Bibliomobi (la vraie suite)

Le premier épisode de ma micro-série Signes est disponible sur l’application Bibliomobi. Dans cette histoire en quatre épisodes destinée aux adolescents, ma narratrice mène une enquête intimiste qui la fait constamment osciller entre occultisme et sentimentalisme. Dans le premier épisode, RAC 207, l’on trouve même, comme annoncé ici, un Chalet du Nord remarquable.

Un échange

J’ai terminé hier soir la première mouture convaincante (à mes yeux) d’un second texte découlant de mon séjour à New York. Octroyez-moi des bourses Stendhal sans hésitation, je leur ferai honneur. En attendant, je viens de découvrir la page de mon nouveau livre, A happy woman, dans le catalogue des prochaines parutions de l’Olivier. Il ne s’agit pas, contrairement à ce que j’ai d’abord pensé, de la quatrième de couverture – que je viens justement de recevoir*, mon éditrice me l’ayant envoyée en échange du susdit manuscrit.

* Vous ne pensez pas que les auteur-e-s écrivent eux- ou elles-mêmes leurs quatrièmes de couverture, dites-moi ? Après tout, si ce n’est pas votre domaine, pourquoi le sauriez-vous ? Des élèves me demandent souvent si je choisis les images en couverture des romans et il se trouve que ça dépend ; à l’Olivier, j’ai la chance de pouvoir choisir avec mon éditrice (et l’aval de l’équipe), tandis qu’à L’école des loisirs, je n’avais pas mon mot à dire. Tous les métiers paraissent plus ou moins nébuleux, de l’extérieur, et le monde du livre n’y fait pas exception. La plupart des gens sont fascinés quand je leur explique en quoi consiste le métier de préparateur ou préparatrice de copie. Sans aller jusque là, il faut parfois revenir aux fondamentaux : un collègue de ma meilleure amie pensait encore récemment que les livres de poche étaient des versions abrégées (pire, il a employé le mot résumé) des grands formats.

Mes petites amoureuses au Botanique

Le samedi 2 février, à 17h, Clémentine Collette et moi aurons l’honneur de jouer Mes petites amoureuses au Botanique, à Bruxelles, dans le cadre du festival LGBT Tels Quels. Pour en savoir plus, cliquez ici. Un concert de Clémix suivra, (quasiment) au même endroit, dès 20h.

Travaux en cours

J’ai décidé de conserver ce blog, quoique dans une version nouvelle considérablement allégée, plutôt que d’opter pour un site – il me semble que ce serait un cadre trop rigide pour ce que je veux en faire. Le point sur les travaux effectués cette semaine et sur les projets à venir dans le cadre de cette restructuration.

1. J’ai supprimé presque toutes les catégories, ainsi bien sûr que leur contenu, à l’exception des suivantes :

a – Factuel : je continuerai d’y mettre en ligne des infos concernant mon actualité.
b – National Geo, où j’ai réuni en un seul long billet les séries initialement consacrées à chaque ville, de sorte que nous avons désormais un seul article sur Rotterdam, Charleroi ou Maubeuge ; j’ai plaisir à faire ce genre de bêtises et je ne vois pas pourquoi y renoncer.
c – Autumn in New York, qui est un National Geo format géant, mais qui subira prochainement un important ravalement.

2. J’ai ajouté la catégorie Kitsch et lutte des classes, thème qui n’apparaissait jusqu’alors qu’en filigrane. A l’intérieur de cette rubrique, j’ai réduit à un unique billet d’anciennes catégories, chacune étant donc devenue un catalogue non exhaustif (loin s’en faut) susceptible d’évoluer – sans que je signale pour autant les mises à jour. Ces billets sont, pour le moment :

Rideaux et Voilages ;
L’appel de la montagne : Chalets du Nord ;
L’appel du large ;
Mascottes du Nord : Des chiens ;
Mascottes du Nord : Des chevaux ;
Mascottes du Nord : Des lions ;
Mascottes du Nord : Des oiseaux ;
L’art : collections privées du Nord ;
L’art : collectivités du Nord ;
Des Mickey du Nord ;
Autres fenêtres du Nord ;
Zéphyrs embrasés ;
Imagin’Hair ;
California Dreaming (des palmiers du Nord).

Ce sont en quelque sorte des synthèses des anciennes rubriques. Outre l’important travail de tri qu’ont requis ces transformations, j’ai passé un temps fou à retoucher les images les plus anciennes, quand c’était possible – les flous et les perspectives tordues ne me dérangeaient vraiment pas aux débuts de cette petite aventure (je ne prétends pas qu’il n’en reste pas…)

Ces divers billets ont été mis en ligne juste avant celui que vous êtes en train de lire.

3. Bientôt ici.

Dans les semaines qui viennent, j’inaugurerai une nouvelle rubrique, voire deux, dont le(s) titre(s) reste(nt) à définir, et dans la- ou lesquelle(s) nous retrouverons notamment (toujours dans le même principe du best of) les rubriques suivantes :

– La géométrie ;
– L’habitat ;
– L’arrière-monde ;
– Presque la campagne ;
– Les zones (parcs d’activités / zones industrielles, etc.) ;
– Les voies ferrées ;
– Jambes en l’air (la ville vue du dessous) ;
– Mal assis, là.

Par ailleurs, l’intégralité de mon exposition Ligne 18 fera l’objet d’une page (dans le menu supérieur, donc).

Je réfléchis encore à ce que je vais faire des Upper rooms & kitchens passés. Par ailleurs, j’envisage de les reprendre chaque semaine en adoptant une formule proche de l’hebdo généraliste quoique pieux : une espèce de Pèlerin très personnel, en somme.

Pour le reste (notamment les instantanés urbains de toutes sortes), j’attends qu’une idée me vienne, qui me permettrait de les agencer d’une manière intéressante, amusante ou les deux.

Au revoir

J’ai inauguré ce blog le 13 octobre 2016 par ce paragraphe :

« J’ai quitté le réseau social il y a un mois maintenant. Il ne me manque pas. Personne ne prétend plus me dire ce que je dois lire, penser, mépriser, encenser. Personne ne m’impose plus ses photos de vacances. Quant à moi, je me sens moins minable depuis que je ne participe plus à cette mise en scène de soi collective. Mais on me dit que je ne suis pas une vraie femme du XXIème siècle si je n’ai pas, quelque part sur Internet, un espace dédié à moi-même : une vitrine de mon travail, un T-shirt à ma propre effigie. Alors voici mon nouveau blog. »

Il m’apparaît aujourd’hui que ce blog est en passe de devenir mon vivarium. Vous connaissez sans doute la question : « Un arbre qui tombe ne fait-il du bruit que s’il y a quelqu’un pour l’entendre tomber ? » Inutile de vous dire ce que j’en pense. Après tout, je n’ai pas besoin de faire mes petits bricolages photos-textes sous vos yeux (en l’occurrence, je leur donnerais sans doute une forme plus aboutie voire exploitable si je le faisais pour moi seule) ni de regards extérieurs pour solidifier mon expérience terrestre, ni d’oreilles avec lesquelles partager la musique expérimentale (et autre) qui fait mon bonheur.

Par ailleurs, à mon extrême horreur, plusieurs personnes m’ont dit avoir l’impression que je m’adressais à elles à travers mes billets. C’est révélateur de la mauvaise voie sur laquelle ce blog m’avait engagée à mon corps défendant. Si j’ai quelque chose à vous dire, je vous enverrai un e-mail. En tout cas, je ne cherche pas d’amis, ni d’amoureuse, j’ai tout ce qu’il me faut, merci.

Je vais donc arrêter là et je m’en réjouis. Je pense mettre en ligne prochainement un site aussi rudimentaire que possible, qui reprendra le menu supérieur de ce blog et se contentera d’annoncer mes nouveautés quand il y en aura. Je vais d’abord prendre tout mon temps pour trier les 1427 billets que j’ai mis en ligne en deux ans et trois mois, y récupérer ce qui pourrait me servir et supprimer le reste. Je ferai en sorte que le site soit prêt pour la parution de mon nouveau livre, au mois de mars.

Merci à ceux d’entre vous qui m’ont fait part de leur intérêt pour mes élucubrations.

Bibliomobi (suite)

Je viens de terminer ma première série pour ados. Quatre textes qui se suivent et dessinent une espèce d’enquête psychologique, à défaut de rebondissements et revirements spectaculaires. Il s’agit d’une commande de l’AR2L, qui les rendra disponibles gratuitement sur l’application Bibliomobi, dont je vous ai déjà parlé. La commande n’était pas facile pour moi qui ai en horreur le principe même de la série, mais je suis plutôt contente du résultat. J’y ai fait entrer des chalets du Nord, particulièrement un chalet inspiré de celui-ci, qui se trouve à proximité du CHR, à Lille.

Derrière le chalet, une maison intégralement fascinante, comme le révèle cette vue immersive piquée sur un service de cartographie en ligne. Je ne voudrais pas vous priver de telles couleurs, d’où ma décision de vous livrer un billet dépareillé.

Un détail de la façade qui pourrait vous plaire – la perspective est pourrie mais je ne faisais pas très attention à ce genre de choses à l’époque où j’ai pris ces photos, en juillet 2016.

Bibliomobi

Connaissez-vous Bibliomobi, application de lecture mobile qui permet de télécharger gratuitement des œuvres numériques à partir d’un smartphone ? Je suis apparemment l’une des premières à avoir participé, à l’invitation de l’AR2L (Agence régionale du Livre et de la Lecture) Hauts-de-France et de la MEL (Métropole européenne de Lille), à un programme de saison puisqu’il propose aux 8-25 ans des contes de Noël. Vous me trouverez facilement sur le site qui présente la liste des téléchargements disponibles (d’autres sont encore à venir). Un aperçu :

Happy happy

J’ai l’immense joie de vous annoncer que mon livre sur Meredith Monk, A happy woman, paraîtra aux éditions de l’Olivier le 7 mars, à savoir la veille de la journée internationale des droits des femmes. Je me réjouis d’autant plus de cette coïncidence que Meredith a beaucoup souffert, à ses débuts, de la condescendance voire du mépris dont sont toujours gratifiées les femmes dans les milieux artistiques (comme dans tous les autres, me direz-vous) mais que sa détermination n’a jamais faibli. Nous en parlions l’automne dernier, comme je le raconte dans cet extrait de mon livre :

« C’est d’autant plus difficile quand on est une femme, me dit-elle. Mais cela nous donne un avantage sur les hommes : nous sommes opiniâtres et nous questionnons constamment notre pratique. Regarde certains compositeurs – je ne les citerai pas, tu sais très bien de qui je veux parler –, on sent bien que leur mère leur a dit, Tu vas tout réussir, trésor, tu es le meilleur. »

Pour changer, j’ai décidé de vous dévoiler ce que ne sera PAS la couverture du livre – mon éditrice et moi avons fait cinq propositions, celle-ci était ma préférée mais n’a pas été retenue :

J’ai pris cette photo lors de la remise du Gish Prize à la Brooklyn Academy of Music le 26 octobre 2017. Je ris encore toute seule chaque fois que je la vois. La voici en grand :

Ce que je ne vous ai jamais montré, c’est la photo qui, (presque) à ce moment-là, était prise sur scène (le nom de son auteure n’est pas mentionné sur le site de la fondation) :

(© 2018 The Dorothy & Lillian Gish Prize)

Ligne 18

Mon exposition de photos et de textes sur la langueur de l’été dans le bassin minier s’intitulera Ligne 18. C’est la ligne de TER qui relie mes deux territoires, ligne pointillée entre ma vie actuelle et mon passé – ce passé dans lequel, cet été, je me suis replongée. Le vernissage aura lieu à la salle Jean Ferrat, Place des droits de l’enfant, dans la bonne ville d’Avion, le vendredi 30 novembre à 18h30. Venez, il y aura des trucs à boire et des chips. L’affiche devrait ressembler à ceci, à en croire les maquettes que m’a proposées l’association Colères du présent (j’ai pris la liberté de les panacher afin de pouvoir vous annoncer le grand événement avant que vous n’ayez réservé une table au Crocodile pour votre anniversaire de mariage. L’asso ne m’en voudra pas, je suis juste prévoyante : il faut bien que vous ayez le temps de vérifier la pression de vos pneus).