14  mai
sauvées

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09  mai
mais rien du tout

Le meilleur moyen de sembler ne pas savoir est de ne pas savoir.

Voici quelques-uns des mots-clés que vous avez tapés sur Google pour atterrir sur ce blog. On n’imagine pas ce que les gens vivent avec leur nez :

tout ce que je respire sent mauvais
je parle du nez
mal au nez quand je respire
comment respire une plante
elle avait pas de nez
je ne ressens plus rien
odeur appartement
comment ne pas sentir du nez
pff
je sens pas bon du nez

Egalement au programme, les inévitables bouteilles à la mer :

sans toi je ne suis rien
je ne trouve pas ma voie
je ne suis plus rien sans toi
pictures of someone being paranoid
lunatique je suis
oublier quelqu’un

Et pour rappeler que je n’ai pas changé à tort le titre de ce blog, le fourre-tout des quêtes ordinaires :

patron macramé
gâteau boudoir
les pomelos géants
maquillage drag queen
le monde du poisson
cheval
le salon bleu

sans oublier les incontournables

gens nus

29  avr
la surpopulation

je me sens très entourée, là
comme une miette de lapin dans un potjevlesch
je me sens seule en même temps
de cette solitude qui fait fleurir
des fusils à pompe dans les rêveries ordinaires

25  avr
encore des oiseaux

il était 5 h 04 ce matin quand un premier oiseau a chanté
et quelques secondes plus tard l’air n’était plus
que cris d’oiseaux comme des atomes à perte d’ouïe
moi, je serrais mon oreiller dans mes bras

En triant les dizaines de fichiers Word qui encombraient le dossier « des trucs » de Mes Documents, j’ai retrouvé ce texte, daté de mars 2007 :

« Un après-midi, on traversait le petit parking derrière le port et tu me disais que les Playmobil ont bien changé depuis mon époque, que désormais ils ont de vraies coupes de cheveux et des vêtements adaptés aux diverses circonstances de la vie. Je me suis rappelé cette anecdote en prenant ma douche ce matin et comme chaque fois qu’un de nos moments vient éclater à la surface de ma conscience, j’ai eu envie d’en faire un poème et de le graver sur le mont Rushmore. Que le monde n’oublie pas - Washington, Jefferson, Roosevelt, Lincoln, toi et moi. »

Je l’ai relu avec un attendrissement mêlé de condescendance. Je n’avais pas encore compris alors, en mars 2007, que l’amour n’est pas le salut, n’est pas un absolu, l’amour ne détient pas la formule de l’immortalité. Il est simplement l’amour, comme les cuillères en bois sont les cuillères en bois, et les taies d’oreiller, les taies d’oreiller.

15  avr
l’évolution

La jeune fille s’est engouffrée dans le tir croisé des voitures, sautillant sur la pointe des pieds. La dame qui se tenait jusqu’alors à sa gauche a suivi le mouvement avant de s’apercevoir que le feu était encore rouge pour les piétons ; elle titubait sur les bandes blanches - les ongles m’entamaient la chair à la base du pouce tandis que la vieille dame tanguait vers son salut sur le trottoir d’en face. Plus tard, en me remémorant la scène, j’ai compris pourquoi je n’avais pas remarqué plus tôt que la dame était une si vieille dame : je me suis demandé si j’avais déjà, auparavant, rencontré une vieille dame plus grande que moi.

15  avr
Hollywood glamour

Dans les films, les gens boivent plein de champagne et ensuite ils dansent langoureusement et se parlent avec à peine trois centimètres entre leurs bouches qui puent le champagne. Et toutes ces scènes de restaurant qui se terminent par un long baiser avec la langue, sans qu’il y ait de passage par la brosse à dents : un premier baiser à la sauce barbecue. Je n’ai jamais compris ça. Que ce soit censé nous faire rêver.

- caribou - melody day
- tranquillity bass -
the bird
- luminocolor - coyote (un élan à la trompette)
- grandaddy - where i’m anymore
- my bloody valentine - soon