MidiMinuitPoésie – 1 mois

Si tout va bien sanitairement, je serai au Lieu Unique, à Nantes, le samedi 16 octobre dans le cadre du festival MidiMinuitPoésie : après une table ronde avec Bertrand Belin et Nii Ayikwei Parkes modérée par Éric Pessan (14h), je lirai des extraits de La geste permanente de Gentil-Cœur (17h). Programme complet du festival, ici.

Boucquins

Boucquins, c’était la journée de clôture du festival Poema dans le village de Boucq en Lorraine et en excellente compagnie. Ici, je finis ma lecture de La geste permanente de Gentil-Cœur en chantant Goodbye, Chère Amie de Magnolia Sisters, accompagnée par le super (et adorable) accordéoniste Nicolas Arnoult. Je remercie toute l’équipe pour son accueil chaleureux.

(et merci à ma fiancée pour cette photo)

Projet Souchez

Le week-end dernier, dans La Voix du Nord, un article sur les randos-ateliers que je mène avec la plasticienne et graphiste Oréli Paskal. Sur cette photo, nous avons l’air sortis d’une série survivaliste (il manquait à peu près la moitié du groupe lors de la reprise après une interruption de plusieurs mois, mardi dernier) mais quand nous sommes naturels et ne ballons pas des bras, nous ne faisons pas trop peur. Je vous donnerai des nouvelles de notre carnet de route + carte sensible, qui a tout pour devenir un très bel objet, dès que nous aurons rattrapé notre retard covidien.

Un renardeau

Aujourd’hui, j’ai le cœur brisé. Ce matin, vers 6h45, je courais sur mon nouveau site post-minier fétiche quand un renardeau s’est précipité vers moi.

J’étais à la fois surprise et très émue qu’il n’ait pas peur de moi et vienne carrément se poster à mes pieds, puis j’ai compris. Il était malade. Il me demandait de l’aide. Il courait en cercles puis revenait à moi.

J’ai appelé SOS Faune Sauvage, dont j’ai enregistré le numéro après l’épisode du lièvre blessé, mais personne n’a répondu, il était trop tôt. Alors je suis rentrée chez moi et je suis revenue chercher le petit dans le sac de transport de Dame Sam, accroché au guidon de mon vélo. J’ai amené le renardeau à la clinique vétérinaire à deux pas de chez moi : On ne s’occupe pas des animaux sauvages, m’a-t-on dit, ce n’est pas à nous de le faire. Après plusieurs échanges avec SOS Faune Sauvage, pendant lesquels le renardeau attendait gentiment dans mon jardin, il s’est avéré qu’aucun centre de soins pour animaux sauvages dans la région ne prend en charge les renards ; il existe surtout des assos qui soignent les oiseaux. Mon interlocuteur, un bénévole qui débutait, en était aussi désolé que moi ; à défaut de pouvoir intervenir, il a obtenu que la clinique près de chez moi reçoive mon petit protégé. La véto a poussé un petit cri en ouvrant le sac de transport ; elle a dit que le renardeau était condamné ; qu’il valait mieux que je l’aie amené avant qu’il ait contaminé sa famille, et plutôt qu’il agonise seul pendant des jours. Ce beau bébé qui me regardait de ses yeux visqueux m’avait demandé de le sauver mais je ne l’ai pas pu. Je suis sortie avant que la véto n’abrège ses souffrances et je voyais à peine où je mettais les pieds tant je pleurais. Pardon, bébé.

Mes questions aujourd’hui sont celles-ci : Qu’est-on censé faire quand on trouve un mammifère sauvage blessé ou malade ? Passer son chemin ? Tenter de lui venir en aide envers et contre tout, quitte à devoir, au final, le faire euthanasier ? Si le numéro de SOS Faune Sauvage, qui me semblait si providentiel, n’est pas la baguette magique, vers qui doit-on se tourner ?

L’huma

Et encore une raison de remercier Sophie Joubert : aujourd’hui, dans L’humanité,

Maison de la Poésie de Paris

Hier soir, pour la première fois, j’ai lu des extraits de ma geste pour illustrer en 11 pieds un entretien avec Sophie Joubert. Merci à elle, ainsi qu’à Colombe Boncenne et à toute l’équipe de la Maison de la Poésie pour leur accueil chaleureux et enthousiaste. Et merci à la femme de ma vie de m’avoir rendu la lumière.

11 petits fantômes

Voilà comment, en plein mois de mai, on en vient à organiser une soirée d’Halloween pour ses pieds de tomates et courgettes et à les déguiser en petits fantômes : pour les protéger des limaces sans tuer les limaces. Je vous dirai demain si ça fonctionne, auquel cas j’envisage d’ajouter l’article à ma ligne I <3 herbivores. J’ai recyclé le voile d’hivernage de mes pommes de terre (vous pouvez apercevoir celles-ci au centre du jardin, où elles forment un mini champ très prometteur) ; j’ai formé des cerceaux avec du fil de fer, y ai agrafé les coupons de voile et, pour m’assurer que les ventres-pieds ne se glissent pas en-dessous, j’ai disposé des pierres tout autour des cercles, sur le voile. (Je sais ce que vous allez me dire mais non, je ne peux pas tondre la pelouse, parce qu’un résidu substantiel de ma prairie mellifère est en train de s’étirer tranquillement et bientôt réjouira les abeilles et les papillons et embaumera mes soirées.)