Résultat de la devinette « Supérette oder ? »

Règle de base : sms ≠ pigeon voyageur. Un sms, ça ne nourrit pas mon chat. La bonne réponse était donc le cul n°2, il s’agit d’un cul d’école (où l’on voit que centre commercial ≃ école), rue Courbet à La Madeleine ; les deux autres culs proviennent respectivement de Comtesse de Ségur et de Champ du Cerf, à Ronchin. Le bon d’achat d’1,49 € est donc remis en jeu pour une autre fois. Respectez les règles par moi édictées si vous voulez pouvoir faire vos courses à Wattignies (mon huissier dit que j’ai bien raison de rester ferme). Non mais.

P.I.L. : Rules and Regulations

Supérette oder ?

Devinette : lequel de ces culs n’est-il pas celui d’un mini centre commercial ? Je n’indique pas l’adresse de ces trois vues, pour que des petits malins n’aillent pas chercher la réponse sur street view. Le premier d’entre vous qui me donnera la bonne réponse gagnera un bon d’achat d’1,49€ valable dans un mini centre commercial de Wattignies. Je guette le ciel : à vos pigeons voyageurs ! Réponse et indications géographiques dès que le pigeon gagnant aura échappé aux griffes de mes chats.

Cul n°1

Cul n°2

Cul n°3

Michoko (2)

si tu pouvais changer trois choses en toi, dit-elle
ce serait quoi ?
je réfléchis mais des images de
cheveux soyeux en
cascades sur mes épaules, de ventre concave ou de dents immaculées
me déconcentrent quelque peu
je réfléchis à ce qui cloche chez moi et à la manière
dont je pourrais bien me sentir normale même si
ça n’existe pas
je réfléchis de plus en plus
je ne voudrais pas décevoir cette fille-là
je réfléchis à tout ce que je n’aime pas chez moi
mais à mesure que je dresse une
liste dans ma tête s’y dessine
mon portrait
or je ne souhaite pas vraiment devenir quelqu’un
d’autre
y compris pour plaire à cette fille-là :
mais qu’est-ce que c’est aussi
que cette question après tout ?
j’enfouis la tête dans les mains

écoute, dit-elle, pas la peine d’en faire tout un plat
tes trois vœux je ne pourrais pas
les exaucer de toute façon
reprends plutôt un Michoko
ok ! je dis
et je reprend même un peu d’Oasis

(Je ne me rappelle absolument pas quand j’ai écrit ce texte – ni s’il s’agit d’une anecdote vécue, mais j’en doute fortement : à cause de l’Oasis.)

Bran Van 3000 : Loaded (feat. Big Daddy Kane)

Who do you want me to be ?
Who do I want to be ?

Sinoque orchestras

Aujourd’hui, les amis, nous allons désigner ensemble le meilleur sinoque orchestra. Pour jouer ? C’est très simple : votez à main levée ! Proclamation du résultat demain si j’ai le temps (oui, parce que demain, j’ai Noël : dans ma famille, on pense qu’on nous ment et que Jésus est né le 21 décembre – et bien sûr on déteste le mensonge, la manipulation et les trucages), sinon jeudi, sauf si j’ai oublié ou que j’ai trébuché sur un nouveau chalet.

Fire! Orchestra – Exit! Part Two

Carlos Mena & Disfonik Orchestra : When I am Laid in Earth (d’après Henry Purcell).

Sun Ra And His Intergalactic Astro-Solar Infinity Arkestra : Love in Outer Space

Différents chalets du Nord

Où il apparaît que boîte aux lettres ≠ boîte aux enfants. Ici, ce n’est pas une question de contenu (comme pour les Mous et Gouniche) mais de contenant. Regardez bien :

(Rue Henri Lestienne, Lille Saint Maurice.)

On ne peut pas mettre un enfant dans la boîte ci-dessus : ça ne rentre pas. Dans la boîte ci-dessous, on peut : ça rentre. CQFD. Yodel-ay-ee ! O-la-la-ou-di !

(Rue Léon Gambetta, Ronchin.)

Hantée (2)

(Rue Roger Salengro, Hellemmes.)

Extrait d’un manuscrit en cours de recyclage :
« Personne ne vit par goût dans une maison divisée dont le hall d’entrée (vous l’entrevoyez et le sentez brièvement par l’entrebâillement de la porte) exhale une odeur de chien assortie aux traces marron sur les murs, pourtant certains disent Ah moi, tu ne me ferais pas vivre dans un quartier aussi déprimant. Personne ne vit par goût sous la chasse d’eau d’un autre. »

Roots Manuva : A Haunting

Fun fun (2)

Extrait d’un texte que m’a inspiré la ville de Mons-en-Baroeul il y a deux ans :

« Un espace vert est enchâssé dans le quartier dit de Mons Sart. Il n’a certainement rien de secret pour les riverains qui le voient depuis leurs fenêtres, mais l’étranger de passage ne peut supposer qu’il se niche là, derrière les façades des maisons et des immeubles qui hachurent le ciel. L’on y accède par une dizaine de venelles à peine plus larges que des épaules et que l’on croirait taillées dans la brique et le troène ; l’étranger de passage ne les remarque pas et, s’il perçoit leur percée du coin de l’œil, il n’y prête aucune attention, l’identifie sans y penser comme l’un de ces renfoncements dans lesquels sont encastrées les armoires des opérateurs électriques ou téléphoniques, ne tourne pas la tête pour vérifier cette intuition a priori insignifiante. De quelque point que l’on y pénètre, l’espace vert semble tout petit, une vésicule d’herbe seule, mais l’on s’aperçoit bientôt que des chemins relient la vésicule en question à une autre vésicule puis à une autre encore, de sorte que l’on se trouve dans un espace vert en chapelet. Sa forme est déterminée par les logements qu’il agrémente : il mêle ses branches à celles des jardins par-dessus les grillages des lotissements et lèche la façade des résidences collectives. Il possède une aire de jeu rudimentaire à chaque extrémité, tandis que les vésicules intermédiaires dardent vers le ciel un minimalisme vert dépourvu d’ombre.

Parce qu’il est inséré dans un ensemble résidentiel hétérogène, cet espace vert n’est répertorié comme un parc ni par la municipalité ni par les cartographes. Il bénéficie théoriquement aux propriétaires des maisons et aux locataires des logements collectifs qui l’enserrent, soit une population nombreuse, pourtant il serait parfaitement désert si une jeune grand-mère ne se penchait sur le landau de son petit-fils et que je ne leur souriais à tous deux d’un pas leste, au cœur d’une vésicule nue, avec dans la carotide les crocs de leur beauté mélancolique. »

La musique que j’écoutais en courant à l’époque où je faisais ces observations – Grouper : Alien observer

Guy

Guy ne se prend pas pour un chat, ce n’est pas la question. Il aurait voulu être remarquable, ou tout au moins remarqué, voilà tout – comme ses héros Gypsy, Lucky, Rocky (et leurs nombreux amis). Bien qu’il affiche une certaine arrogance, il a conscience d’avoir un handicap par rapport à ces derniers : son nom manque d’étoffe. Si seulement il s’était appelé Happy, il serait bien nommé…

(Rue Thiers, Mons-en-Barœul.)

New York Dolls : Personality Crisis

Tofu power

Aujourd’hui, j’ai fini quelque chose. Pas un nouveau manuscrit, non, pas ENCORE. Cette année, j’avais aussi pour concept de courir 3000 km entre janvier et décembre. Tous les deux ou trois jours, j’ai donc couru une vingtaine de kilomètres, sans m’arrêter, y compris en cas d’obstacle : d’obstacle en obstacle, de détour en déviation, se dessinait le détail de mon itinéraire, dont je ne fixais que les grandes lignes. Mon minimum a dû être 15 pour cause de déchirure musculaire, mon maximum 27 pour cause d’amoureuse qui n’a pas la notion des distances et m’envoie à la mer en me disant que c’est à 10 (elle est super forte pour plein d’autres trucs) :

Genre.

L’année prochaine, mon concept sera de courir avec mon appareil photo. J’ai commencé, pour tester : si c’était un métier, c’est celui que je voudrais faire, jusqu’à usure totale de mes articulations.

Vous êtes nombreux à me demander le secret de ma forme, eh bien je vais vous le donner (considérez que c’est pour votre Noël) : je suis végétarienne.

The Modern Lovers : Roadrunner