nous ?

Oh, tu dis nous. Non, je n’ai rien contre le nous – j’en ai quelques-uns, que je chéris. Mais quand tu me prends en complicité, quand tu m’inclus d’autorité dans ce nous qui porte tes engagements, par lequel tu me rallies à tes causes, de quel nous veux-tu parler, au juste ?

Est-ce nous les artistes lesbiennes antispécistes, véganes, viscéralement écolos du bassin minier des Hauts-de-France nées dans les années 1970 qui n’avons ni enfant ni véhicule motorisé, nous levons à l’aube, sommes allergiques aux rhétoriques, aux dogmatismes et aux réseaux sociaux, explorons inlassablement l’arrière-monde, prisons le mouvement et les musiques expérimentales et estimons que le suprématisme humain est la barbarie suprême ? Pourquoi pas, même si c’est vraiment très réducteur.

Non, ce n’est pas ce que tu entends par nous ? Mais alors…

Oh, ça. Mais tu sais, j’ai fui un monde où on me disait chaque matin Salut, j’exsude Michaux, Barthes et Bashung, ça va ? ce n’est pas pour faire allégeance à d’autres figures dites incontournables. Je n’ai pas davantage besoin de maîtresses que de maîtres à penser, d’héroïnes que de héros, d’inspiratrices que de prescripteurs. Merci mais je vais plutôt continuer de chercher les invendues de la culture, d’inventer ma propre langue et ma propre pensée – tant pis si personne ne m’entend. Je vais rester moi dans mes nous hétéroclites, protéiformes et insaisissables.

Vani / tir

Hier, j’ai décidé de me donner mon après-midi : j’avais trop travaillé toute la semaine, sur trop de projets à la fois, mon cerveau boudait, il faisait beau, alors j’ai sauté sur Mon Bolide et cédé à l’appel de la forêt qui me taraudait depuis des jours. J’ai donc pédalé jusqu’à la forêt domaniale de Phalempin, avec un crochet par le bois de l’Émolière, qui en est une partie mais qui est sis entre Libercourt et Wahagnies (prononcez Vani). C’est là que, contre toute attente puisqu’il était 14h, j’ai aperçu Monsieur. J’ai dit Tiens tiens, bonjour. Il n’a pas bougé.

J’étais surprise qu’il ne m’aboie pas dessus car, bien souvent, c’est ce que font les mâles quand je cours ou pédale sur leur territoire, je m’entends mieux avec les chevrettes et les faons. Or c’était assurément un chevreuil, on le voit bien : il a des bois, pas de miroir en forme de cœur sur les fesses et puis, euh.

Un Monsieur, en somme. Qui n’a pas semblé dérangé par ma présence. Je lui ai dit que j’étais très touchée de sa confiance mais qu’il ferait bien d’être un peu plus prudent ; c’est à ce moment-là qu’il a commencé à se laver. J’ai insisté, j’ai tenté de le raisonner tout en regardant autour de moi pour m’assurer qu’un sanglier n’avait pas une insomnie, lui aussi. Puis nous avons repris chacun.e notre chemin. Qu’est-ce que j’étais censée faire ? Hurler, faire du bruit pour lui rappeler que les humains sont un danger ?

Je me suis arrêtée à la niche 5 étoiles de la Vierge Marie derrière l’église de Wahagnies pour lui demander de protéger les innocent.e.s des chasseurs. Par exemple, je lui ai suggéré avec diplomatie, tu pourrais leur souffler de troquer leur fusil contre un appareil photo. Cette fois, je n’avais pas oublié son allergie aux fruits à coque et lui avais apporté une barre de céréales aux pommes bio en offrande, j’avais mis toutes les chances de mon côté, pourtant elle m’a répondu assez agacée, « Qu’est-ce que tu lis sur mon autel ? Ave Rita ? » Merci beaucoup, ND, toujours aussi aimable.

Je suis rentrée de Phalempin en faisant des détours pour éviter les routes fréquentées. Alors que je traversais Estevelles, j’ai vu un California Dreaming particulièrement réussi.

J’ai préparé ce billet avant d’aller me coucher, hier soir. Et ce matin, il résonne étrangement après ce qui vient de m’arriver. Je courais au pied d’un terril, dans une ville qui laisse les canetons agoniser dans des bassins de rétention, quand j’ai vu un chasseur pourtant bien caché dans les buissons. Une caricature vivante en camouflage intégral, mais sans gilet orange puisqu’il était de toute façon dans l’illégalité (ici la chasse n’est pas autorisée le samedi), un vrai gros dur à moustache brosse, le fusil posé sur la crosse, contre sa jambe. Je n’ai pas réfléchi, j’ai dit qu’il n’avait pas le droit d’être là et que j’allais le signaler. J’ai continué de courir et soudain je me suis dit Mais enfin, tu es complètement stupide ou quoi ? Il a une arme… Ma spontanéité finira par me causer des ennuis. Et de fait, un coup de feu a retenti dans mon dos. Je ne sais pas s’il m’a visée ou s’il voulait juste me faire peur, je suppose que c’est la deuxième option (à savoir une menace de mort, tout de même) mais je tremblais quand j’ai appelé la police. Et maintenant, que faire ? Porter plainte ferait de moi une cible de tout le lobby (le fondateur de la fédération anti-chasse reçoit constamment des menaces de mort sous forme de balles dans sa boîte aux lettres, ce n’est pas une vie) alors je vais m’abstenir. Et laisser les types qui ont des fusils continuer de sévir dans la plus pure impunité. Ils ont l’argument suprême, le pouvoir de vie ou de mort, un pouvoir légal – au pire, ils prétexteraient l’accident de chasse : c’est puni par la loi, ça ? Ah oui, c’est passible de 3 ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende, selon l’article 221-6 du Code pénal. Tranquille.

à la tronçonneuse

Une maison s’est vendue dans ma rue cet été. Le panneau Vendu n’a longtemps été suivi d’aucun mouvement, jusqu’à ce que, pendant trois jours, un massacre à la tronçonneuse vienne à bout de chaque arbre, de chaque arbuste du jardin. Jusqu’à ce qu’il n’en reste pas un. Rien. Ça me retourne le ventre, ça me pousserait à faire sécession de mon espèce si je ne pensais aux amies avec qui je crée des espaces où vivre sans perdre la raison, où ne pas claquer comme une ampoule soumise à surtension chaque fois que je suis témoin d’une violence perpétrée contre un non-humain, où ne pas perdre la raison à l’idée que de telles violences sont perpétrées à chaque instant de chaque jour, innommables, innombrables, dans l’indifférence générale. Je vois par ma fenêtre des raclures de bidet à pouces opposables assassiner des êtres dont la vie valait infiniment plus que la leur, dont la vie ne nuisait pas à celle des autres mais l’accueillait ; j’assiste impuissante à l’exécution d’innocents ; je ne fais rien qui pourrait, par ricochet, me priver de ma précieuse liberté de mouvement dans un monde où ces crimes passent pour des pratiques anodines, où nous sommes une ridicule minorité à considérer comme une barbarie la mise à mort gratuite d’êtres privés de droits. Je reste non-violente parce que la violence d’une seule ne suffirait pas. Mais je n’aurai aucun respect pour notre espèce tant qu’elle ne protégera pas les autres par la loi – puisque le respect, la justice et l’empathie ne sont pas dans ses cordes et qu’elle ne comprend que l’autorité. Je crois hélas qu’elle se sera sabordée avant d’ébaucher un cheminement intellectuel dans ce sens ; la pauvre ne sait penser qu’à partir d’elle-même, son incapacité à se décentrer la rend obtuse à un point qui ne laisse aucun espoir – seule notre extinction rendra aux autres espèces la possibilité du bonheur. C’est au point que même les défenseurs de la nature sont incapables de lui reconnaître une valeur propre, intrinsèque, où l’incident homo sapiens n’aurait aucune place.

(misère de l’esprit civilisé : un aphorisme imbécile cloué sur un arbre qui n’a rien demandé)

/ 3 : Munificence & Pompe (7)

Des pompes chronologiques, cette fois, de la fin du printemps au début de l’automne.
Des pompes variées, de la sandale à la babouche en passant par les rollers.
Des pompes nomades, aussi, de Liévin à Lyon à San Francisco, où Valentina joue ce soir.
Une split munificence enfin, où j’ai pris la première photo /3, Valentina la deuxième en ma compagnie et la troisième sans moi.

des remerciements (2)

Cambourakis nous envoie ce soir de nouveaux extraits des coups de cœur pour L’Évaporée relevés chez des libraires. Wendy et moi sommes infiniment reconnaissante à ces dernier.e.s. <3

« Ce livre parle d’amour, d’amour total, absolu, qui vous habite, vous pénètre, vous submerge. Celui qui vous quitte, vous hante, vous révèle. »
Librairie-café Les Déferlantes

« Jenny et Ève sont amoureuses, d’un amour évident, lumineux et solide. En tout cas, c’est ce que pensait Jenny, juste avant qu’Ève ne prenne la suite sans dire un mot. Dans ces conditions, comment se reconstruire quand l’autre vous refuse le droit à une explication ? L’autre moitié de l’histoire se déroule devant nous et le lecteur alternant entre les points de vue peut colorer l’image en noir et blanc d’une centaine de nuances. L’Évaporée est une belle et douce romance. »
Librairie La Galerne

« À la fois histoire d’une rupture et interrogation sur l’écriture, ce texte nous porte magnifiquement au gré de l’histoire d’Ève et de Jenny… »
Librairie La Carline

« La prouesse de cette écriture à 4 mains donne à ce récit un rythme très particulier auquel j’ai adhéré instantanément. »
Librairie L’Ombre du vent 

« Un grand roman d’amour, au style incandescent, ou réalité et fiction se répondent et se complètent sans cesse pour tenter d’apporter des réponses à l’inexplicable. »
Librairie du Channel

« L’histoire de l’errance nécessaire à la suite de toute absence, écrite avec finesse, sensibilité et émotion..»
Librairie Payot Neuchâtel

« Une magnifique réflexion sur l’amour mais aussi sur la création et la façon dont les différentes parties d’un couple concilient des choix de vies divergents. »
Librairie Un livre et une tasse de thé

« C’est un très beau texte sur la rupture, qui suit à travers passé et présent le parcours de nos deux protagonistes. Un très bon moment de lecture ! »
Librairie Une Autre page

« Cette expérience littéraire à quatre mains est très réussie ! On oublie qu’il y a du vrai, qu’il y a de la création, on se prend juste à espérer une happy end !! »
Librairie Vivement Dimanche

« Récit magnifique d’amours déçus. »
Librairie Point Virgule

« Quelle délicatesse, quelle sensibilité, quel livre. »
Librairie La Régulière

« Un incontournable. »
Librairie Le Failler

« Dans ce roman éblouissant, les deux autrices explorent les forces de vie qui sous-tendent et travaillent une relation amoureuse sincère, le deuil, la perte et l’insupportable attente ainsi que la force magnifique des mots, de la création littéraire. Le tout avec une justesse et une intelligence folles. À lire absolument ! »
Librairie Club

« C’est un roman né d’une rencontre entre deux autrices. C’est le récit d’une rupture vue par les deux protagonistes, car « l’expérience de chaque être en ce monde est une solitude vraiment irrémédiable ». Un livre très beau sur les sentiments et les façons différentes de les vivre. »
Librairie Garin

« Une histoire d’amour lesbienne écrite à 4 mains, le récit d’une rupture où l’on peut entendre les deux voix, les deux versions de l’histoire, pour réparer les cœurs brisés… »
Librairie Le Monte-en-l’air

« Les autrices nous confient avec beaucoup de pudeur un récit traitant de la rupture amoureuse. Roman à deux voix, sensibles et complémentaires, laissant la parole aux douleurs, à la tristesse puis à l’après comme un renouveau ou un retour. »
Librairie Les Villes invisibles

« L’écriture est cathartique, on sent que Wendy et Fanny sont des âmes sœurs littéraires qui se sont trouvées.  Coup de cœur de cette rentrée littéraire. »
Librairie La Forge

« Magnifique, fort, délicat, un roman original et passionnant qui réinvente le discours amoureux. »
Librairie Page et Plume

« Coup de cœur de cette rentrée littéraire. »
Librairie Maipiù

« Une expérience littéraire exaltante et poétique. Ou comment transformer la douleur d’une rupture incomprise et soudaine en un livre beau et doux. »
Librairie-café Le Murmure

« L’amour et l’écriture sont au coeur de ce roman qui explore avec sensibilité les limites et les événements qui nous bâtissent. »
Le Silence de la mer

« S’il s’ouvre sur une rupture, une évasion, le roman de Fanny Chiarello et Wendy Delorme est bel et bien une histoire d’amour. Et les autrices dépeignent l’état amoureux, ce qui le génère et ce qui l’entrave, avec une grâce et une justesse infinies. »
L’Atelier

/ 3 : pas de saison

pour fleurir, pour briller, pour danser

(renouée d’Aubert sur le terril 94, Noyelles-sous-Lens)

(lever de soleil reflété par un abribus de Loison-sous-Lens)

(oiseaux surpris par la petite auto de G*** Maps près d’Ambrines)

oui, l’automne est une belle saison – si l’on arrive à faire abstraction de cette tache orange fluo qui se répand dans le paradis des autres espèces dès ses premiers jours et la ternit ainsi considérablement (lundi matin, des restes de cygne éparpillés dans une zone de chasse autorisée rendaient difficile d’oublier les gros tas de merde qui de nouveau tirent sur tout ce qui bouge avec la bénédiction présidentielle, y compris sur les animaux que même eux, tout gros tas de merde qu’ils soient, ne consomment traditionnellement pas)

/ 3 : <3 (13)

Vous êtes nombreux.ses à me demander des nouvelles de nos chevales. Elles sont touchées de votre sollicitude et vous font savoir qu’elles vont toujours très bien. Quoique l’une des deux ait une certaine tendance au minimalisme

et que l’autre soit une multi-collectionneuse notoire,

elles s’entendent apparemment à merveille et sont très heureuses.

(Photos prises à Montigny-en-Gohelle, à Saint-André-lez-Lille et à Liévin)

/ 3 : Rita

la librairie la Régulière, à Paris, est aussi la maison de Rita ; parfois, elle dort face à un public d’une trentaine de personnes, ça n’affecte pas la qualité de son sommeil

et puis parfois elle traverse la scène

pour aller aux toilettes

(merci à Jagna pour la photo de Wendy, Rita et moi)

Vertébrale(s)

Mes co-Vertébrales et moi-même avons concocté un petit document pour présenter notre projet. Le voici.

Rencontre entre Fanny Chiarello, Aude Rabillon et Florentine Rey dans les dunes du Havre de Regnéville-sur-mer en mai 2022

Un groupe de recherche et une résidence nomade

VERTÉBRALE(S) est un groupe de recherche initié par Fanny Chiarello, Aude Rabillon et Florentine Rey, dont les questionnements tournent autour de la forme et du dispositif dans la création artistique. Animées par l’intuition d’un inédit-inouï, d’un quelque chose du monde qui reste à penser et qui se trouve probablement du côté du féminin, Vertébrale(s) propose de valoriser une pensée hors des cadres, une pensée des interstices et des lisières, explorant des formes ouvertes, mouvantes, évolutives.

VERTÉBRALE(S) se déplace à la rencontre d’autres créatrices – autrices, plasticiennes, musiciennes, poètes, photographes, compositrices, chorégraphes, circassiennes, illustratrices, etc. -, pour les inviter à échanger et à partager leur réflexion autour des pratiques artistiques, accueillant de nouveaux contenus, des visions, des intuitions.

VERTÉBRALE(S) adopte l’itinérance comme mode de rencontre et de recherche.

Au commencement

Fanny Chiarello, Aude Rabillon et Florentine Rey se sont rencontrées au Centre de Création des Fours à Chaux à Regnéville-sur-Mer en mai 2022. Leur entente s’est cristallisée dans les dunes du Havre de Regnéville-sur-mer au petit matin, au hasard d’un paysage sans bords, flottant et variant.

Intuitions

Nous avons l’intuition d’un impensé dans le monde qui se situe probablement du côté du principe féminin. Les forces de ce principe féminin peuvent avoir trait à la corporéité, à une expérience spécifique de l’altérité ainsi que, précisément, à la part de l’intuition dans l’élaboration d’une pensée et d’un langage en marge des rhétoriques. Nous percevons une corrélation très vive entre ces forces et les formes que nous explorons et cherchons.
Cet impensé/inexploré concerne également la question des espaces, en particulier des espaces interstitiels, que nous sentons extrêmement liés à nos recherches formelles. Nous pensons qu’il est essentiel de prendre en considération ces espaces interstitiels, ces « vides entre », ces non lieux.

Pistes

VERTÉBRALE(S) c’est convoquer les forces du principe féminin comme celles des espaces interstitiels en se demandant comment elles peuvent être génératrices de formes ouvertes, en mouvement, respirantes, évolutives pour accueillir de nouveaux contenus, visions, intuitions.

VERTÉBRALE(S) c’est partager et expliciter nos démarches artistiques, capter, nommer, penser les formes qui nous traversent, habiter les interstices, les transitions, explorer les bords et les non lieux.

VERTÉBRALE(S) prend la forme d’une résidence nomade : aller dans des lieux où les interstices sont prégnants et saillants (zones rurales, havre normands, zones industrielles, terrils, etc.)

VERTÉBRALE(S) c’est repérer et questionner les formes de pensées collectives et s’interroger sur la marginalité de certaines collaborations. La création peut-elle être pensée comme matière, comme lien physique, comme contact ?

Collaborations

Au gré des hasards, des rencontres, des lieux qui nous accueillent, VERTÉBRALE(S) invite des créatrices à échanger, à partager leurs recherches et à s’exprimer en public accompagnées par les coordinatrices. Les invitées sont choisies pour leur recherche artistique, leur questionnement des formes dans leur pratique et leur rapport au territoire qu’elles occupent.

2022 – 2023 : deux premières sessions en Normandie et dans les Hauts-de-France
Du 18 au 22 novembre 2022 au Centre de création des Fours à Chaux de Regnéville-sur-mer
Les 27, 28 et 29 janvier 2023 à la Villa Yourcenar à Saint-Jans-Cappel

Organisation des trois jours

Premier jour : rencontre avec les invitées, partages des pratiques et des idées autour d’un déjeuner commun et d’une après-midi consacrée aux recherches.
Deuxième jour : temps de réflexion entre les coordinatrices et mise en forme des idées et des matériaux.
Troisième jour : petites formes participatives et improvisées avec le public

Traces

A l’issue des trois jours, les coordinatrices pourront mettre en ligne une trace des journées et permettre à celleux non présent·e·s pour le temps de partage public de prendre connaissance des avancées. Elles rendront compte à leurs façons : écrit, vidéo, sons…

Les vertébrale(s)

Fanny Chiarello est romancière et poète.
En courant ou à vélo, avec son appareil photo et son carnet, elle cherche les résidus de sauvagerie dans les villes et les intrusions de la civilisation dans la nature, puis elle écrit des trucs. À ses heures perdues, elle constitue un répertoire de créatrices sonores du monde entier. http://www.fannychiarello.com/

Aude Rabillon est compositrice électroacousticienne.
Captant le hors champ, affectionnant ce qui (se) décale et nous déplace écoutant, elle aime à tendre son micro pour recueillir les presque rien et les bruissements, les paroles perdues et éclats de voix. Elle s’attache à les amplifier et les tisser ensemble jusqu’à ce qu’ils trouvent leur place et leur juste résonance. https://auderabillon.wordpress.com/

Florentine Rey est poète et performeuse.
Elle a choisi de vivre au plus près d’une liberté têtue et nomade, cherchant à agrandir l’espace en soi qui permet la pensée et la création. https://florentine-rey.fr