In every dream home a nightmare

J’aimerais dire que je ne comprends pas pourquoi l’asso qui gère l’un de mes terrils préférés a décidé de faucher si tôt les prairies où s’alimentent les chevreuils, hélas j’ai immédiatement compris qu’il s’agissait d’un cadeau fait par les prétendus amoureux de la nature au lobby des crevures puisque cette initiative allait contraindre les cervidés à migrer vers les zones voisines, où la chasse est autorisée. J’ai compris que nous n’avions aucun allié, les autres mammifères et moi. Je suis allée courir dans la zone en question, une enfilade de pâtures et de champs sertie dans des bois bruissants de mille vies animales, tant de beauté faisait presque mal et j’ai vu  un chevreuil sortir d’une zone piégée – soit les coulisses de tout apparent paradis bucolique : une salle de torture légale, de tradition française.

Il m’a regardée en marquant un temps d’arrêt avant de bondir dans un champ dont les épis s’élevaient bien au-dessus de ma tête et certes un sac à merde en gilet orange n’y mettrait pas un pied mais les chiens qu’il a dressés pour en faire des collabos s’y glisseront sans peine. J’ai rêvé que les chevreuils s’organisaient pour encercler les ordures (je ne parle pas des chiens) avant qu’elles ne les encerclent et pour les défoncer à coups de sabots. Rêver, parfois, c’est tout ce qui reste.

Appel

Dimanche, la chasse sera ouverte et un million de grosses raclures dégueulasses tireront sur des innocents. C’est exactement comme si une troupe de mercenaires se mettait à massacrer des civils pour le plaisir, dans l’indifférence du monde entier. J’aimerais rencontrer des individus que ce genre d’abjection rend aussi malades que moi, des individus qui n’ont pas la paresse intellectuelle de croire aux arguments de ces pauvres merdes en camouflage et avec lesquels je pourrais imaginer des modes de résistance. Si vous êtes de cette trempe, merci de me contacter.

Référendum pour les animaux

Dans quelques jours, la saison de chasse 2020-2021 s’ouvrira et tous les amis tarés du président pourront de nouveau tirer sur des animaux innocents dès 10 h du matin après leur cinquième pastis. On peut se mobiliser ici contre cette pratique barbare et contre quelques autres violences inadmissibles faites aux animaux en soutenant le Référendum pour les animaux.

On peut aussi adhérer au RAC, Rassemblement Anti Chasse (association loi 1901). Sur son site , on trouve notamment ces quelques lignes :
« Le plaisir de tuer est la motivation principale des chasseurs actuels. Ils tentent de justifier leur exactions en prétendant gérer la faune, alors que régulièrement, ils effectuent des lâchers d’animaux (20 millions chaque année sortis des élevages : perdrix, faisans, canards, lapins, lièvres…), détruisent les prédateurs, etc. Ils ont volontairement développé les populations de sangliers dont ils entretiennent les sureffectifs et sont même allés jusqu’à effectuer des croisements entre porcs et sangliers (les cochongliers ont des portées plus nombreuses que les sangliers) pour avoir davantage de cibles.(…) Cette pratique désastreuse affaiblit les dernières populations naturelles par l’apport de maladies issues des élevages, perturbe les écosystèmes et cause une grave pollution génétique de la faune. L’argument de la prétendue “régulation” est une véritable imposture. »

Retour au Triangle (?)

Le programme de la saison 2020-21 du Triangle est déjà en ligne. Je n’ai passé à Rennes que 4 semaines sur les 10 prévues dans le cadre de ma résidence mais j’y retournerai pour une rencontre unique au mois de décembre, si le contexte sanitaire le permet. J’aurai le grand plaisir d’échanger avec l’excellente Léa Rault, chorégraphe et danseuse (entre autres) que j’ai eu le temps et le plaisir de rencontrer lors de cette résidence en pointillés. Plus de détails sur la rencontre du 8 décembre ici.

La Voix du Nord

Une interview avec Catherine Painset est en ligne ici aujourd’hui et sera bientôt en version courte sur papier. Il y est question du confinement, de l’étrange similitude entre mon roman L’éternité n’est pas si longue et la pandémie, et de quelques autres choses encore.

Agenda ou pas

Je ne suis pas à Rennes cette semaine, pour cause de coronavirus. Je ne sais pas encore si ma rencontre avec Léa Rault le 19 mars au Triangle sera maintenue. Ni si aucune des dates ci-dessous résistera au stade 3 désormais annoncé comme imminent :

Le samedi 21 mars à 17h, à Aulnay-sous-Bois, rencontre à la librairie Folies d’encre dans le cadre du festival Hors-Limite.

Le samedi 4 avril, à Bordeaux, rencontre avec Quentin Zuttion (alias Mr Q), dans le cadre des Escales.

Le mardi 7 avril à 19h, à Rennes, rencontre avec Nathalie Kuperman et Fanny Taillandier pour une soirée intitulée Le chaos en trois rounds au Triangle, dans le cadre de ma résidence.

Le jeudi 9 avril à 19h, à Lille, aux archives départementales du Nord à 19h, table ronde sur le thème « La bibliothèque idéale des écrivains » aux côtés de Géraldine Barbe, Bastien Quignon, et Olivier de Solminihac, animée par Achmy Halley.

Le 15 avril à 19h, à Grenoble, rencontre à la librairie Le Square.

Le jeudi 23 avril à 19h, à Montpellier, rencontre à la librairie Fiers de Lettres.

Le jeudi 14 mai à 19h30, à Lille, lecture et extraits musicaux à la librairie L’Affranchie dans le cadre des soirées « Vous avez une heure et un verre de vin ».

Le vendredi 15 mai à 19h, à Marcq-en-Baroeul, lecture à la librairie La Forge, avec Amandine Dhée.

Le 28 mai à 19h, à Paris, rencontre à la librairie Le Divan, avec Amandine Dhée.

L’Humanité

« Féminin singulière(s) 2/4. Qui fait l’homme ?

Elles sont romancières ou œuvrent à la croisée de la littérature et des sciences sociales. Toute la semaine, pour annoncer le numéro spécial que consacre l’Humanité à la journée du 8 mars, nous leur avons donné carte blanche pour écrire sur l’émancipation des femmes.

Qu’elles aient choisi le récit, la fiction ou l’analyse, elles expriment avec leurs regards singuliers l’urgence des combats à mener. »

Je remercie Sophie Joubert de m’avoir proposé d’être l’une de ces  quatre autrices. Mon texte est dans le numéro du jour.