Petit bestiaire d’Haubourdin

Bestiaire non exhaustif. Voir aussi Grâce animale – vous avez été très nombreux à voter pour votre animal préféré de ce premier épisode, sans y avoir été invités. Je me suis rendu compte à cette occasion que je n’avais pas vu vos pigeons depuis un moment. Bref, message subliminal bien reçu et c’est le cochon qui l’emporte. Je m’engage à lancer très prochainement un nouveau Grand Jeu Concours, pour votre divertissement – puisque j’ai accepté la tâche titanesque de l’assurer au mieux.

L’art (40)

À Faches-Thumesnil, l’on dédie volontiers sa vie et sa maison tout entières à l’art, comme on le sait depuis Gipsy & les Hussards. Ici, rue Faidherbe, l’on retrouve un élément canin mais je ne suis pas encore en mesure d’estimer s’il s’agit d’une spécificité esthétique de la ville, manquant d’un troisième élément, au minimum, pour esquisser les base d’une théorie. Je continue à chercher.

Horse and I

qui a décidé ?
qui a décidé pour nous que telle serait notre vie ?
le cheval et moi avons une tenaille dans notre poche
bientôt nous courrons côte à côte
dans les prairies infinies et parfois nous sauterons
pour le plaisir sans vos yeux pour nous dire :
nous avons vu que vous saviez sauter
pour dire c’est bien ou
ça ne se fait pas – ce qui est égal car
selon Hermès Trismégiste
ce qui est en bas est comme ce qui est en haut
et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas

Bat For Lashes : Horse and I. Votez pour votre version préférée (rien à gagner) : avec shruti ou avec scie ?

Emmerin (7) : Des mouettes

Des champs, ce n’est pas ce qui manque autour de la métropole lilloise, j’en longe et en traverse très souvent, de Verlinghem à Vendeville, de Sequedin à Villeneuve-d’Ascq, mais il en est un que les mouettes prisent tout particulièrement. Je les entends de loin et immanquablement je les retrouve au-dessus de ce champ, à Emmerin. Des nuées de mouettes.

C’est sur cette note exotique et poétique à la fois que j’ai décidé de clore cette semaine consacrée à la commune française d’Emmerin, dans le cadre de notre rubrique National Geo.

De l’art rupestre (encore*)

Sans vouloir me vanter, ma découverte à Loos-les-Lille d’une représentation rupestre de primate jaune s’apprête à chambouler toutes les théories sur l’évolution des grands Gouniches. Dame Sam est venue me rejoindre avec sa mallette scientifique et a pu dater la peinture (non sans la détériorer considérablement – elle dit, « Ça va, c’est pour la science ») et, d’après elle, l’ancêtre du Gouniche aurait été peint en 1987.
– Chouette, c’est un nombre premier ! me réjouis-je.
– On s’en tamponne le coquillard, estime Dame Sam.
– Pas moi, je hausse les épaules.
– Rends-toi utile, range ma mallette.
– Ok, ok.

Comparez, si vous ne me croyez pas :


© Delphine Durand/Le Rouergue

* En effet, il en était déjà question dans le premier épisode de notre brève histoire des genres et de la sexualité dans la métropole lilloise, publiée cet été.

Emmerin (4) ? Grand Jeu concours sur le thème « Peignez vos animaux »

Quand je dis peignez, je ne parle pas de peigner mais de peindre : essayez de peigner des énergumènes aussi peu amènes… Ce lion est vert dans tous les sens du terme, et qui saurait démêler la cause de l’effet ? Quant au petit œil de l’aigle, il ne donne pas envie de sortir le sèche-cheveux. L’âne est flou, le héron prend manifestement du crack. Tout cela ne donne guère envie d’ouvrir un salon de coiffure, vous en conviendrez. Trouvez lesquels de ces animaux revêches vivent à Emmerin et gagnez un chausse-pied*. Pourquoi un chausse-pied ? Je ne sais pas, moi, si vous ne voulez pas d’un chausse-pied, ne jouez pas, que voulez-vous que je vous dise ?

* Frais de port non pris en charge.

Une vie après la mort ?

Rue du Chevalier de l’Espinard, entre Lille et Loos, l’on ne craint pas de poser des questions ontologiques. J’aurais bien sonné chez ce chien pour vous apporter la réponse que nous cherchons tous mais j’avais de la boue jusqu’aux genoux et il me semble que la révélation promise requiert un minimum de tenue. (Aussi, j’ai peur des chiens, surtout de ceux qui sourient.)

SM

« Je l’aime comme un être humain », disent certains cavaliers en parlant de leur (adjectif possessif) cheval. « C’est ma fille », ai-je même entendu récemment à propos d’une jument. Et, plusieurs fois, « Je ne pourrais pas manger de cheval ». Eh bien, heureux les chevaux, je suppose.

Bientôt ici

Vous êtes nombreux à me rappeler les promesses que je vous ai faites, ici-même, avant ma parenthèse new-yorkaise. Vous ajoutez que New York, c’est bien joli mais tout le monde en parle déjà, tandis que Villeneuve-d’Ascq est boudée sur un large plan international. Je ne puis qu’acquiescer. C’est pourquoi je vous annonce aujourd’hui, après avoir récupéré quelques neurones et la force musculaire minimum requise par la course à pied (merci à Temesta ® et à ma couette chauffante Dame Sam), un reportage d’une semaine dans la grande tradition de mes National Geo, sur la ville nouvelle que j’aime tant. C’est décidé, la semaine prochaine, je vous emmène à Villeneuve-d’Ascq.

Suivez le monsieur au chapeau.

N’ayez pas peur.

L’on croise peu d’êtres humains sur les euh, trottoirs, mais c’est plein de gentils canards.