MHz

d’autres jours de grand bonheur
la voiture filait dans la nuit sur
l’autoroute déserte et nous écoutions
le blues très fort à cause des fenêtres
ouvertes, la peau salée par l’été

Lazy Lester : Sugar Coated Love

Anniversaire

Aujourd’hui, soyez bien gentils et souhaitez un bon anniversaire à Meredith Monk. Vous pouvez le dire comme ça, tout haut devant votre écran, « Joyeux anniversaire, Meredith », d’une certaine manière elle l’entendra. Soixante-quinze ans, ça se fête.

Meredith Monk : Wa-lie-oh

L’art de l’épure

Je vous ai présenté, dans L’art (23), L’art (28) et L’Art (33), des friteries remarquables par leur ambitieux et riches ornements. Aujourd’hui, je vous propose une approche plus classique de l’institution, une preuve qu’épure ne signifie en rien platitude et celle que le classicisme peut s’accompagner d’un sens de l’humour discret (comme ces deux panneaux OUVERT en témoignent). Cette œuvre subtilement sophistiquée peut s’admirer à Faches-Thumesnil.

Encore un Grand Jeu Concours

Pour gagner un paquet de pâtes alphabet périmées depuis 1994 mais tout à fait utilisables dans le cadre de vos loisirs créatifs, c’est très simple* : trouvez de quelle musique est tirée la phrase ci-dessous.

And when the planet hit the sun
I saw the face of Allison

1. The Planets, de Gustav Holst
2. The sun is an old friend, d’El Perro Del Mar
3. Space (I believe in), de Pixies
5. Allison, de Pixies
7. Astral Travelling, de Pharoah Sanders
11. Space is the place, de Sun Ra
13. Tomi Tomi, de Kanui & Lula

Vite, à vos pigeons !

* Jeu interdit aux tricheurs. (Don’t even compete ; anyway – que ce soit clair pour tout le monde – les frais de port ne sont toujours pas pris en charge.)

Villeneuve-d’Ascq (8) : upper rooms & kitchens

L’église de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours m’évoque Brooklyn, non pas en raison de son architecture (d’ailleurs très à mon goût) mais de son nom à rallonge – il me rappelle un peu la Brooklyn Faith Seventh-day Adventist Church, par exemple.

Dans un style plus XVIème siècle, voici l’église Saint-Pierre de Flers-Bourg. J’aurais aimé en donner une vue plus globale (j’admets que cet angle n’est pas idéal) mais il devait y avoir de la buée sur mon objectif le jour où j’ai fait les prises de vue et mes autres photos sont inutilisables. Ce n’est pas très sérieux de la part de la rédactrice en chef d’une rubrique aussi prestigieuse que National Geo, me direz-vous ? Eh bien, faites ce que vous avez à faire. Dame Sam se réjouit d’accueillir vos pigeons.

Ci-dessous, mon lieu de culte préféré ; je le trouve d’autant plus fascinant dans son contexte, car l’Oratoire Saint-Marc est étroitement inséré entre les immeubles que vous pouvez voir sur la photo, bien sûr, mais aussi entre l’hôtel de ville et le centre commercial. Si j’étais une heureuse Villeneuvoise, assurément, c’est ici que j(e n)’irais (pas) à la messe le dimanche matin.

Je trouve très triste le passé composé employé par l’église du Sacré-Coeur de Flers Sart : ça veut dire que c’est fini ? Nous l’avons déçu ? De l’autre côté de la porte, sous un autre bas-relief de Fernand Weerts, une phrase si déchirante que je n’ai pas le cœur d’en afficher ici l’image : « Il s’est livré pour nous ».

Je pourrais vous montrer d’autres églises encore mais je préfère clore cet incontournable dominical par l’image d’une mignonne chapelle à chapka de verdure, sise rue Jean-Baptiste Lebas. Vous connaissez déjà son arrogante habitante, si vous êtes mes fidèles tout autant que ceux de Jésus, Marie & Co, puisque je l’ai déjà mise en ligne ici, un jour où elle a refusé mes fruits à coque.

DJ (15)

Pour célébrer la fièvre du samedi soir, cinq chansons d’amour mélancoliques et lumineuses à la fois.

Billie Holiday : My First Impression Of You

Peggy Seeger : The First Time Ever I Saw Your Face

Sibylle Baier : Give Me A Smile

Karen Dalton : Take Me

Elysian Fields : When

Villeneuve-d’Ascq (6) : du fun

Ces trois images me donnent l’occasion de renouer avec ma série Fun, depuis trop longtemps délaissée mais dont vous n’aurez pas oublié les grandes heures (j’ai tout de même risqué ma vie pour vous rapporter ces images de joie, poursuivie par un chien sur un terrain de basket où personne ne m’aurait entendue crier – comment ça, vous ne vous en souvenez pas ? Ingrats ! C’était ici, le 22 février).