Le cinéma

J’ai un goût particulier pour le cinéma américain des débuts du parlant à la fin des années 1970. Ce qui explique sans doute les rapprochements que je fais, ci-dessous, entre des éléments glanés dans les rues et des films que j’aime.

The day the Earth stood still à Hellemmes (notez que l’on trouve a même piscine « tournesol » à Lambersart).


Anatomy of a murder à Mons-en-Baroeul.


Jambes en l’air (10)

Les villes ne me disent plus grand chose, ces derniers temps, je crois qu’elle boudent un peu. Il y a le même visage partout, en surimpression, qui me détourne des Rideaux et chalets. Mais je continue à lever les jambes et à regarder sous les jupes du monde. Aujourd’hui, sur un terrain de basket, un chemin de campagne et sous le métro aérien.

Notre château

elle dit Regarde, c’est notre château
le château Vanhoenacker notre
château prolétaire, toi tu as l’aile
ouest et moi l’est, mais je fais un

caprice, et elle l’exauce – ce n’est
pas compliqué pour une magicienne :
elle intervertit les points cardinaux

et me voici à l’est avec mes nombres
premiers, mon amour des symboles et

mes excuses pour la gêne occasionnée

Jambes en l’air (9)

J’aime bien écouter le Prélude à l’après-midi d’un faune en courant dans les ZUP, et Judy is a punk dans les champs. J’aime bien lever les jambes un peu partout. Aujourd’hui, encore sur une voie ferrée, sous une authentique vache et sous le mât de Wiclo (c’est un bateau amarré près du Grand Tournant, à Lambersart).

In the upper room (15)

Louez le Seigneur, pour seulement 29,99€ la demi-journée (voir conditions).

(Chemin du Patronage, Wattignies.)

Black Strobe : For Those Who Came to Earth Thru The Devil’s Asshole

Vieux chat

la vie reprend ses droits dans
mes terminaisons nerveuses et
dans les escaliers de béton la
vie écarte les barbelés entre

deux doigts très doucement la
vie s’étire comme un vieux chat
sans hâte ni raison simplement

parce que ça lui est agréable
et qu’elle en a le temps : le

temps, c’est elle après tout

Sac à dos

Vous savez, les amis, je ne fais pas que prendre des photos pourries en baskets, me faire des amis merveilleux et trouver le grand amour. J’écris aussi des livres et parfois des gens les aiment bien. Par exemple, La vitesse sur la peau, mon dernier roman pour adolescents (Le Rouergue) vient de gagner le prix « Roman et sac à dos ». Eh bien ça fait sacrément plaisir.

La Terre un dancing

donc on est heureux on danse dedans
et aussi dehors on devient contagieux
les arbres s’y mettent et les sacs
plastique dans leurs branches et les

oiseaux des Rideaux et Voilages et
ceux des lignes électriques et les
brindilles dans le nid des oiseaux

alors la Terre entière devient un
dancing de sorte que l’on se soucie

peu d’inventer un sens à l’existence