Vinaigrette

Ce midi, j’ai reçu mes exemplaires de la revue Vinaigrette. Je suis tellement émue, heureuse et fière d’avoir mon numéro à moi toute seule (41 – un nombre premier, youpi) dans cette élégante collection… Je remercie infiniment Sandrine Cnudde pour son invitation, pour sa confiance et son enthousiasme.

Vinaigrette, c’est un poème sur une feuille A4 savamment pliée de manière à contenir une photo et à devenir sa propre enveloppe. On écrit l’adresse de la destinataire directement dessus et le timbre scelle le pli. Pour découvrir ma photo et mon texte, La manche pour rien (une référence à la belote), c’est ici.

J’ai sautillé de joie devant ma boîte aux lettres puis disposé mes exemplaires sur ma table qui, pour une fois, était encombrée de tout un joyeux bordel. C’est que ce matin, j’ai improvisé une vidéo pour ma carissima Gwenola ; avant toute chose, j’ai fabriqué une étoile portative express en mangeant mes céréales puis la peinture a séché tandis que je courais jusqu’au terril de Pinchonvalles (où je n’ai croisé qu’un crapaud calamite et des chouettes – pas de chevreuil, pas de sanglier – alors même que je suis arrivée une heure avant le lever du soleil) puis j’ai filmé l’étoile qui sautillait devant moi tandis que je chantais la chanson des Carpenters, (They Long to Be) Close to You qui est super difficile quand on est plutôt mezzo mais la troisième prise a été la bonne.

Encore joyeux anniversaire à ce petit phénomène de mon coeur – une constellation à elle seule et j’en aime chaque étoile, depuis toujours, pour toujours <3 No one compares to you, poussin fatal. L’année prochaine, je te chante du Lana Del Rey

La Poussière au menu

Mon amie Aude me faisait remarquer ce matin que je n’avais pas encore consacré de page à La Poussière dans le menu ci-contre. J’ai donc corrigé cette erreur et vous trouvez désormais ici des photos des lieux évoqués dans le roman, ainsi que sa bande son.

Pour illustrer ce billet d’autopromo, je copie-colle ci-dessous un autre billet, publié ici le 28 janvier 2020, alors que j’étais en résidence au Triangle de Rennes et que je commençais à écrire mon roman de fantômes :

Je vois des gens qui sont dans la terre

… en vue immersive sur le service de cartographie en ligne. Et ils se trouvent à l’endroit précis où aura lieu le premier rendez-vous de ma résidence au Blosne (le coiffeur ne compte pas) pour collecter quelques informations et atmosphères, à mon retour, début février. Si vous connaissiez mon sujet, vous comprendriez que ce glitch est une coïncidence proprement hallucinante – toute apophénie mise à part.

PPN

Ces derniers temps, je vais à l’église. Je fais de l’espionnage à l’église, je lis les cahiers de prières. Parfois je ris, parfois je suis émue et parfois je frémis (particulièrement quand je lis des récits de grande souffrance : qu’est-ce que ça dit d’une société quand des personnes en détresse profonde viennent chercher du secours auprès de leur « Seigneur adoré » plutôt qu’auprès des institutions ?) Parfois aussi, je ris ET je suis émue :

J’emmène avec moi dans mon exploration de la prière une poétesse grenobloise, avec qui je serai en résidence le mois prochain. Je la remercie (ainsi bien sûr que le Seigneur tout-puissant) d’accepter de me suivre dans cette nouvelle lubie. Je vous en dis plus très bientôt.

La Voix du Nord

Merci à Catherine Painset pour ces quelques mots sur La Poussière qui me font ronronner de plaisir – également comme un chat…

basic snatchers

un jour, dans la rue des inconnu-es pousseront des cris suraigus comme des body snatchers en pointant du doigt les gens qui sortiront sans sac à dos Basic Fit

Agenda de rentrée

20 septembre, Poetik Bazar, Bruxelles, avec Nour Cadour et Injonge Karangwa, pour les 30 ans des Carnets du Dessert de Lune

24 septembre, librairie Le Bateau Livre à Lille, lancement de La Poussière, mon nouveau roman aux éditions Cambourakis

26 et 27 septembre, Biennale d’art contemporain de Lyon (aux Grandes Locos), en partenariat avec LYL Radio : le samedi 26 après-midi , je proposerai une séance d’écoute sur le thème « Messes noires et musiques sacrées par des artistes FINTA* en musique expérimentale » et, le dimanche 27, un atelier dans lequel nous écrirons et enregistrerons un podcast sur les musiciennes FINTA* de notre choix (tous genres musicaux confondus).
Horaires encore à préciser

7 octobre, librairie Un livre et une tasse de thé, Paris, rencontre avec Amélie Hamad autour de nos romans de fantômes : elle y présentera Les quelqu’unes (Le Gospel) et moi La Poussière

16 octobre, Mixt, Nantes, 19h (COMPLET) et 21h avec Soizic Lebrat ; performance, d’après Paysages pauvres (Le Castor Astral) dans le cadre du festival MidiMinuitPoésie (voir ici)

20 octobre, librairie La Petite Gare, Rezé ; dans le cadre de notre résidence FAIR (Female Artists In Residence, à Joué-sur-Erdre), Lénaïg Cariou et moi-même proposerons des lectures

Résidences :

Du 12 au 16 octobre, je serai en résidence de création à Mixt, Nantes, avec Soizic Lebrat

enregistrement à l’abbaye de noirlac bruère-allichamps 18200, france 11 oct 2023

(Photo de Christophe Charpenel)

Du 17 au 30 octobre et du 30 novembre au 11 décembre, je serai en résidence à Joué-sur-Erdre (FAIR)

Ciao Dolly

Dolly Parton (1946-2026), ici avec Lily Tomlin et Jane Fonda
dans 9 to 5 de Colin Higgins (1980)

C’est marqué*

Ce n’est pas une découverte pour les vegans, mais si la presse (ici, Libé) commence à en parler, si l’info atteint jusqu’aux humain-es que le bien-être animal indiffère mais pas leur propre pérennité, peut-être obtiendrons-nous quelques avancées vers une civilisation moins barbare (ok, je rêve)

PS : oui, je sais, mais qui se soucie encore de l’intégrité de la langue française en pleine fin du monde ? Pas moi en tout cas

* Le titre de ce billet me vient d’une phrase que j’ai entendue cet été à la campagne près d’Angoulême, dite par une dame à son mari alors qu’iels cherchaient leur chemin : « C’est pas marqué ». Cette phrase m’a tellement fait rire que j’en aurais bien fait le titre d’un livre (sans doute parce que, outre qu’elle révèle combien la signalétique nous a décérébré-es, l’emploi du verbe « marquer » dans cette acception m’horripile, j’en feulerais).

La Poussière

Quand j’ai entendu le nom « Covid-19 » pour la première fois, j’étais en train de vivre l’une des plus belles années de ma vie. J’avais une merveilleuse fiancée, je venais d’emménager dans ma nouvelle maison, où je désignais un certain nombre de phénomènes inexpliqués du nom de Polty et, deux semaines par mois, j’étais en résidence au Triangle de Rennes, où j’écrivais un roman de fantôme qui jouait avec tous les codes du genre. La Poussière est aussi une allégorie de la lutte des classes – le quartier imaginaire où se déroule l’histoire est un décalque du Blosne, la ZUP sud de Rennes. Enfin, c’est le seul de mes romans pour adultes dans lequel on trouve un personnage d’enfant, ça ne risque pas de se reproduire alors on en profite. Ce roman a connu un sort mouvementé pendant ces six dernières années, mais enfin le voici, aux éditions Cambourakis. Il paraîtra le 2 septembre.

L’image de couverture, comme celle de Colline, est d’Aurélie Taillepied.

J’aime tisser des liens entre mes différents textes ; ici, on retrouve la toile que j’évoquais déjà dans Terrils tout partout (éditions Cours Toujours), une toile qui appartenait à mes grands-parents maternels et que j’ai récupérée quand nous avons dû vider leur maison (c’est l’un de mes biens les plus précieux sentimentalement)

et des chansons de Louisiane que l’on entend aussi dans La Geste permanente de Gentil-Cœur (éditions de l’Attente), dont celle que vous pouvez entendre ici, Faut tu Voir de Bonsoir, Catin (catin veut dire jeune fille en cajun)

et Danse Kalinda Ba Doom de Dr John

Quatrième de couverture : Un quartier prioritaire, en marge d’une grande ville. Laissant derrière elle ses fantômes, « l’invitée » arrive en résidence dans l’ancienne conciergerie d’une institution culturelle. À quelques pas de là, Marilyne vit dans un logement social avec sa fille Léna, dont les seuls amis sont les écureuils – jusqu’à ce qu’elle fasse la connaissance de Pierrette. Le problème, c’est que Pierrette est morte avant même que la campagne environnante ne soit enfouie sous les grands ensembles, il y a plus de cinquante ans. Et que la nuit, Pierrette entraîne la petite fille dans les méandres de la cité, au fond des puits, au bord d’un mystérieux ruisseau qui coule sous le béton. Pierrette blanchit les cheveux, saccage la vaisselle et tapisse les murs de sang. À mesure que le phénomène s’intensifie, Marilyne et l’invitée s’enfoncent dans un labyrinthe urbain aux contours insaisissables, où la mort semble contagieuse. Roman de fantômes, La Poussière désigne l’enclave de la cité comme un château hanté où les dissonances sociales, culturelles et intimes s’entremêlent jusqu’à brouiller les identités.