Ligne 18

Mon exposition de photos et de textes sur la langueur de l’été dans le bassin minier s’intitulera Ligne 18. C’est la ligne de TER qui relie mes deux territoires, ligne pointillée entre ma vie actuelle et mon passé – ce passé dans lequel, cet été, je me suis replongée. Le vernissage aura lieu à la salle Jean Ferrat, Place des droits de l’enfant, dans la bonne ville d’Avion, le vendredi 30 novembre à 18h30. Venez, il y aura des trucs à boire et des chips. L’affiche devrait ressembler à ceci, à en croire les maquettes que m’a proposées Colères du présent (j’ai pris la liberté de les panacher afin de pouvoir vous annoncer le grand événement avant que vous n’ayez réservé une table au Crocodile pour votre anniversaire de mariage. L’asso ne m’en voudra pas, je suis juste prévoyante : il faut bien que vous ayez le temps de vérifier la pression de vos pneus).

Upper rooms and kitchens (11)

Ce matin, upper rooms, kitchens et bibliothèque. Parlons pudding et littérature, mais pas longtemps, j’ai envie d’aller courir. Commençons par une citation, j’exècre les citations mais celle-ci est quand même assez drôle et ça ne me dérange pas de l’extraire de son contexte.

« L’éternité, disait-elle, ressemblait à l’espace, en ce qu’elle continuait sans fin, avec Dieu quelque part au milieu, comme une pièce de six pence dans un plum-pudding (pensait Melanie quand elle avait sept ans), qui côtoierait des galaxies à la place des raisins secs et se languirait, peut-être, de la compagnie d’autres pièces de six pence. Comme Dieu doit se sentir seul, pensait Melanie quand elle avait sept ans. »

La phrase est d’Angela Carter, dans Le magasin de jouets magique (traduction d’Isabelle D. Philippe, Christian Bourgois – le roman date de 1967 mais n’a été traduit en français qu’en 1999). Bien que ce passage m’ait beaucoup rire, le reste du roman m’a donné un cafard terrible, sans doute parce que ses descriptions de crasse sont particulièrement efficaces, de sorte que je l’ai tout de suite posé sur la pile des livres à donner, sans crochet par ma bibliothèque : je ne le relirai jamais, même si je le trouve très bien écrit. Je lirai d’autres œuvres d’Angela Carter, dont un texte en quatrième de couverture dit que « Sa gloire peut être comparée à celle de Virginia Woolf, à laquelle les jeunes semblent désormais la préférer ». J’ai rarement lu une phrase d’une telle ineptie sur un livre, en tout cas chez un bon éditeur. Éclairez-moi : Qui sont les jeunes ? Et si on comparait la gloire d’Angela Carter avec celle de Flannery O’Connor ? Ou peut-être que ces choses-là ne se mesurent qu’au sein d’un même pays ? JMJ, c’est vraiment d’une stupidité rare.

Mais revenons-en à nos upper rooms & kitchens. Pour rester dans le pudding cosmique, le cul récemment ravalé de l’église Saint-Pierre-en-Antioche d’Ascq (car il faut préciser cette curiosité, que cette église tourne le dos à place du général de Gaulle – Villeneuve-d’Ascq – comme un chat qui boude). Son beau cosmos flambant neuf mérite bien de vous être présenté en couleurs.

Sans œufs

Gratuit pour les mamies (2) à la Maison Folie de Moulins, c’est demain à 15h. Je vous prépare une lecture un peu particulière, avec inédits, gramophone, radio portative, cierges magiques et si possible pupitre vivant. Connaissant ma propension à trembler beaucoup des mains quand je fais une lecture publique, ce n’est pas gagné mais vous serez indulgents. Merci de venir sans œufs, pourris ou pas. Je serai entourée d’Arnaud Boulogne, Josiane Collet, Lucien Fradin, Aurore Magnier, Marie Stévenard, Clemmie Wonder, du Gang des tricoteuses, d’Avenir Enfance et de la classe de 1ère STI 2D2 du Lycée Baggio.

Pour l’instant, je répète dans mon salon.

Saturday Night Fever (59)

France Musique a diffusé ce matin, à l’heure du petit déjeuner, une Symphonie concertante qui citait plusieurs fois la fucking Marseillaise et dont je ne mentionnerai pas le compositeur parce que ce serait lui faire trop d’honneur posthume. J’aurais pu beaucoup m’énerver mais j’ai gardé la saine habitude de ne pas écouter la radio avec un marteau donc je me suis contentée de l’éteindre et tout va bien, c’est samedi quand même, oh comme nous aimons le samedi ! Ces relents patriotiques m’ont donné envie de débuter cette playlist par un extrait du nouvel album de Maria W Horn, Kontrapoetik, qui évoque la région de Norrland en Suède, la lutte des classes et la sorcellerie/féminisme. Dans un texte de présentation sur bandcamp, il est question de « practice consisting of ceremonies and rituals based on counter readings of the Christian genesis narratives, dismantling its misogynist traditions. In these counter-myths, Lucifer is re-conceptualized as a feminist liberator of womankind*, and is seen as an ally in the struggle against a patriarchy supported by God the father and the male priesthood. The ingestion of the forbidden fruit by Eve becomes a heroic act of rebellion against the tyranny of God and Adam. »

Maria W Horn : Stramonium

Je trouve incroyable que nous n’ayons encore jamais dansé avec Laurie Spiegel, qui est une pionnière de certaines musiques sur lesquelles nous aimons tant exprimer notre fièvre. Permettez que je répare dès à présent cette aberration.

Laurie Spiegel : East River Dawn

Et maintenant, du drone, du field recording, du piano préparé, entre autres petites gourmandises.

Olivia Block : 132 Ranks

Vanessa Rossetto : 348315

Angharad Davies, Tisha Mukarji & Dimitra Lazaridou-Chatzigoga : Outwash

Nous avons déjà entendu Nicole Lizée dans Saturday Night Fever (32) mais la voici dans une veine très différente.

Nicole Lizée : Zoetropes

Nous avons déjà entendu Anne Guthrie aussi, dans Saturday Night Fever (39), mais la voici dans une veine légèrement différente. Figurez-vous qu’elle vit à Brooklyn, au cas où vous en auriez quelque chose à faire. Je ne peux m’empêcher de penser à toutes ces formidables musiciennes que j’aurais pu y rencontrer, si j’avais mieux préparé mon voyage et totalement renoncé à dormir pendant un mois.

Anne Guthrie : Cello Suite No.2 Prelude, II

Deux aspects du travail d’Anne Guthrie en images : un instrument traditionnel (ici le cor, ailleurs le violoncelle) et l’électronique, d’une part, et de l’autre le field recording.

(Photo de Loren Wohl.)

(Je ne sais pas de qui est cette photo, désolée.)

* La féministe américaine Robin Morgan écrivait en 1977 : « À la Bourse, nous avons demandé une entrevue avec Satan, notre supérieur – un faux pas qui, avec le recul, me consterne : c’est l’Église catholique qui a inventé Satan, et qui a ensuite accusé les sorcières d’être satanistes. Nous avons mordu à l’hameçon patriarcal sur ce sujet, et sur tant d’autres. » (Citée par Mona Chollet dans Sorcières, Zones, 2018.) Mais passons, nous sommes ici pour danser, pas pour nous crêper le chignon (je vous déconseille de jouer à ça avec moi : vous perdriez).

L’art (55)

Je n’avais pas alimenté la rubrique depuis le mois d’août, comme vous me l’avez fait remarquer lors de votre dernière offensive aviaire (était-il besoin d’une telle violence ?) et je reconnais mon tort. Vous voici généreusement dédommagés, vous l’admettrez. Je vais même aller plus loin et vous offrir un Grand Jeu Concours : soyez le premier ou la première à reconnaître l’atelier d’artiste dont j’ai photographié la fenêtre et gagnez un gland de Cysoing (≠ noisette) par retour de pigeon.

Cysoing-Cobrieux

L’avantage d’embrasser un métier artistique (à savoir pas un vrai travail aux yeux de la plupart, cette plupart même qui ne passerait pas son dimanche, comme nous l’avons fait, à écrire ou sculpter), c’est que l’on peut décider de prendre son week-end un mardi après-midi et se promener à la campagne pendant que les familles respectables sont au vrai travail et à l’école. Zéro cri, zéro poney. Vous connaissez notre goût pour les voies ferrées désaffectées (voir nos National Geo à Charleroi, Maubeuge ou Rotterdam), eh bien aujourd’hui nous sommes allées à Cysoing.

Nous avons vu le paradis. Nous avons demandé à un couple de personnes très âgées, qui marchaient plus lentement que ne glissaient les canards sur les bassins du château, de bien vouloir nous indiquer la place de la gare. Monsieur était très heureux de nous renseigner, il nous a rappelées trois fois en nous disant : Attendez ! Encore plus court : vous passez par ici, puis vous traversez ceci et cela, puis ce sera trois fois à gauche. Nous avons serré nos bienfaiteurs dans nos bras puis nous sommes parties à l’aventure.

Nous avons trouvé la gare. Herbe de la pampa sur le quai, plantes ligneuses en pagaille sous l’abri en plexiglas – dont une affiche déteinte pour le TGV, grande innovation, décore une paroi latérale.

Nous nous sommes engagées sur la voie ferrée condamnée (bien évidemment interdite au public, comme tous les lieux les plus intéressants) en direction de Cobrieux. Ici, vous remarquerez un guet-apens de western et, si vous avez l’œil aiguisé, un tourbillon de feuilles mortes.

Nous avons traversé des champs qui ondulaient dans le contrejour (oui, j’aime les contrejours, qu’est-ce que ça peut faire ?)

Les bois aussi, je les aime à contrejour, et les usines, les filets qui enclosent les stades et les clochers, mais là ce sont des bois.

Quelquefois aussi, j’aime bien prendre les photos dans le bon sens de la lumière (le bon sens selon les critères de certains colombophiles, car à mes yeux il n’y a pas de bon ni de mauvais sens).

Nous avons imaginé vivre dans la maison de l’ancien garde-barrière, au milieu des champs : c’était bien.

Nous avons fait demi-tour, nous n’avions pas le choix mais pour une fois ça ne m’ennuyait pas de revenir sur mes pas : pour voir les paysages dans l’autre sens, qui n’est ni le bon ni le mauvais, comme vu précédemment. Ici, un chouette ruisseau.

Tout cela était vraiment très bucolique et nous avons fait des paris quelque peu urbains : noisettes ou glands ? Glands ? je ricanais : c’est toi le gland, gland de mocassin, etc. Nous avons bien ri jusqu’à ce que je dise, Et ça, c’est quoi ? C’était une cartouche de carabine alors nous avons cessé de rire pour frémir un peu. Et comme si elles avaient attendu ce moment pour gâcher notre paradis champêtre, mes bêtes noires se sont manifestées.

Il y a de drôles d’individus dans ces campagnes veinées de voies ferrées désaffectées, nous l’avons compris quand nous avons entendu les premiers coups de feu dans le lointain. J’ai crié tous les gros mots politiquement corrects que je connais (des trucs comme vieille toupie, raclure de bidet, tout-à-l’égout, roupie de sansonnet, croûte de genou et j’en passe).

L’on trouve quelque chose comme un arrière-monde, sur les côtés : un arrière-presque-la-campagne où le fer même est brindille, où les textures se mêlent jusqu’à défier les lois de la nature.

Un petit kilomètre avant de regagner Cysoing, nous avons rencontré deux adolescentes de bonne famille qui fumaient allez savoir quoi, assises sur les rails. Nous avons un peu discuté avec elles ; je leur ai dit de faire attention aux chasseurs. J’espérais qu’elles hocheraient la tête et nous avoueraient qu’ils sont une infection dans cette belle campagne, mais elles ont haussé les épaules. Ensuite, nous avons fait attention à ne pas nous prendre les pieds dans des ronces pour que les gamines n’aient pas l’occasion de se payer notre tête (je dois dire que ma coéquipière avait par endroits fait quelques pas de danse assez périlleux – mais plutôt réjouissants de mon point de vue – avec des tiges facétieuses).

Les viennoiseries de Cysoing sont très bonnes.

Bye bye Marcel

À quelques pas de chez moi, l’une des plus imposantes et indécentes barres de logements sociaux que compte la métropole lilloise est en train de vivre ses derniers moments, perchée sur l’A1, ses couleurs pastel délavées, sa population nombreuse relogée allez savoir où et dans quelles conditions. Déjà, de l’autre côté de l’autoroute, la friche qui avait accueilli un immense camp de Roms, véritable village de 750 habitants, est devenu un espace en cours de gentrification ; les bureaux d’une grande entreprise spécialisée dans le sport s’y sont vite implantés, arrogants au milieu des herbes folles. Sur la photo ci-dessous prise il y a quelques mois, la barre Marcel Bertrand intégrale vue depuis l’entrée flambant neuve de cette mini zone d’activité, dont je doute qu’elle reste mini très longtemps.

Au printemps, les travaux de destruction ont commencé à Porte d’Arras. Ici, un aperçu du chantier derrière le métro aérien.

Nous espérions un bon vieux dynamitage, comme celui de la tour attenante en 1989, mais c’était apparemment trop dangereux. (Photos de Denis Buisine.)

Voici ce qu’il reste aujourd’hui de la barre, après un mois de démantèlement progressif.

Samedi, en partant courir, j’ai été saisie par la vision de ce poster géant : un palmier pour conjurer l’autoroute qui rugissait en contrebas.

Quelques détails des derniers blocs de béton, de fer et de verre, fraîchement désamiantés.

In the kitchen (31)

Cette semaine, je suis passée chez mes meilleures amies pendant leurs vacances à carrément la montagne pour nourrir leurs amis hérissons avant qu’ils n’entament leur hibernation – ils sont quatre ou cinq et mes amies leur ont construit un magnifique T3 avec kitchen, toilettes et hall d’entrée :

J’en ai profité pour ramasser leur courrier, puisqu’elles en ont ; c’est devenu assez rare pour être mentionné. Je dois préciser que je connais Antique depuis 19 ans (nous avons fêté ça le 24 septembre dernier), et Claire depuis douze ans. Pendant toutes ces années, nous nous sommes vues presque tous les jours (oui, seulement presque : heureusement que le téléphone existe). Mais je continue de découvrir des choses fascinantes à leur sujet. Par exemple, j’ignorais avant cette semaine qu’elles fussent des amies de Sainte Rita : elles auraient pu me la présenter ! Parce que, pour tout vous dire, la vie n’a pas toujours été facile, ces vingt dernières années, j’aurais pu apprécier un petit coup de pouce de temps en temps. Bien sûr, mes amies ont été d’un soutien inégalable dans les moments difficiles mais quand même : Sainte Rita ! Notez qu’il s’agit d’une Sainte Rita plutôt glamour. Et que, malgré leurs appels répétés à La Croix du Nord, mes très chères continuent de le recevoir une fois par semaine à titre gratuit : c’est ce qu’elles affirment et je les crois. Si vous voulez ma théorie, c’est un cadeau de leur amie Rita – ça se fait, non, d’offrir des abonnements à ses amis ?

Encore un samedi sur Terre : L’amour universel dans les champs de la métropole lilloise

Bien sûr, je préfère la solitude parfaite que j’y savoure les jours de semaine, mais ce matin, sur les onze personnes que j’ai rencontrées dans les champs (oui, onze précisément, je n’ai pas triché – à moins que vous n’appeliez tricher le fait de ne pas compter les enfants et les chiens, mais ce serait assez audacieux de votre part, et certes j’ai quitté les champs avant qu’un type en fluo moulant ne vienne ruiner mon beau nombre premier mais ce n’est pas tricher, c’est faire preuve d’initiative, accommoder le réel), bref, laissez-moi finir : sur les onze joggeurs, marcheurs nordiques et promeneurs avec ou sans chien et enfant-s, tous sans exception m’ont dit bonjour et/ou m’ont souri.

Puis quand j’ai regagné la ville au petit trot, des automobilistes se sont arrêtés devant les passages protégés, mais oui, et ont gracieusement tendu le bras pour m’inviter à traverser, c’était exquis, je me suis exclamée, Où est la princesse de Polignac ? parce que vraiment, je me croyais dans un salon du dix-neuvième siècle. Où est-elle ? Sur la banquette arrière de Monsieur Madame ? Dans le chien du jeune homme ? Sous le bandeau rose molletonné de Mademoiselle ?


(Non, je n’ai pas demandé où était Kennedy)

J’ai regretté de ne pas avoir emporté mon mégaphone (la perruque poudrée eût été anachronique) : je serais montée sur les abribus et j’aurais clamé au monde entier, selon les mots de Jenny Hval (encore elle) à la fin de I Want To Tell You Something, I just want to say thank you, I love you, tout simplement, puis je me serais pliée à angle droit et me serais redressée au ralenti, dans la lumière, comme Carrie avant le seau.

Saturday Night Fever (58)

Malgré toutes les précautions que j’ai prises, la semaine dernière, pour ne pas payer trop cher la suspension de votre Saturday Night Fever, certain-e-s d’entre vous sont allé-e-s beaucoup trop loin, faisant hurler des tubes de l’été sous mes fenêtres jusqu’à 2h33 du matin. Mes voisin-e-s m’en veulent encore et se tiennent d’ailleurs derrière ma chaise de bureau à l’instant où je vous écris ceci, bras croisés sur leurs torses bombés, le ton menaçant : Nous ne quitterons pas cette maison tant que tu n’auras pas lâché sept femmes formidables sur ce foutu blog, me dit-on sans ménagement. Merci de ne pas manifester votre joie trop bruyamment, ce soir, quand vous chausserez vos baskets de fièvre, ou pas trop près de chez moi. Doucement, voulez-vous ?

Échauffons-nous avec une jeune Danoise qui vit aujourd’hui à Oslo – je commence à me demander si ces pays nordiques pour lesquels je n’ai jamais eu aucune attirance ne seraient pas ces temps-ci une espèce de paradis musical pour qui s’intéresse aux compositrices et musiciennes expérimentales ou d’avant-garde – je vous en ai déjà présenté un certain nombre, notamment les Norvégiennes Maja Ratkje, Jenny Hval et Hild Sofie Tafjord, les Danoises Puce Mary, Valby Vokalgruppe, les Suédoises Ellen Arkbro, Kali Malone et Nadine Byrne, la finlandaise Tsembla, les Islandaises Hildur Guðnadóttir et Anna Þorvaldsdóttir, et tant d’autres.

Hilde Marie Holsen : Electrocracy

Penelope Trappes est née en Australie mais vit aujourd’hui à Londres, tout simplement.

Penelope Trappes : Untitled 1/4/3

Constanza Piña, Corazón de robota, performance. Pour en savoir plus sur cette artiste chilienne étonnante et découvrir ses multiples talents, je vous recommande son site Internet.

We Will Fail (à savoir la musicienne et plasticienne polonaise Aleksandra Grünholz) : Didn’t work out

Michele Mercure nous vient de Pennsylvanie et présente aujourd’hui An Accident Waiting To Happen

Lori Scacco a son studio à Brooklyn. Je vous laisse écouter Cosmosgraphia et vous recommande son très beau site Internet

Pour finir, et pour changer, une théréministe allemande assez remarquable, Carolina Eyck : Delphic

Et, bien que nous soyons ici pour célébrer la musique féminine vivante et trépidante, une pensée pour Hardy Fox, leader (?) des Residents, qui nous a quittés cette semaine. On le voit quelque part ci-dessous ; je vous ai passé un morceau du groupe mystère dans notre tout premier Saturday Night Fever, d’autres par ci par là et même un album entier ici.