In the upper room (20) + kitchen + …

JMJ ! le verre de 12,5 cl à mon apéro électoral a enfin été gagné – par une amie qui de toute façon y était invitée, ce qui est un peu absurde (du moins est-on assuré que sa tête revient à tout le monde), mais je vais pouvoir réfléchir à un autre lot pour mes Grands Jeux Concours à venir et j’en conçois un certain soulagement. Hélas, il faudra sans doute plus de 12,5 cl pour encaisser le résultat du premier tour.

(Rue du Bourg, Lambersart.)

(Rue Armand Carrel, Lille.)

Mon nouveau territoire secret

Vous êtes nombreux à prétendre que je vous dois bien, en cette période de relative désertion, une visite guidée du nouveau territoire secret dont j’ai imprudemment mentionné l’existence dans mon billet de plates excuses + dessin sexuel, ce dernier ne vous étant pas apparu comme une compensation suffisante – ce qui ne m’étonne pas de vous, à vrai dire.

Alors suivez-moi. Passez les grilles et les blocs de béton qui voudraient obstruer le tunnel. Entrez dans le tunnel. N’ayez pas peur.

Avancez encore… De quoi s’agit-il ? D’une autoroute à l’abandon ? D’une voie ferrée ?

Cent mètres plus loin, voici le paysage que vous découvrez. Les éléments présents à l’image ne vous permettent pas de répondre à la question précédente, j’en ai conscience. Il faut bien que je me venge un peu de votre tyrannie.

Puis vous voici brutalement à la campagne – ou presque : au loin, vous reconnaîtrez deux des tours Europe dont j’ai déjà dit, ici-même, combien elles me fascinent.

Vous longez le champ et, à votre gauche, se déploie un site ferroviaire désaffecté qui, quoique sous vidéo-surveillance, vous épargne les chiens, la police et autres milices.

Puis, sans barrière ni transition, vous parvenez à un dépôt ferroviaire qui n’est pas du tout désaffecté. Alors vous pouvez escalader une barrière et revenir à la ville comme si vous ne veniez pas d’explorer votre nouveau territoire secret.

La géométrie (4)

Trouvez l’intrus et gagnez un verre de 12,5 cl à mon apéro électoral de dimanche*.

(Avenue Guynemer, Marcq-en-Baroeul.)

(Cantine municipale, rue Edouard Herriot, Loos.)

(Rue de Filbertville, à la limite de Lille et Faches-Thumesnil.)

* Sous condition que vous ayez voté pour le même candidat que 33,7 % au moins des convives, que votre tête revienne à 77,3 % au moins d’entre eux, et (naturellement) que vous apportiez un paquet de TUC.

Anything / Everything

Vous vous rappelez, comme si c’était hier, la raison pour laquelle, à votre exultation bruyante, j’ai créé ce blog. Ou pas. Peut-être buvez-vous trop d’apéritifs pour en avoir le souvenir net, ce dont je ne saurais vous blâmer ; dans ce cas, ce lien vous ravivera la mémoire sans vous décourager d’embrasser la décadence dont vous avez fait le choix (c’est plus sain que de militer pour un candidat aux présidentielles). Aujourd’hui, je décide de mettre en ligne une seconde fois la chanson de Cole Porter qui a donné son titre à ce blog, dans la même version (à mes yeux inégalable) d’Ella Fitzgerald, mais cette fois en parallèle avec cet autre tube qu’est Everything goes du groupe new-yorkais ESG (pour Emerald Sapphire & Gold). Je suis plus gentille avec vous qu’aucun candidat à la mascarade.

Ella Fitzgerald : Anything goes

ESG : Everything goes

Plates excuses + dessin sexuel

Chers amis, pardonnez le retard monstrueux que j’ai pris dans nos correspondances, si nous avons ce type d’échanges ; et, si nous n’en avons pas, pardonnez simplement que ce blog ne soit guère bavard, ces jours-ci (notez que vos menaces de mort ne sont pas cohérentes avec votre désir, certes frustré, de me voir déployer ici pour vous les trésors de ma poésie). Il se trouve que je suis en train de terminer un manuscrit avec une certaine frénésie, profitant d’une accalmie dans le rythme récemment effréné de mes déplacements, et que, le soir (ne dégainez pas les pigeons, par pitié), je favorise ma vie personnelle, faite d’amitiés flamboyantes (avec apéro, naturellement). Je reviens bientôt, promis. En attendant, merci d’apprécier les narrations sans paroles que je prends encore la peine d’élaborer pour vous au fil de mes courses à pied. Bisous.

Pour vous faire patienter agréablement, ce dessin sexuel que j’ai découvert lundi sur mon nouveau territoire secret.

Initiation

J’ai toujours fait les choses à l’envers, découvrant Berio avant Bach, Coltrane avant Ellington. C’est brouillon mais passionné, ça déborde de toutes parts, ça digresse, ça remonte le temps puis replonge en avant. C’est une quête infinie. Voici l’un des cycles vocaux qui m’ont amenée à la musique classique, alors que j’étais au lycée : De la poésie populaire juive, de Dimitri Chostakovitch – dont l’un des chants m’est revenu samedi soir en une véritable image musicale spontanée (pour citer Oliver Sacks), alors que je ne l’avais pas écouté depuis des années.

Un autre était Laborinthus II de Luciano Berio.

J’ai découvert ces musiques en écoutant France Musique sur une toute petite radio portative, dans la cuisine de mes parents, cependant que je trempais des palets bretons dans mon chocolat chaud. Le souvenir, plus de vingt-cinq ans plus tard, est d’une précision aiguë.