Zéphyrs embrasés (29) de Brooklyn

Attention, voici une vraie narration.

Dans l’heureux borough de Brooklyn vivaient heureux deux amoureux (des amoureux en paix avec le monde grâce au rejaillissement de leur amour sur leur environnement, etc.)

Heureux dans leur escalier privatif, car ils étaient les jeunes et heureux propriétaires d’une belle maison à Ridgewood, ils réfléchissaient à la manière d’être encore plus heureux.

C’est Monsieur qui a trouvé : il leur fallait une citerne, comme celle des voisins. Une citerne, ça c’est du bonheur. Waouh, dit Madame, et des constellations de bonheur tournèrent dans ses yeux.

Zéphyrs (ré)embrasés (28)

Cet hiver, ça n’allait pas très bien entre ces habitats de l’avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny à Lambersart.

Mais hier, j’ai eu le bonheur de constater que tout s’était arrangé, que les zéphyrs s’étaient de nouveau embrasés, ce qui confirme que des terres brûlées donnent parfois du super blé. Pour preuve, la vigueur de la glycine qui masque en partie les ébats de nos amis.

Comines-Warneton (7) : zéphyrs embrasés

Je vous prie de bien vouloir excuser la qualité déplorable de cette photo ; la scène qui m’intéressait se déroulait hors d’atteinte et il m’a fallu zoomer au maximum pour pouvoir témoigner de la liberté de mœurs qui règne à Comines-Warneton, visiblement dès la prime enfance. Malgré l’angle et le flou imposés par la configuration du jardin où a lieu la scène, il me semble pouvoir affirmer que ces enfants ont à peine un an mais s’embrassent avec la langue. Notez la main entreprenante posée sur la hanche de ce que nous supposerons être le sujet masculin dans tout le potelé de son jeune âge.

Zéphyrs embrasés (26)

À Lille Sud, les zéphyrs ont l’embrasement rock’n’roll. La très grande fresque dont ils sont un détail ne manque pas de mystère, ni d’ironie ; si vous passez dans les parages, entre le commissariat et le CHR, profitez, pour la voir, de ce que le bâtiment qui l’accueille n’a pas encore été rasé – comme le sera bientôt une grande partie du quartier, au profit de résidences toutes pareilles et pour une densité de population maximale : comme dans tous les quartiers de cette fucking ville, où respirer devient un luxe.

(Très précisément, rue Simons.)

Zéphyrs embrasés (25)

Admirez ces zéphyrs embrasés du Bizet . Nous avons également trouvé dans cette ville limitrophe d’Armentières, à la frontière belge, le magasin qui selon toute vraisemblance alimente une grande partie de la Belgique et des Hauts-de-France en un certain type de zéphyrs embrasés, dans un design unique très proche de celui-ci mais en plâtre, éventuellement pailleté. Un nid d’amour que le Bizet.

Zéphyrs embrasés (24)

En ce qui me concerne, je danse plutôt avec des amis. On danse tous ensemble et même avec des inconnus qui se joignent à nous parce qu’ils aiment bien notre manière de glisser sur les genoux et d’agiter les bras. Mais il y a aussi des couples qui dansent amoureusement sur la plage de Lambersart, les yeux fermés, la barbe au vent de la Deûle. C’est pas mal non plus.

Zéphyrs embrasés (23)

Pour l’épisode 23 de cette série (23 étant mon nombre premier fétiche), je ne fais pas les choses à moitié : je vous propose, en couleurs, deux anges terriblement amoureux, bien qu’ils ne soient ni sexués ni sexy. Une belle leçon de vrai amour, offerte par une mini chapelle bien cachée, rue Faidherbe à Hellemmes.

Zéphyrs embrasés (22) : l’ancien volcan

– Promise me this will never happen again, Brenda.
– Oh Troy, I promise, I… I missed you so much. I didn’t realize at that time but I… I… I needed to experience something else, I guess, and now I know you’re the one and only.
– It’s so good to have you back, Brenda…

Wait until someone else offers me the big thrill I deserve, honey, and you’ll never hear from me again…

Introduction à une brève histoire des genres et de la sexualité dans la métropole lilloise

Vous l’aurez constaté, les genres ont leurs prérogatives bien ancrées dans notre société contemporaine et la sexualité dominante est assurément hétérosexuelle – vous pouvez le vérifier, si vous avez encore des doutes, en passant en revue les Zéphyrs embrasés auxquels je consacre une rubrique depuis quelques mois : les tendres étreintes et baisers qu’ils nous donnent à voir sont a priori toujours partagés par des individus de sexe opposé (cette assertion est certes moins facile à vérifier quand les zéphyrs embrasent des oiseaux, comme c’est souvent le cas, des anges, par essence asexués, ou encore des pandas).

(Rue du Calvaire, Montignies-sur-Sambre *.)

Une rare exception est celle-ci, mais elle date visiblement de l’ère communiste, dont nous verrons qu’elle encourageait les relations entre jeunes gens du même sexe, du moins dans la métropole lilloise – sans doute pour contrôler quelque peu les naissances (c’était avant la PMA), afin que les camarades fussent moins nombreux à être tous égaux : sur le plan logistique, cela facilitait sans doute les choses.

Ce que je vous propose n’est pas un état des lieux mais un petit imprécis d’histoire.

* Permettez-moi de revenir un instant sur le mini centre commercial de Montignies-sur-Sambre, et notamment sur la maison sise tout au bout de la rue du Calvaire. L’on y trouve, en un seul jardin, diverses merveilles telles que la vierge fatiguée, adossée à un mur, que vous avez déjà rencontrée ici, mais aussi un chalet du nord, des angelots de portail et… ces zéphyrs embrasés (avec chien, + 10 points).