Décadence (3)

« Si tout le monde se rendait utile, il n’y aurait plus rien à faire », dit l’un des personnages du Zeppelin (ce blog suggère à lui seul que je partage largement sa vision des choses). Cette phrase m’est revenue alors que je courais, tout à l’heure, en pensant à des discussions que j’ai eues cette semaine. Avant-hier, je racontais à un ami le principe de la Southern Decadence, à laquelle j’ai participé en 2011 à La Nouvelle-Orléans. Hier, une autre amie disait que les publics difficiles avec lesquels elle travaille en ce moment ont besoin de nous – elle s’adressait à notre collectif artistique, réuni chez moi. L’idée d’un artiste devenant un animateur social me rend aussi mélancolique que celle d’homosexuels faisant le projet de procréer. Je n’ai rien contre ces démarches mais je ne peux m’empêcher d’y voir un (po)lissage de la société, sans doute parce que je suis attachée à la notion de décadence. J’aime penser que la vie est une fin en soi, comme la création artistique, comme l’amour. Je veux pouvoir travailler beaucoup sans servir à rien. J’ai bien conscience d’être hors-jeu.

Godewaersvelde

Il semblerait que dimanche (ce dimanche, 29 avril), à 17h, je lise quelques poèmes et d’autres bricoles au café-librairie Calibou & Co, à Godewaersvelde (1 Rue de Boeschepe). Sur l’affiche, une photo de moi il y a cinq ans. J’adore. Je devrais fournir des photos de moi enfant aux associations avec lesquelles je collabore : après tout, pourquoi pas ? C’était moi aussi.

Concordan(s)e

Vendredi je serai de passage à Paris pour rencontrer la chorégraphe Marion Lévy, avec qui je devrais (si tout va bien – mais pourquoi en serait-il autrement ?) être amenée à collaborer dans le cadre du festival Concordan(s)e. Je serais fière, fière, fière. Son travail, que je ne connais pour l’instant qu’à travers des vidéos, est assez impressionnant, comme je vous laisse en juger par vous-mêmes :

RFI

Merci à Jean-François Cadet qui m’accueillait en direct, cet après-midi, dans son émission Vous m’en donnerez des nouvelles, sur RFI, pour parler de La vie effaçant toutes choses. On peut l’écouter ici.

Mes petites amoureuses à La Roche-sur-Yon

C’est vraiment un plaisir de faire cette lecture, surtout devant un public si réceptif… Merci à tou.te.s ! Merci à Jany pour cette photo.

Et merci à Clémentine pour celle-ci, où ma tête orne le Grand R, et que j’ai pris la liberté de réduire à un carré en noir et blanc.

Le Monde des Livres

Merci au Monde des Livres de m’avoir consacré son portrait de la semaine et merci particulièrement à Florence Bouchy, qui l’a signé. Merci à Antique de m’avoir envoyé les captures d’écran de la version numérique, faites sur son téléphone, de manière à ce que je puisse les assembler comme suit :

Plus de précisions sur les références qui ont nourri La vie effaçant toutes choses, ici (David Lynch, cité dans l’article du Monde, n’en est effectivement pas absent mais il a surtout marqué la première mouture du texte, avant que ne se pose la question de savoir s’il s’agissait d’un roman – c’était alors plus évident – ou d’un recueil de nouvelles ; plus essentiels ont été, dans ma réflexion sur la forme, Trois femmes de Robert Altman, Three Voices de Morton Feldman et Emily de Stewart O’Nan). Je tiens enfin à modérer : je n’ai pas dit que l’écriture était ma vie, ce n’est pas le cas (ou si je l’ai dit, c’était une coquille orale – après tout, ça existe) ; j’ai dit que je ne sais pas vivre, en effet, et que l’écriture est ma manière d’être au monde. Mais les gens que j’aime, la musique et la course à pied ont autant de sens pour moi que l’écriture et je ne serai jamais de ces auteurs qui prétendent que seuls les livres comptent – plutôt mourir (pour rester radicale).

Lire

Dans le numéro d’avril du magazine Lire, Josyane Savigneau évoque La vie effaçant toutes choses. Ce n’est pas la première fois que je suis amenée à la remercier – je le fais d’autant plus.

Au Grand R

Chers amis Vendéens, je serai en résidence sur votre territoire, très précisément à la Roche-sur-Yon, toute la semaine prochaine. Plusieurs événements publics vous seront proposés, notamment au Grand R – le détail ci-dessous, et plus encore ici. Je me réjouis de vous rencontrer bientôt.


Atelier Livres en poche

Nous parlerons de deux livres : La Vengeance de la pelouse de Richard Brautigan et Emily de Stewart O’Nan
> Mer. 11 avr. | 18h30
Maison Gueffier

Jeudis Curieux (nous allons écouter de la musique – et je vais aussi vous lire des extraits de mes livres pour adultes, en rapport avec ces musiques)
> Jeu. 12 avr. | 12h45 > 13h15
Le Manège

Lecture-musicale Les Petites Amoureuses avec Clémentine Collette
> Jeu. 12 avr. | 18h
Le Manège
Entrée libre, réservation conseillée

Stage Deux jours pour écrire (là, je vais vous faire travailler, je vous préviens)
> Sam. 14 et dim. 15 avr.
Maison Gueffier