J’aime autant vous prévenir

Je néglige tous mes devoirs parce que j’écris un requiem. Ce n’est pas comme si je prenais le soleil ou que j’allais au bistrot* : j’écoute des requiem et j’écris un requiem. Je fais ce que je peux. Merci de votre compréhension.

Pour me faire pardonner, deux de mes requiem préférés :

Gabriel Fauré : Requiem (Victoria de los Amgeles et Dietrich Fischer-Dieskau sous la direction d’André Cluytens – vous ne prétendrez pas que je ne vous donne pas le meilleur, toute négligente que je sois de mes devoirs…)

Benjamin Britten : War requiem (Galina Vishnevskaya, Peter Pears et – encore – Dietrich Fischer-Dieskau sous la direction de Britten himself).

* Jamais de la vie.

L’art (23)

Aujourd’hui, art et friteries – chez nous, l’on parle plus volontiers de « baraques à frites », ce qui ne manque pas de surprendre et de divertir nos amis venus d’ailleurs. Gaussez-vous donc, mes chers, il n’empêche que ces vénérables (et très odorantes) institutions sont une stimulation pour nos artistes et intellectuels – au premier rang desquels nos poètes, comme je l’ai déjà signalé ici.

( Rue du Faubourg des Postes, Lille Sud.)

La géométrie (6)

Grand Jeu Concours : trouvez à quelle lettre correspond chaque chiffre et gagnez une balle anti-stress (peu servi). Laquelle des photos ci-dessous a été prise à 1. Bruxelles, 2. Haubourdin, 3. Lille Sud, 4. Port de Lille, 5. Vendeville ? Vite, à vos pigeons !

A

B

C

D

E

L’art (22)

Aujourd’hui, l’art bucolique. L’on ne questionne jamais assez le rapport entre art bucolique et déchets, j’en ai pris conscience en allant à Loos via Faubourg de Béthune, ce matin.

Imprudents voyageurs

Je pensais à la manière dont certains de mes amis et moi parlons de nous et des vicissitudes de nos vies sentimentales, oscillant d’une hypothèse à une autre, inventant des systèmes pour mieux les démonter, riant toujours beaucoup, pour conclure par le très avisé « Je sais que je ne sais pas », quand m’est revenu à l’esprit un texte de James Thurber, Imprudents voyageurs (écrit au début des années 1940)*. Thurber y feuillette un guide de voyage et c’est très drôle. En voici un extrait :

* On le trouve dans le recueil La vie rêvée de Walter Mitty.

In the upper room (21)

Pourquoi la religion serait-elle décorative ? À quoi bon s’encombrer de vitraux, rosaces, arc-boutants et autres statuettes ? Pourquoi hésiter entre roman et gothique, comme si Jésus ne nous posait pas de questions plus essentielles ? La semaine dernière, lors de notre apéro du dimanche soir, mes amis et moi nous sommes livrés à des études bibliques ; nous avons également profité de ce qu’il n’y avait ni élections ni Apéricubes pour nous initier au Livre de Mormon. Pour preuve que, tout comme la convivialité, la spiritualité se passe bien de gadgets : nous avons beaucoup ri dans la gloire du Tout Puissant.

(Boulevard Victor Hugo, Lille.)

Hildegard von Bingen : De Sancta Maria, Ave Maria, Responsorium

Saturday night fever (5)

C’est samedi, vous l’attendez tous avec un frisson d’excitation : quelle sera la tonalité de notre rendez-vous musical, ce week-end ? Je vous laisse la découvrir dès à présent. Vous pouvez toujours essayer de danser – personnellement, c’est ce que je fais, après tout.

La Monte Young : B flat Dorian Blues

Gregg Kowalsky : IX (Tape Chants)

Ned Rothenberg and Gerry Hemmingway : Polysemy

Colin Stetson and Sarah Neufeld : The Sun Roars Into View

John Surman : Edges Of Illusion

Pauline Oliveros : A Love Song

La narration : le retour de la catastrophe

Les collégiens que je rencontre me demandent souvent si je compte écrire un jour une suite à l’un de mes romans, alors même qu’aucun d’eux n’est susceptible d’être décliné en série. Mes narrations bloguistiques, en revanche, s’y prêtent totalement. À la demande générale, voici le sequel de La narration : catastrophe (ainsi que de ses parties deux et trois : c’est aussi complexe que Star Wars, ma parole). Les dinos de l’espace contre-attaquent !

(À suivre. Pour l’instant, c’est la merde…)