Rotterdam : Rideaux et Voilages

Rideaux et Voilages de péniche

Rideaux et Voilages de roulotte sur les toits

Moins sobre, ce trompe-l’œil imitant à la perfection les Rideaux et Voilages qui font peur + (n’est-ce pas extraordinaire ?) des reflets de voitures, trompe-l’œil astucieusement collé sur la fenêtre d’une maison promise à la démolition (oui, collé : il s’agit en effet d’un sticker géant en six parties)

Véritables Rideaux et Voilages faits de bâches sur ce bâtiment en construction dont les fenêtres de style industriel entrent en harmonie avec celles du Fenix Food Factory tout proche

Teaser : dans un billet imminent, j’en viendrai à cet incontournable des National Geo estivaux que vous attendez tous, transis sur vos transats dans tous les campings d’Europe, suspendus à vos téléphones portables* (à quoi sert-il que je vous offre de la HD ?) Je vous laisse deviner à quoi vous aurez droit demain matin…

* Nous déclinons toute responsabilité en cas de dépassement de forfait.

Rotterdam : Des reflets ou pas

Grand Jeu Concours ! Deux des photos ci-dessous ne sont pas des photos de reflets. Devinez lesquelles et gagnez quelque chose plus tard. Disons 30 g de canneberges bio, quand je serai allée en acheter (plutôt la semaine prochaine – je sais, ça obligera le pigeon gagnant à faire deux aller-retour : si ça vous ennuie, ne jouez tout simplement pas).

Rotterdam : zéphyrs embrasés

Pour fêter le retour de nos National Geo estivaux, nous vous emmenons à Rotterdam. Véritable laboratoire d’architecture contemporaine, la ville mérite bien sa réputation de « petite New York de l’Europe » ; on y trouve aussi un peu de Londres, dans les quartiers résidentiels, une pincée de Berlin – elle offre notamment la même respiration – et beaucoup de Rotterdam. Il serait impossible de reconstituer en photos l’inouïe diversité de la ville et de proposer un inventaire de ses bâtiments les plus remarquables, ce qui nécessiterait par ailleurs de les resituer dans les nombreuses et vertigineuses perspectives qui les magnifient chacune à sa manière (ça ne m’empêchera pas de revenir sur mon préféré, De Rotterdam de Rem Koolhaas, le plus bel immeuble que j’aie jamais vu). Bref, je vais m’en tenir à mes rubriques habituelles, c’est plus humble et plus prudent. C’est pourquoi je commence par une déclaration d’amour à la ville en vous proposant une sélection des zéphyrs embrasés que j’y ai surpris au détour d’un quai, d’un jardin aérien ou d’une rue.

Châteaux du Nord

Vous me pardonnerez de classer cet article dans la rubrique Chalets du Nord, je sais qu’un château n’est pas tout à fait un chalet, mais 1. je vous rappelle que la rubrique Chalets du Nord a des sous-catégories puisque l’on y trouve également des moulins, des puits ou encore des sabots de façade et 2. j’ai toujours trouvé ça kitsch, les châteaux. Envoyez-moi tous les pigeons vengeurs que vous voulez, je m’en fiche : je ne suis pas chez moi, aujourd’hui encore (je vous rappelle que ce billet vous parvient depuis dimanche, 14h43). Vous êtes quand même sacrément capricieux, quand j’y pense : je me casse la tête à vous préparer des Tupperware, je vous concocte même un peu d’exotisme châtelain, et vous n’êtes toujours pas satisfaits. Passons, voici trois châteaux du Nord, sis respectivement (de haut en bas) à Verlinghem, Verlinghem et Lompret (très exactement à la Phalecque, commune de Lompret).

La narration : Mauvais augure

– Ah vraiment ? Pourquoi n’entrerais-je pas ? C’est un bois, me semble-t-il, un tout petit bois coincé entre deux champs. Qu’est-ce que ça peut bien vous faire si j’y pénètre ? Fouillez mes poches, je n’ai pas de papiers gras, ni de Caprisun. Je ne dois même pas faire pipi.

– Ah, ça c’est autre chose. Je comprends votre inquiétude et je vous remercie infiniment pour votre sollicitude mais, pour tout vous dire, rien ne m’est plus familier que le vide. Les vides, si vous préférez – vous dites les vides, je dis le vide exact, je pense que nous parlons de la même chose, non ? Non ?

– Oh, excusez-moi, je pensais que vous parliez sur un plan allégorique, vous aussi. Je comprends mieux qu’il soit défendu d’entrer, je connais peu de lieux où il existe plusieurs risques de chutes protéiformes – si j’en crois vos pluriels. Je vais donc poursuivre mon chemin sans tenter d’entrer nulle part.

(Photos prises à Verlighem, Villeneuve-d’Ascq et Loos.)

Le vide exact (27) / Mal assis, là (46) : Spécial Ronchin

Ce n’est pas parce que je prends trois jours de vacances que je compte manquer à tous mes devoirs. En attendant de vous présenter mon Rotterdam, je vais vous parler de Ronchin et de quelques autres bidules, vous verrez (je les planifie aujourd’hui – dimanche – pour partir l’esprit tranquille). Ronchin est l’une des villes dans lesquelles mon sens du vide exact s’est aiguisé au fil des années (sans doute en partie parce qu’il m’est apparu, à l’époque où j’y vivais, que je cherche dans les petites villes ouvrières où j’aime courir l’écho de celles où j’ai grandi). Cette double rubrique vous invite aujourd’hui à vous questionner sur la dimension particulière que prennent les mauvaises assises, là dans le vide exact – soit un sujet d’étude que je vous ai déjà suggéré l’été dernier, ici et .

Le vide exact (26)

Quand le réveil a sonné à 5h30, ce matin, nous avons sauté du lit pour être sûres de ne pas nous rendormir. Nous nous sommes plaintes, un peu, puis plus du tout quand nous sommes allées courir. Nous avons croisé trois voitures – et quelques pelotons de cyclistes habillés comme pour le tour de France, pas très agréables à regarder (trop de fluo de si bon matin) mais plutôt inoffensifs. Nous avons fait pipi dans un champ quelque part entre Pérenchies et Verlinghem, en blaguant parce que cette semaine Antique et Joëllyne s’accordaient sur le danger d’une telle pratique (le pipi dans les champs), à savoir les tiques mal placées (tiques au cul sonne pas trop mal). Quelle n’a pas été notre surprise quand nous avons découvert qu’un marché aux puces battait son plein à Pérenchies… Il était 8h et quelque chose, la fête foraine dormait encore (l’un des manèges arbore un Goldorak grandeur nature) mais l’on pouvait acheter tout un stock des surplus militaires et d’autres machins, apparemment, ce qu’une foule considérable s’employait à faire. Nous ne nous sommes pas attardées, Dame Sam, Giulia et moi, nous avons poursuivi notre exploration de Pérenchies, nous aimons vraiment beaucoup cette petite ville et lui consacrerons prochainement un billet spécial, voire tout un National Geo – c’est pourquoi, alors même que je viens de vous parler de Pérenchies, Pérenchies, Pérenchies, je ne vous en propose aujourd’hui aucune photo mais plutôt ces vues en couleurs de Lambersart, Wambrechies et Lompret. Je manque de vocabulaire pour décrire les couleurs et leur part de lumière mais j’aime beaucoup celles-ci, un peu menaçantes. Comme si la lumière contenait de l’ombre, en fait.

In the kitchen (24) : Sunday morning fever

Notre Dame des Sources accueille ces jours-ci la fête foraine de Pérenchies. Je ne sais pas exactement comment ça se passe, le dimanche à l’heure de l’office : peut-on entendre, dehors comme dedans, une version technoïde du célèbre Hosanna au plus haut des cieux ? Ou les deux événements du dimanche font-ils cuisine à part, Hosanna dedans, du r&b commercial dehors ? Je pourrais aller le vérifier, me direz-vous, mais c’est que vous ne connaissez pas l’étendue de ma fourberie : j’écris ce billet samedi soir, à 21h37 en écoutant Maria Chavez et son abstract turntablism (je vous ferai écouter ça dans un prochain Saturday Night Fever, promis) et demain, à l’heure de la messe, je serai terrée chez moi dans la pénombre. J’aurai couru à l’heure où les nightclubs ferment leurs portes, si Dieu, son fils Jésus, la mère de celui-ci et leurs amis saints le permettent – à savoir, pour citer Petra Pied De Biche*, si je ne meurs pas cette nuit.

* Dans la chanson Bébé : « Encore un matin sans bébé / Ça me plaisait déjà hier / Si je ne meurs pas cette nuit / Demain sera comme ce matin (variante : Demain sans bébé me réjouira aussi) ». Pas très catholique. Pas très fête foraine non plus.

Du nouveau

Dame Sam et moi, nous frimons avec notre nouvel appareil photo. Nous nous engageons à ne pas courir avec lui, car nous avons remarqué que les appareils photos ont tendance à développer des troubles de la personnalité (je m’allume intempestivement, je fais clignoter tous mes menus comme au fast-food mais en accéléré) ainsi que les scotomes (quatre en fin de vie) quand on les secoue entre soixante et cent kilomètres par semaine. Ce blog vous proposera donc toujours en majorité des photos prises avec un téléphone, puisque l’essentiel de mes moissons se fait en baskets. Nous nous servirons surtout de ce petit bijou à optique Leica (mais oui) lors de nos grands reportages pour notre rubrique National Geo (la semaine prochaine, Rotterdam) et pour un projet qui m’a été commandé récemment et qui me ramènera au bassin minier de mon enfance. Youpi ! En attendant, Dame Sam et moi posons d’un air aimable.