La Roche-sur-Yon (13) : In the upper room (42)

Quel est le point commun entre Brooklyn et la Vendée ? C’est bien simple : vous pourriez alimenter vos upper rooms and kitchens en églises, chapelles, calvaires, statue(tte)s, affiches et autres bondieuseries jusqu’à la fin de vos jours sans déborder de votre territoire. Je pense que c’est le seul : le seul point commun. Encore une occasion de dire, Merci Jésus, son papa, sa maman et tous leurs amis de créer des liens si forts entre les fidèles par-dessus les eaux vigoureuses du vaste Atlantique.

La Roche-sur-Yon (12) vs Villeneuve-d’Ascq (10)

Grand Jeu Concours : lequel des éléments ci-dessous (tous photographiés à la Roche-sur-Yon) les deux villes n’ont-elles pas en commun ? Gardez vos pigeons, ceci est un concours avec vous-mêmes : il vous permettra de vous dépasser, sans autre récompense.

1. Des lotissements labyrinthiques veinés de petits chemins accessibles aux seuls piétons et cyclistes ;

2. le mélange de vieille pierre, de béton et de verre dans un paysage extrêmement contrasté ;

3. le mélange de nature et de géométrie dans un paysage extrêmement contrasté ;

4. un barrage ;

5. un vieux château ?

La Roche-sur-Yon (11) : presque la campagne

D’après les informations que j’ai trouvées, l’agglomération de la Roche-sur-Yon, c’est 89% d’espace naturel et agricole – la métropole lilloise compte 46% de surface agricole mais a souffert d’une artificialisation rapide (le nouveau plan d’urbanisme PLU2 devrait au moins endiguer cette tendance). C’est vrai, je serais bien, ici, à la Roche-sur-Yon, je pourrais courir des années sans me lasser de découvrir de nouveaux champs et pâturages où serpentent des cours d’eau, où stagnent des étangs, où bruissent les arbres et les buissons, où paissent chevaux et veaux, et cependant rester à proximité d’une vraie ville : c’est ce genre de configuration qui m’attire à presque la campagne. Mais qu’est-ce que c’est vallonné, ici. Et puis il fait chaud. 46% de surface agricole, ce n’est déjà pas si mal, surtout pour une aussi grande métropole. Non, je pense que je vais rester encore un peu dans le plat pays.

La Roche-sur-Yon (10) : des spécialités vendéennes

Au fil de mes courses à pied, lors de cette seconde enquête sur le terrain, j’ai découvert ce que je suppose être des spécialités vendéennes au même titre que le préfou et le fion, dans la mesure où je n’avais jamais rien vu de tel auparavant (si je me trompe, vous savez où me joindre, je vous le demande très humblement – je le précise pour éviter de nouvelles et inutiles bordées d’injures : je sais que je ne sais pas et je ne demande qu’à apprendre). Ci-dessous, une décoration de façade qui porte une coiffe typiquement vendéenne (toutes les femmes portent ici de ces coiffes carrées parfois dites capots canons, je le jure – si je ne vous le prouve pas par l’image, c’est bien parce que j’ai pour principe de ne pas photographier d’individus, à l’exception des animaux):

De loin, j’ai d’abord pensé qu’il s’agissait d’une niche à vierge (j’opte ici pour la préposition à plutôt que pour de, comme dans des expressions telles que huche à pain, verre à vin et cloche à fromage – ce choix d’exemples tend à suggérer que l’apéro commence tôt ici, à la terrasse de Simone & simone), les Vendéens étant de bons catholiques (ce matin j’ai croisé un arrêt de bus portant le nom de Jean XXIII – il nous faudrait une rubrique « aménagements municipaux et laïcité ») mais non. Vous comprendrez aisément ma confusion :

Un autre élément du folklore me paraît être ce panneau servant à compter les points d’un jeu qui est ou n’est pas (je ne sais vraiment rien de rien) la pétanque ou un jeu du même style, et que j’ai découvert quelque part entre Moulin Papon et Moulin Sec (une fois de plus, je vous invite à savourer l’onomastique locale) :

(Oui, mes photos sont écrasées par la lumière : comme ma tête par la chaleur. Mille excuses mais je ne pratique toujours pas la danse de la pluie.)

La Roche-sur-Yon (9) : Mal assis, là (43)

Cette fois, en Vendée, j’aurai (relativement) peu couru. Je découvre que je suis une petite joueuse, que mon territoire ne s’appelle pas pour rien le plat pays et que l’on n’estime pas forcément à tort qu’il y fait frais. Monter des côtes abruptes dont je n’aperçois pas le bout cependant que la chaleur m’écrase la tête à la manière d’un casse-noisette géant ne m’est pas aussi facile que d’écumer la métropole lilloise. Quand je cours en Vendée, bien des fois je pourrais être tentée de m’asseoir là, bien ou mal, peu importe, mais je ne le fais pas parce que je suis disciplinée, sinon quelque peu psychorigide. Et croyez-moi, ce n’est pas faute de bancs.

(Photos prises à la Brétèche – me semble-t-il -, à la Roche-sur-Yon et à La Tranche-sur-Mer.)

La Roche-sur-Yon (8) : Insurrect’yon

Ici aussi (je veux dire à la Roche-sur-Yon, bien sûr – à ce propos, vos réponses au Grand Jeu Concours d’hier m’ont beaucoup déçue, particulièrement la réponse la plus récurrente de toutes, à savoir « Meymac », bien souvent assortie de plusieurs points d’exclamation, comme si un seul n’était pas déjà superfétatoire), bref, ici aussi, comme à Douai, l’on s’insurge contre le (pat)ri(ar)cat .

(Certains promoteurs se contrefichent de la lutte ; Philippe P., par exemple, s’en tamponne grave le coquillard. Si tel n’était pas le cas, il aurait veillé à placer son panonceau sur la virgule inutile plutôt que sur le pat.)

(« à partir de maintenant et pour toujours » a le mérite d’être à la fois clair et radical ; notez qu’il ne s’agit pas du même promoteur et que celui-ci soutient la lutte, d’autant que cette petite cabine mise à disposition des militant.e.s est rouge.)

Jambes en l’air (26) à la Roche-sur-Yon (7)

De haut en bas, place Napoléon, devant le Grand R et à la Maison Gueffier, au cours d’un atelier d’écriture très guindé, comme on le voit clairement (merci pour leur complicité à Alix, Michèle, Pascale, Catherine, Barbara, Catherine et Bernard*, de gauche à droite sur la photo).

* Merci aussi à Micheline, Christian, Catherine, Eric, Corinne, Nad’, Pascale et Sophie, tous hors champ ici mais qui ont également contribué à faire de cet atelier un moment riche et généreux. Je leur dois aussi d’inoubliables fous rires.

La Roche-sur-Yon (6) : Upper rooms & kitchens

Ce n’est pas comme si l’on n’avait pas l’embarras du choix en matière de bondieuseries, en Vendée. J’ai dû faire des choix douloureux. Vous aurez un Jésus agent de la circulation, un petit Jésus que sa vierge mère forme précisément au métier (d’agent – suivez un peu, je vous prie), et une Bernadette, parce que ça change et que le bâtiment qui lui est consacré ici est aussi un trésor architectural.

La Roche-sur-Yon (5) : un peu d’architecture

Vous êtes nombreux à me demander quid de l’horizontalité, de la verticalité, de la répétition de motifs, de la symétrie et de la vieille pierre à la Roche-sur-Yon. Vos questions sont légitimes et votre curiosité louable.

La ville dispose de quelques grands ensembles, dont voici deux aperçus qui ébauchent une réponse à vos deux premières questions. Notez que si une voie ferrée agrémentée d’un tunnel pour piétons fait la richesse de la première configuration, la nature enveloppe la seconde, avec sa rivière, son herbe à fun et ses orties.

Les lotissements sont nombreux, plats, labyrinthiques et traversés de petits chemins par centaines, qui relient les différentes rues. L’art des jardins, comme nous l’avons vu, y est souvent riche, qui casse par endroits la répétition de motifs cubiques beiges aux angles nets mais pas toujours ; ci-dessous, par exemple, non.

Quelques bâtiments, dans le centre de la ville, présentent une géométrie intéressante, comme c’est le cas du Palais de Justice.

Quoique la ville manque, à mon humble goût, d’arrière-mondes et de cicatrices (expressions murales diverses et autres dégradations), l’on y trouve un petit château muré qui m’a bien plu, dans le parc des Oudairies.