Jambes en l’air (19)

« La grotte, c’est le frigo de l’homme préhistorique ». Aliénor Dauchez.

Vous adorez me détester, me mépriser, me dégrader. C’est pourquoi, malgré la réprobation que vous inspire ma série de jambes en l’air (pratique peu répandue que vous qualifiez tour à tour de régressive, antisociale et absurde), vous êtes frustrés quand je la laisse en suspens car vous n’avez plus votre petit os de haine à vous mettre sous les crocs. Aujourd’hui, pendant ma course à pied dominicale, j’ai décidé de me montrer charitable et j’ai levé les jambes pour vous. Au programme ? Une grotte authentique et véritable, la piscine Max Dormoy et la fraternité française (hôtel de ville, Lomme).



Le 5 mai au Liquium

Mon amie Clémentine présentera sa formule solo en concert le vendredi 5 mai au Liquium. Le même jour, en début d’après-midi, nous y ferons une répétition publique de la lecture musicale précédemment évoquée ici. Je vous annoncerai prochainement notre première date mais je peux déjà vous dire que ce sera au mois de juin, toujours au Liquium.

In the kitchen (3)

Le Cœur Immaculé de Marie vous portera-t-il chance ? L’un des 19 murs postés avant-hier sur ce blog provient d’une aile (côté rue des Œillets) de cette église : duquel s’agit-il ? Que votre pigeon soit le premier à m’apporter la bonne réponse et vous gagnerez un flacon en plastique destiné à recevoir de l’eau bénite, en forme de Vierge Marie*.

(Cœur Immaculé de Marie, entre la rue des Œillets, la rue Glycines et la rue des Fougères, Lille Sud.)

* Vide : vous n’aurez qu’à faire un saut à Lourdes. Et vous savez à quoi vous attendre pour les frais de port.

Saturday night fever (3)

Le magazine Wire* appellerait cette rubrique Office ambience (ce mois-ci, c’est leur #399). Autant vous prévenir : parfois vous allez danser, parfois non.

Sainkho Namtchylak et Ned Rothenberg improvisent (c’est toujours inouï.)

Jerusalem In My Heart : Yudaghdegh al-ra3ey wala al-ghanam

Kronos Quartet : La sidounak sayyada

Meirav Ben David-Harel : Yedidi Hashakhakhta

Jordi Savall et son ensemble Hespèrion XXI : Danse de l’Âme

* D’ailleurs je ne peux que vous recommander d’écouter le nouvel album de Nicole Mitchell en streaming ce mois-ci sur le site de Wire. Je dois un certain nombre de belles découvertes à ce magazine, ainsi qu’à quelques émissions de France Musique, notamment celles d’Anne Montaron, de Clément Lebrun et de Bruno Letort – je regrette énormément l’émission qu’il animait il y a deux ans avec Christian Zanesi, Des aventures sonores ; je l’ai intégralement podcastée : bonheur indescriptible. Ce sont de précieux accélérateurs de curiosité.

En construction

En teaser miniature de Mes petites amoureuses, lecture musicale dont il est question ici, la phrase qui clôt le texte et que m’a évoquée le haïku visuel ci-dessus :

« Ainsi, en-deçà de neuve – en construction –, j’avance paisiblement dans la lumière. Là, je le sens grésiller sur ma peau, dans mes neurones apaisés, je le sens : je suis prête à aimer. »*

Quand pourrez-vous assister à cette lecture musicale ? me demanderez-vous, vibrants de fébrile impatience. Je vous en parle dès demain…

* De fait, je l’étais. Ce qui soulève une nouvelle fois la question suivante : l’écriture est-elle prémonitoire ou un auteur a-t-il simplement beaucoup d’intuition ?

La narration : catastrophe (3)

Suite et fin de votre série préférée, au suspense haletant, commencée ici et poursuivie . Dans l’épisode précédent, les dinosaures de l’espace semaient la dévastation sur terre et dans le canal (mais oui). La planète viendra-t-elle à bout de ce fléau ? Qui sera le deus ex machina ?

THE – happy – END

Et puis il faut bien un générique de fin :

Messer Chups : The Menace

(Non, je ne vais pas mentir, la deuxième photo n’a pas été prise dans la banlieue lilloise mais à Spreepark, Berlin.)

Zéphyrs embrasés (18)

(École Madame Roland, rue Saint-Gabriel, Lille Saint-Maurice. On se demande par quel miracle – car il ne peut s’agir que d’une intervention divine – la Manif pour tous n’a pas encore mis le feu à cet établissement scolaire décadent, qu’entourent pourtant pas moins de deux saints.)

19 murs

Vous étiez nombreux, hier, à vandaliser ma bicyclette, lui jetant des œufs de pigeon pourris par dizaines pour protester contre la disparition des observations urbaines qui ont fait naguère le sel de ce blog : que sont devenus, me demandiez-vous, les Rideaux et Voilages, les panonceaux canins, les chalets du Nord et autres chevaux de fenêtre ? Eh bien il y en a trop, voilà ce que je vous ai répondu, et je ne suis pas là pour tous les recenser. Faites le travail vous-même si ça vous semble important.* Cela dit, je n’ai pas cessé d’observer les villes dans lesquelles je cours, aussi je vous propose aujourd’hui, pour tenter d’atténuer votre frustration, pas moins de 19 murs du Nord. J’ai tardé à mettre en ligne cette série, qu’un teaser annonçait il y a quelques temps déjà ; il utilisait l’une des 19 photos ci-dessous. Grand Jeu Concours : trouvez de laquelle il s’agit, dépêchez-moi le pigeon le plus rapide avec la bonne réponse et gagnez un magnet « Place de l’apéro ».**

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Are you ready for more ? Mais oui, une autre série suivra : plus tard. Ne trépignez pas, pas déjà, je vous en conjure.

* Je tiens par ailleurs à vous signaler que j’ai récemment refusé une offre substantielle de Netflix, qui souhaitait acheter les droits de mes séries « La narration », pour preuve que tout le monde ne les trouve pas inintéressantes.
** Frais de port non remboursés. Retrait possible*** au bar Le Liquium.
*** Possibilité réservée à la clientèle.

La narration : catastrophe (2)

Vous l’avez rêvée bruyamment (du moins avec force pigeons), eh bien la voici : la suite (toujours aussi catastrophique) de la narration qui a débuté ici. Pour l’occasion, je signale que, dépassée par le succès de mes micro fictions (après tout, qui eût cru qu’un bled desséché deviendrait Hollywood ?), j’ai créé sur ce blog une nouvelle catégorie, intitulée « La narration », qui vous permet de suivre en toute commodité vos séries préférées – j’ai renommé ces dernières pour votre confort.

(Oui, ça s’engage plutôt mal. La fin dans le prochain épisode…)

Sucreries

Un court poème que j’ai écrit l’été dernier, quand j’ai perdu quelques ‘amis’ suite à une rupture ; ils ne me manquent jamais – je me suis furtivement rappelé certains d’entre eux, ce matin, en voyant une photo sur un frigo.

« Allocution à ceux de mes proches qui pensent pouvoir me dire qui je suis, me désigner ma place sur terre et me laisser la vaisselle

eh, je ne suis pas une page blanche
que vous puissiez emplir de vos
élucubrations
reposez-moi immédiatement »

C’est un très court poème vraiment : plus court que son titre même.

Je suis heureuse d’avoir des amis aussi délicats, bienveillants et intelligents que les miens, je veux dire ceux qui sont restés (et tous ceux, aussi, qui sont arrivés ensuite, mes très chères sucreries).