Rotterdam : Rideaux et Voilages

Rideaux et Voilages de péniche

Rideaux et Voilages de roulotte sur les toits

Moins sobre, ce trompe-l’œil imitant à la perfection les Rideaux et Voilages qui font peur + (n’est-ce pas extraordinaire ?) des reflets de voitures, trompe-l’œil astucieusement collé sur la fenêtre d’une maison promise à la démolition (oui, collé : il s’agit en effet d’un sticker géant en six parties)

Véritables Rideaux et Voilages faits de bâches sur ce bâtiment en construction dont les fenêtres de style industriel entrent en harmonie avec celles du Fenix Food Factory tout proche

Teaser : dans un billet imminent, j’en viendrai à cet incontournable des National Geo estivaux que vous attendez tous, transis sur vos transats dans tous les campings d’Europe, suspendus à vos téléphones portables* (à quoi sert-il que je vous offre de la HD ?) Je vous laisse deviner à quoi vous aurez droit demain matin…

* Nous déclinons toute responsabilité en cas de dépassement de forfait.

Que sont-ils devenus ?

Vous êtes nombreux à vous enquérir des fleurs, dauphins, grues, chevaux, chats et autres chiens qui ont fait, en son temps, le succès nonpareil de la rubrique Rideaux & Voilages : que sont-ils devenus ? J’ai mené l’enquête pour vous et je dois dire que mes astucieux concitoyens m’émerveilleront toujours. Figurez-vous que, quand ils souhaitent se débarrasser de leurs fidèles amis, de même qu’ils le feraient d’animaux en chair et en os (non tissés, non brodés) avant les vacances d’été, ou de jeunes et tendres sapins début janvier, ils vont les abandonner sur un chemin de tracteur, au milieu des champs. Sans doute les ont-ils fourrés dans un sac et ont-ils marché plusieurs kilomètres avant de vider le sac sur la terre puis de rebrousser chemin vers leur voiture, garée devant le Parc de Nature et de Loisirs ou, un peu plus loin, devant le cimetière.

Zéphyrs embrasés (17)

sur Rideaux et Voilages

Vous réclamiez bruyamment de nouveaux zéphyrs et il est vrai que je n’en avais pas posté depuis longtemps, notamment parce que je n’en avais pas découvert depuis longtemps. Des moissons de cœurs ont succédé à des moissons de zéphyrs, sans doute dois-je en incriminer mon seul œil – sans doute nos concitoyens n’ont-ils pas cessé brutalement d’embraser leurs fenêtres et jardins de zéphyrs…

Ce n’est pas moi qui ai censuré cette image d’un carré blanc, je tiens à le préciser : c’est la lumière. En ce qui me concerne, j’ai une tolérance sans limite : rappelez-vous les zéphyrs sacrément embrasés que j’ai osés ici.

L’ambition

le monde tombe en poussière d’atomes dès
que j’essaie de l’étreindre pourtant il faut
me dit-on, payer mon tribut pour justifier
d’être assise à sa surface cendreuse il faut

sourire à son illusion et courir dans le sens
du maillage il faut vouloir exister toujours
plus fort dans des yeux qui ne me sont rien

pour qu’ils me réverbèrent l’illusion de
ma propre lumière, c’est ce que l’on me dit

mais je préfère photographier des rideaux

Down by the riverside

Pour Vous remercier de m’avoir accordé tant de zéphyrs embrasés en ce dimanche matin où (en véritable Standardiste de la prière) Vous aviez déjà tant à faire, Notre Père qui êtes aux Cieux et aux manettes, en offrande, ce touchant spécimen de Rideaux et Voilages, accompagné d’un gospel. C’est bien le moins que je puisse faire.

Sister Rosetta Tharpe : Down by the riverside

Clowns de fenêtre

Vous êtes nombreux à me réclamer des clowns de fenêtre depuis la parution, dimanche, d’un billet sur la Poésie. Je dois dire que j’avais plutôt la tête aux zéphyrs embrasés mais après tout je ne suis pas là que pour me faire plaisir, je suis aussi et avant tout à votre service, alors voici du vraiment très laid, la lie du kitsch et lutte des classes, pour votre catharsis. Vous me pardonnerez de ne pas afficher les adresses de ces fenêtres, pour éviter des représailles.

Mais j’y pense, de quelle inconditionnelle des Rideaux et Voilages fête-t-on l’anniversaire samedi prochain ? Il faut absolument que je lui trouve ce modèle extraordinaire :

Pour contrebalancer tant de mauvais goût, un bon vieux tube de La Nouvelle Orléans, par Huey « Piano » Smith & His Clowns, Free Single and Disengaged :