Sort et ressort (2) : la logique

Prier, c’est plus compliqué quand on a oublié la carte mémoire de l’appareil photo et que le téléphone portable est totalement déchargé. Qu’allez-vous dire ? Que le sort s’acharne sur moi ? Je continue d’affirmer qu’il n’existe rien de tel que le sort*. Il n’est plus question dans cette expérience malheureuse d’opposer sort et ressort comme je le faisais hier dans Prière n° 6 : sort et ressort, j’en ai bien conscience, puisque aujourd’hui, il n’y avait aucun support possible. C’était comme prier (ou courir, d’ailleurs) sans genoux. Il y a des limites à l’invention et à la volonté. Cette déconvenue invalide-t-elle mon théorème d’hier, selon lequel sort ≠ ressort ? Oui et non, puisque si je suis rentrée sans prière de cette course à pied, je l’ai précisément mise à profit pour affiner mon théorème :

* Quand tu as perdu ton Eurydice, tu n’es pas distrait(e), toi ? Eh bien moi, si. J’avais également oublié mes mouchoirs en papier, si tu veux tout savoir.

Des feux

Mon nouveau projet avance et me procure beaucoup de joie. Je l’ai lancé au moment où je sentais que j’aurais besoin de lui pour tenir debout et ça fonctionne : je suis debout. Mon planning et ma boîte de réception sont le théâtre d’un beau petit feu d’artifice, ces jours-ci, car cette expérience d’écriture m’amène à travailler avec la collaboration d’une cinquantaine de personnes, dont une chienne – mais pas n’importe laquelle, il s’agit de Silzig, en photo ci-dessous, qui est la colocataire de notre amie Joëllyne. Merci à eux tous pour leur enthousiasme et les si belles choses qu’ils me livrent. J’ai de la chance.

Des problèmes

Parfois, mon amie Valérie me dit, Les gens ont des problèmes, hein ? et c’est l’une des phrases qui m’amusent le plus, je me tortille sur mes pieds et me plie en deux parce que, oui, nous voyons de sacrées choses, parfois (nous, ça va, toujours dignes). Et c’est l’une des phrases qui, ce soir, m’aident à sourire.

Prière n°6 : sort et ressort

Aujourd’hui, rien ne s’est passé comme je le voulais quand j’ai entrepris de faire cette prière : la tempête, la police, un camping-car et autres éléments variés ont ruiné quelques-uns de mes plans. Je me suis dit que le sort s’acharnait contre moi et, m’entendant le penser, je me suis révoltée contre moi-même : Le sort, ça n’existe pas, Fanny, me suis-je tancée, c’est à toi de trouver des solutions, de montrer que tu as du ressort. Déplace les lignes sur ton story-board, fais preuve d’imagination et observe bien ce qui t’entoure, il y a forcément autre chose à faire. J’ai bien fait de m’écouter. La voici, cette foutue prière, merde.

Nevers Tandem

Le samedi 10 février, dans le cadre du festival Nevers Tandem, Clémentine Collette et moi jouerons Mes petites amoureuses à l’auditorium de la médiathèque Jean Jaurès, à 17h. Le lendemain, je ferai partie des auteurs invités à lire au cours de la sieste acoustique, à 14h, toujours à la médiathèque. Ces événements sont gratuits sur réservation. Voici une page arrachée au programme :

processus réversible n°6

Notez que cet escalier mène à des voies ferrées ; son accès, comme vous pouvez le voir, est interdit par une grille. Il faut pourtant le descendre pour pouvoir accéder à une ancienne friche ferroviaire de 13 hectares devenue un parc méconnu qualifié par la plupart des bienheureux qui ont pu y mettre les pieds de « jungle urbaine », où paissent chèvres, moutons et poneys. Parce que ce parc est serti entre trois lignes de chemin de fer encore utilisées (c’est littéralement un triangle), l’on ne peut y accéder qu’accompagné par le personnel autorisé. Depuis que j’ai appris l’existence de ce lieu (merci Sarah) je peste contre cette infantilisation bien française. Les voies ferrées, je m’allonge dessus : je peux bien les traverser. Alors pourquoi n’ai-je pas le droit de visiter cette friche sans un employé municipal ? Pourquoi pas une visite groupée avec des familles en panoplie de randonnée, tant que vous y êtes ? Je cherche des volontaires pour s’insurger avec moi contre cette aberration – ou pour un commando clandestin. Me contacter par la voie habituelle ; vous seriez bien avisés de masquer vos pigeons pour l’occasion.

Mal assis, là (28), spécial tables de pique-nique

Où irons-nous pique-niquer en cette belle journée ? Nous pourrions nous installer à cette table couverte de mousse au bout du canal, à Lomme (bout du canal et bout du monde, où l’on a déjà vu des voitures flotter au milieu des ragondins – et l’on peut même le revoir ici), entre une maison abandonnée et les montagnes rouille du ferrailleur.

Ou nous pourrions choisir cette table plus neuve, plus propre, devant ces locaux du Département du Nord, à Villeneuve-d’Ascq, face à l’usine de peintures en phase solvant et en phase aqueuse pour l’industrie, le bâtiment et l’anticorrosion.

À moins que nous n’options pour l’une de celles-ci, en sécurité derrière les grilles de l’institut de formation en soins infirmiers, à Mons-en-Baroeul, avec vue sur le périphérique et la station service.

Gratuit pour les mamies

Dimanche 28 janvier, à 16h, rejoignez-nous au théâtre Massenet. Qui ça nous quoi ? J’y viens : je copie-colle ci-dessous la présentation que vous pouvez également trouver ici, sur le site du théâtre.

(©Lucien Fradin)

GRATUIT POUR LES MAMIES

LUCIEN FRADIN – CIE HVDZ

Thé dansant et courtes formes, tout public

Prix libre et comme vous l’aurez compris gratuit pour les mamies !

Pour prolonger leur recherche au plateau, Josiane Collet et son petit-fils Lucien Fradin vous invitent à passer un après-midi en leur compagnie, que vous soyez grands-mères, petits-enfants, ou mamie friendly. Des napperons, des danses de salon, du thé et du café, ainsi qu’un extrait de leur travail en cours et un micro ouvert à de talentueuses écrivaines Fanny Chiarello, Clemmie Wonder, Aurore Magnier, Marie Stevenard & Law Cailleretz. Ils/elles vous feront passer un dimanche festiconvivial comme vous en avez toujours rêvé !

Fuck XB

Frllliiouf ! dit mon téléphone portable, m’indiquant la réception d’un mail. Mon amour ? m’écriai-je, sautant sur l’appareil, pleine d’espoir. Mais c’était Xavier Bertrand qui me présentait ses vœux, connard. Comment a-t-il eu mon adresse mail ?

Mal assis, là (27) : ça change

Nous avons aperçu ici le banc funéraire de Lille Sud, étudié le cas du banc avec vue, maintenant voici quelques astucieuses expérimentations témoignant d’une ingénieuse ingénierie. Découvrez l’acculoir de Villeneuve-d’Ascq à deux pieds, le banc champêtre devant (≠ derrière) le Lidl d’Hellemmes et le banc écologique avec option puces de lit – puisque c’est, comme mon ami Joe pourrait en témoigner, le danger avec les palettes.