Hippocampe

Vous êtes nombreux à me demander ce que sont 23,5 km en forme d’hippocampe. J’ai donc tracé mon itinéraire de ce matin sur une carte en ligne bien connue puis je l’ai photographié à travers une feuille de papier calque collée à mon écran par le seul bord supérieur. Alors, vous voyez ? Moi, j’appelle ça un hippocampe.

Je monte la garde

Comme promis dans le précédent billet, Dame Sam attend vos pigeons de patte ferme et en couleurs. Elle a accepté que je la prenne en photo à condition que ce soit en ombres chinoises sur nos Rideaux et Voilages. Elle dit, Admirez le profil.

Grand Jeu Concours : faune des villes et de presque la campagne

Trouvez lequel des animaux ci-dessous n’a pas sa place dans le bestiaire du jour et gagnez par retour de pigeon un grelot que vous pourrez accrocher au collier de votre chat, de manière à ce qu’il cesse de vous offrir des oiseaux, souris et autres lézards en mauvais état, pour ne pas dire en puzzle, quand vous rentrez d’une longue journée où une faune bien plus effrayante encore, dite espèce humaine, a déjà suffisamment éprouvé votre système nerveux.

(L’intervention très énergique de cette oie m’a rappelé l’une de ses cousines de Ploegsteert, rencontrée l’été dernier.)

(La vache au premier plan, 5859, est une copine, je l’ai rencontrée à Noyelles-les-Seclin, à mon retour de la Roche-sur-Yon ; pour mémoire, je vous l’ai présentée ici.)

(Ces poulettes loosoises font une danse des fesses pour me provoquer ; c’est tout à fait puéril – Antique et Claire font la même quand elles gagnent une manche de belote. Puéril.)

(Ce chien fait du boniment pour un salon de toilettage à Wattignies.)

(Les lièvres se font toujours prier, c’est ainsi ; il faudrait sans doute les payer pour se prendre en photo avec eux, comme avec des pères Noël de galerie marchande. Ici, un bel ombrageux de Vendeville.)

Dans un billet à suivre, vous découvrirez ma photo animalière la plus réussie des dernières semaines, selon mes critères quelque peu décalés.

Plat ventre (2)

Nous y sommes retournées, à quatre cette fois, et nous avons retrouvé nos trois amis lièvres ; Liz nous a fait jouer à Gazelle Twin. Elle disait qu’on ne le faisait pas correctement, mais ce n’est pas si facile – surtout pour moi, sans cheveux ni capuche, j’ai dû prendre un air peu commode mais elle trouvait que j’étais mauvaise comédienne, bref, à la fin Anna et Karen boudaient un peu et me laissaient faire toute la conversation, et les lièvres se sont éloignés sans dire au revoir. Du moins avons-nous brisé la symétrie, rétabli le désordre des nombres premiers. Les pavés étaient chauds sous nos sept corps, puis l’on se relevait dans le vent froid et c’était comme si l’on plongeait dans un lac de montagne.

(D’après la photo de Liz « Gazelle Twin » par Tash Tung. Ok, elle le fait mieux que nous, mais elle a plusieurs années d’entraînement.)

Grand Jeu Concours

Vous êtes nombreux à me réclamer un Grand Jeu Concours et je dois admettre que je n’ai pas été très généreuse en la matière, ces derniers temps. Attention, c’est très facile alors ce sera surtout une question de rapidité (ainsi que d’expertise en colombophilie). Trouvez où sont a. Kennedy, b. le scotome et c. le lièvre, sur la photo ci-dessous. Les impressions sur papier sont interdites pour des raisons écologiques évidentes ; vos pigeons poseront la griffe où vous leur aurez dit de le faire – le premier qui aura tout bon vous rapportera le lot du jour, à savoir une pince fraîcheur bleu pâle pour vos emballages alimentaires (peu servi) ; je la clipserai délicatement sur le collier de votre volatile.

5859

Nous sommes allées courir dans les champs, ce matin, Anna, Karen, Nadah et moi ; Nadah n’a pas encore rencontré les lièvres, aussi les avons-nous appelés, nous avons même montré nos fesses en criant des bêtises pour les attirer (car nous avons observé que les lièvres ont un humour quelque peu régressif) mais non. Ils boudaient. Une semaine sans visite et ils sont vexés. Nous avons poussé jusqu’à Noyelles-les-Seclin, où nous avons rencontré une vache sympathique quoique d’un abord revêche.

– On te traite bien, ici ? lui ai-je demandé.
– Chais pas, tu as vu mon numéro ? 5859. Ça fait toujours plaisir.
– Le mien est tellement long que je ne l’ai jamais connu par cœur. 2 74 09 et après je m’embrouille.
– Ton enclos est plus grand que le mien.
– J’avoue.

Je parlais adolescent pour cacher mon embarras. Finalement, on s’est plutôt bien entendues, toutes les six.

Il y a aussi, à Noyelles-les-Seclin, un fossé en béton qui nous a évoqué la Los Angeles River mais en plus étroit et au milieu des champs.

Les nuages faisaient des dérapages sur le ciel. Ils détalaient, glissaient puis s’immobilisaient, découpant les champs en ombre et lumière comme deux champs ennemis quoique siamois, ça durait quelques secondes menaçantes puis de nouveau les nuages s’élançaient et alors la lumière inondait tout si vite que l’on criait des oh et des ah, Anna, Karen, Nadah et moi.

C’était une bonne idée de partir à la découverte d’un nouveau village à notre retour de la Roche-sur-Yon. Je souriais en pensant à ceux qui déjà m’ont écrit de là-bas et surtout à celle qui me manque le plus : ce matin, le simple fait qu’elle existe me rendait joyeuse.

La Roche-sur-Yon (3) : l’art des jardins

La Roche n’a rien à envier à la banlieue lilloise en matière d’art. Vous traversez un lotissement et vous êtes au musée.

Le Chalet de l’Ouest est une tradition aussi répandue que le Chalet du Nord et s’accompagne de réjouissantes surprises.

Mais je dois avouer que la région nous bat dans le domaine de la flore, que ce soit dans la catégorie California Dreaming (l’on y trouve des palmiers par milliers) ou dans celle que j’appelle volontiers, les fidèles de ce blog le savent, Imagin’Hair : ici, l’on taille les arbustes en boule, en cône, en cylindre, avec une précision rare. Ici, de jolies petites sphères devant ma maisonnette.

SM (2)

les gens qui aiment les chevaux ne m’aiment pas parce que
je n’ai pas la même manière qu’eux d’aimer les chevaux
je ne monte pas dessus

très vite les gens qui aiment les chevaux ne m’aiment plus
même si au début ça allait encore
avant qu’on ne parle de chevaux

je suis bien contente que les gens qui aiment
les chevaux ne m’aiment pas, si leur manière d’aimer
c’est de monter dessus