Madame Figaro

Il est étonnant et assez amusant, pour une auteure libertaire, d’avoir un bon article dans Madame Figaro. Merci à Valérie Gans pour cette occasion rare.

La Voix du Nord

Merci à Catherine Painset (qui me suit depuis mes débuts et me dit toujours ce qu’elle pense des textes, avec franchise et délicatesse quand il le faut) pour ce bel article qui donne toute sa place à ma démarche, en mentionnant notamment la manière dont j’ai assimilé Three Voices de Morton Feldman dans le processus d’écriture.

L’humeur vagabonde

C’est ce soir, à 19h21, presque en direct (l’émission a été enregistrée le 1er mai, certes, mais la page de présentation sur le site de France Inter comporte une photo de moi prise en 2012 par le regretté Max Rosereau, alors le 1er mai, ce n’était même pas hier, c’était tout à l’heure). Encore merci à Kathleen Evin pour son invitation et pour la justesse de sa lecture.

François B.

Vous êtes nombreux à ne pas connaître mon hit (enfin, mon hit en lecture publique), ce texte extrait de Je respire discrètement par le nez (Carnets du Dessert de Lune, 2016). Hier soir, pendant que Guillaume, Pablo et moi animions la soirée dans la cour de la Forge, un monsieur de moi inconnu a découvert ce texte, ensuite de quoi il m’a demandé de dédicacer un recueil « pour François » – qui, m’a-t-il assuré, a le sens de l’humour. C’est préférable. Ce texte, le voici :

« Nous ne sommes que des maillons, a soupiré une de mes amies, nous comptons pour zéro gramme, et j’ai ri parce que, pour tout dire, pas moi. Ce matin François Bayrou m’a appelée, j’étais en train de m’épiler le mollet droit ; il a dû rappeler plusieurs fois jusqu’à ce que j’entende la sonnerie du téléphone parce que mon épilateur électrique est assez bruyant.
– Alors, m’a-t-il dit, comment ça va en ce moment ?
– Pas trop mal, ai-je résumé en caressant mon mollet tout neuf.
Je déteste m’épiler mais le résultat est tellement agréable ; j’ai une amie qui, en revanche, adore s’épiler – nous en discutions récemment :
– J’adore me gratter, disais-je.
– Moi, a-t-elle répliqué, j’adore m’épiler. C’est comme une thérapie.
– Ah bon, moi c’est me gratter.
(Ce n’est pas la même amie qui se sent zéro gramme : j’ai plusieurs amis différents.)
– Tu n’as pas trop froid, dans ton appartement ? a demandé François Bayrou.
– Oh, non, tu sais, on a le chauffage par le sol ici.
– L’isolation est bonne ?
– Oui, ne t’inquiète pas, tout va bien. Vraiment.
– Tu as touché des droits d’auteur, ce mois-ci, non ?
– Oui, oui.
– Alors tes allocations sont suspendues ?
– Pas encore, ce sera sans doute pendant les trois mois qui arrivent, puisque je viens tout juste de faire ma déclaration trimestrielle.
– Ok. Si tu as du mal à finir le trimestre…
– Ça devrait aller, j’ai mis mes enveloppes de Noël et mes droits d’auteur sur mon Livret d’Épargne Populaire.
– Et tes dents ?
– J’aurai une couronne argentée parce que la CMU t’interdit les couronnes couleur dent, enfin dans la région en tout cas parce que, d’après ma dentiste, ce n’est pas partout le cas. J’ai proposé de payer la différence mais je n’en ai tout simplement pas le droit.
– Je note.
– Enfin, ne t’embête pas pour si peu. Il n’y a pas de quoi en faire une révision constitutionnelle…
– Révision constitutionnelle, a-t-il rebondi : article ?
– 89, ai-je souri.
– Pas mal. Allez, je te rappelle bientôt.
– Bisous à tes chèvres. »

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Merci à Aline Sirba pour son article sur La vie effaçant toutes choses, que l’on peut lire ici. Elle y dit notamment, « l’auteure écrit comme des variations à partir d’un thème musical », ce qui me réjouit énormément.

Je profite de l’occasion pour faire ce petit rappel : demain je lirai quelques extraits de La vie effaçant toutes choses et de Pas de côté à la librairie La Forge, à Marcq-en-Baroeul, à 19h, en compagnie de Guillaume Lafeuille (violoncelle) et de Pablo Schatzman (violon).

La Forge (3)

Le vendredi 8 juin, je ne serai pas au marché de la poésie à Saint-Sulpice, non, non et non : pas de buvette avec IBL et tous nos amis parce que ce soir-là je serai à la Forge, la librairie dont je suis l’heureuse marraine, où je lirai des extraits de mes deux dernières parutions, La vie effaçant toutes choses et Pas de côté, accompagnée par Guillaume Lafeuille au violoncelle et (comme Guillaume vient de me l’apprendre) par un invité mystère au violon. Ci-dessous, Guillaume et moi en 2016, à l’inauguration de la librairie.

5 Place du Général de Gaulle, Marcq-en-Barœul, 19h

Eulalie

Merci à Marie-Laure Fréchet (qui me suit depuis mon tout premier texte) pour cet article paru dans la revue Eulalie et qui me touche beaucoup.

Fabulous

Je vous ai parlé plus d’une fois de Clémentine Collette, avec qui je tourne dans le monde entier (Lille, Nevers, La Roche-sur-Yon) pour présenter notre lecture musicale, Mes petites amoureuses (vous souhaitez nous louer pour un mariage ou une communion ? rien de plus simple : envoyez-moi un pigeon, je vous ferai parvenir un devis). Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de l’entendre dans son projet solo, sous le nom de Clemix, ne la manquez pas samedi soir : elle fera l’ouverture de la soirée Proud & Fabulous au Liquium (71 rue Barthélémy-Delespaul, Lille), à 19h.

Un petit aperçu ? Voici le clip de Discobar :

La Comédie (3) : on stage

Nous n’avons pas fait que boire des verres, partager des tickets restaurant et discuter sans fin, nous avons aussi lu de la poésie pour un public étonnamment fourni et réceptif, en compagnie de Julien Delorme. L’année prochaine, nous pressentons que ce succès nous vaudra une carte blanche ; je commence dès aujourd’hui à imaginer qui je pourrais inviter (amis auteurs, envoyez-moi vos dons à l’adresse habituelle ou, si vous habitez dans la moitié sud du pays – il ne faudrait pas épuiser vos pigeons -, je suis sûre qu’IBL sait aussi apprécier un cadeau).

L’accord de proximité

J’avais dit que je le ferais, Coline Pierré m’a devancée dans La révolte des animaux moches (Le Rouergue, collection dacodac) :

Apparemment, quelques journalistes ont également adopté ce principe, abandonné au XVIIè siècle au prétexte que le genre le plus noble devait l’emporter. J’ignore si d’autres auteurs se sont engagés dans ce processus (je ne suis pas, encore une fois, une acharnée de nouveautés), en tout cas le livre de Coline est le premier où je le vois à l’œuvre et ça me réjouit beaucoup.