Les feux de l’été

Le 29 avril, je courais au long de la voie ferrée qui mène de Loos à Haubourdin et j’y ai découvert, dans un ancien champ très récemment devenu friche, un lieu éphémère de convivialité, tout confort et sécurisé. En tout cas, les feux de l’été sont de retour, avec une franche avance sur le calendrier.

Tout était prêt pour la fête. Le 10 mai, le barbecue avait été consommé, les braises prudemment couvertes de cailloux. C’est ce que j’appelle une vie nocturne responsable et prudente – respectueuse, aussi : zéro emballage, pas même l’ombre d’un Capri-Sun.

Maintenant, je vous emmène au parc de la jeune athlète, plus précisément sur le terrain qui le surplombe et où personne ne joue jamais (plus) au basket. Je mène un projet poético-photographique autour de ce parc depuis quelques jours – il m’occupera très précisément du 23 mai au 19 juin. Considérons cela comme une résidence à vélo. Je profite de l’occasion pour vous prévenir que je ne serai donc pas très disponible pendant cette période, merci de votre compréhension.

Ici, une vue en contexte : derrière le souvenir d’un feu de camp, qui gît sur ce qui fut autrefois un terrain de basket, le lotissement de la J.A.

Et comme je suis d’excellente humeur (c’est relatif à la J.A. mais la superstition m’empêche de vous en dire plus pour le moment), vous avez droit en prime à quelques détails, à commencer par un très mal assis, là.

Les deux dernières images m’amènent à me poser une question : ces ustensiles ont-ils été laissés au bitume en prévision de samedis soir ultérieurs ou en qualité de rebuts ? Si je les avais récupérés dans ma capuche pour mon propre usage, quelqu’un aurait-il dit, la semaine prochaine, « Eh merde, on nous a piqué la grille et le pic à brochette » ?