décider de m’approcher. Ce fut un choc, ce jour-là : je suis assez dérangée de trouver une ressemblance entre ce personnage inquiétant et certaine compositrice et chorégraphe dont j’aime ineffablement le travail – ses traits seraient exagérés, son style vestimentaire évoqué plus que copié, mais quand même : à quoi, à qui pensait l’artiste ? C’est bien la première fois que l’art collectif devient un mystère à mes yeux, toute considération esthétique mise à part.

Charleroi (3) : l’art

Charleroi tâche de se reconstruire après avoir connu la misère, culturelle autant qu’économique. L’on y trouve aujourd’hui un Palais des Beaux Arts moderne et actif, un musée de la photographie très prisé, Charleroi Danses (Centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles), etc. Autrement dit, Charleroi aime l’art ; vous et moi aussi, ça tombe bien. Suivez-moi pour une modeste visite guidée en sept images.

D’abord, exceptionnellement, un peu d’art officiel avec un détail de la Passation de l’artiste belge Martin Guyaux, qui s’élève très haut sur la place du Manège.

De l’art judiciaire aussi, dont vous apprécierez sans doute, comme nous, les nombreux détails – particulièrement le poulpe.

Et enfin, de l’art royal et historique avec ce portrait d’Albert 1er, le Roi des Belges, qui trôna entre deux Léopold.

Nous avons bu un rafraîchissement au Café du Monument, établissement chaleureux où tout le monde se connaît, se fait un bisou (unique) pour se dire bonjour et s’appelle par des petits noms tels que l’Affreux. Le monument qui donne son nom au café m’a bien plu à contrejour.

La ville de Montignies-sur-Sambre, dans la banlieue de Charleroi, voue un intérêt véritable et poignant à l’art de jardins et façades, celui-là même dont vous savez que je l’aime d’amour tendre.

L’on y trouve aussi le genre de coquines auxquelles cette rubrique L’art vous a depuis longtemps habitués.

Mais l’on y savoure surtout l’humour belge.

Je n’ai pas osé photographier certains temples du bon goût, dans lesquels des dizaines d’oiseaux s’embrassaient et s’embrasaient sous le regard ému de biches en stuc : ça sentait le gros chien et le gros plomb de carabine, nous étions dans un chemin étroit qui évoquait certains films d’horreur et j’avais peur de mettre nos vies en danger. Vous m’en voyez infiniment désolée.

L’art (26)

Je m’aperçois à mon grand embarras que je n’ai jamais abordé ici le sujet passionnant de l’art dentaire. Je m’étonne qu’un remake des Oiseaux n’ait pas encore eu lieu sur la place V., où j’ai eu la légèreté de vous donner mon adresse exacte le jour où j’ai lancé le premier de mes fameux Grands Jeux Concours. Je vais me rattraper dès à présent : voici, coincée entre le métro aérien et l’autoroute, la statue qui orne la faculté de chirurgie dentaire, à Lille CHR. Notez comme le tissu léger de sa robe épouse ses jambes, des chevilles au pubis, avec une attention particulière aux genoux.

L’art (24)

Cordonnerie, retouche de vêtements, cuir, tissu, affutage couteaux, ciseaux etc. et art, à Faches-Thumesnil.

Jacques Offenbach : La vie parisienne, « Votre habit à craqué dans le dos »

L’art (23)

Aujourd’hui, art et friteries – chez nous, l’on parle plus volontiers de « baraques à frites », ce qui ne manque pas de surprendre et de divertir nos amis venus d’ailleurs. Gaussez-vous donc, mes chers, il n’empêche que ces vénérables (et très odorantes) institutions sont une stimulation pour nos artistes et intellectuels – au premier rang desquels nos poètes, comme je l’ai déjà signalé ici.

( Rue du Faubourg des Postes, Lille Sud.)

L’art (22)

Aujourd’hui, l’art bucolique. L’on ne questionne jamais assez le rapport entre art bucolique et déchets, j’en ai pris conscience en allant à Loos via Faubourg de Béthune, ce matin.