De beaux matins

Ce matin, 11 splendeurs & merveilles glanées au fil de mes courses à pied, ces derniers jours.

Noyelles-sous-Lens

Méricourt

un matin lumineux

et un matin tendre

Harnes

Harnes vue depuis Fouquières

(à gauche par-dessus les arbres, le terril, et à droite, l’église Saint-Martin)

Fouquières

Carvin (limite Oignies) : le bras mort du canal

lapin de Carvin

lièvre de Carvin (dans un champ bio), zoom à fond (désolée pour le flou)

Un dimanche matin sur terre,

j’ai décidé d’aller voir à quoi ressemblait le terril de Méricourt dans la brume plutôt que de me ruer au bord de l’eau comme je le fais ordinairement quand je me réveille dans un monde cotonneux. Les nappes étaient si épaisses sur les champs qui s’étalent à son pied que je m’attendais à ne pas le voir.

En approchant : pas plus.

Jusqu’au sud-est où, enfin, il s’est dessiné

au-dessus de sa collerette arborée.

De loin, on distinguait sa forme

et jusqu’à quelques détails de sa végétation.

Ensuite, j’ai gagné la véloroute et croisé le fantôme d’une veillée. Le feu brûlait pour personne, solitaire, ignoré de tous. Je l’ai laissé tranquille.

Nous, par hasard, dans l’univers immense

Aujourd’hui, j’ai découvert le terril 107 dit 4 d’Oignies, sis à Carvin. Il ressemble à ça depuis le terril 115 dit du Téléphérique, sis à Libercourt – la photo date d’un autre jour, plus nuageux. 107 n’est ni aussi petit ni aussi simple qu’il n’y paraît.

Il était un peu plus de 6h, ce matin, quand j’ai filé sur Mon Bolide et une longue route déserte, j’étais si joyeuse que j’ai chanté toutes les chansons qui me traversaient l’esprit et annoncé aux oiseaux que j’étais aussi libre qu’eux, il n’y avait pas de vent et les couleurs étaient tendres comme du sucre.

Puis j’ai slalomé à travers champs dans des ornières de tracteurs et j’ai fini par me trouver sur le flanc du 107, presque sans l’avoir vu venir tant la végétation était dense à son pied. Son exploration m’a ravie, je ne m’attendais pas à tant de splendeurs et merveilles, à tant de bois, de marais, de roselières,

ni à tant de lapins et de loriots stridents – trop vifs pour que je les prenne en photo, les oiseaux jaunes, contrairement aux lapins qui étaient encore au petit-déjeuner ou en pleine toilette.

Je me suis arrêtée plusieurs fois pour étudier le paysage et, à un moment, mon œil a été attiré par cette mignonne mini chenille. On devine sa taille en comparaison avec la samare de frêne floue dans le coin supérieur gauche de la photo.

J’ai eu, en voyant cette grâcieuse chenille, une espèce d’épiphanie : elle était là, à cet instant de sa vie, me suis-je dit, puis je me suis rappelé que moi aussi, j’étais là, à cet instant de ma vie. Personne ne savait que je m’y trouvais, il n’y avait aucune nécessité à ma présence en ces lieux (une heure plus tôt, je ne savais pas encore où j’allais me rendre) et je suppose qu’il en allait de même pour cette chenille. Elle se tendait vers moi, de temps à autre, pour preuve qu’elle et moi partagions ce hasard.

On vit des choses étonnantes et fortes quand il n’y a aucun congénère aux alentours ni aucune forme d’interaction à gérer, que l’on est disponible à ce qui nous entoure avec rien d’autre à faire que d’être là, en vie, dans l’odeur organique du sous-bois encore humide à cette heure matinale, entourée d’espèces qui tutoient la nature plutôt que de la détruire. Je me suis promis d’amener bientôt ici la seule humaine auprès de qui je peux vivre ce genre de moment avec le même abandon – et avec, en plus, un sentiment de complétude. Nous, par hasard, dans l’univers immense : la plus belle chose qui me soit jamais arrivée, si belle qu’elle a toute l’apparence de la nécessité.

NPR 66 acidulé

D’abord, j’ai pensé à ceux qui ne voient jamais le soleil se lever ; je me suis dit qu’eux et moi ne pouvions pas avoir des expériences comparables de la vie sur Terre. Ceux de mes proches dont l’existence est éminemment politique n’ont pas plus accès à ma perception du quotidien que je n’ai accès à la leur. J’ai souhaité pouvoir partager la grâce de l’instant et l’idée de ne pouvoir le faire m’a paru douloureuse. Puis j’ai convoqué les nombreux livres, disques et films dans lesquels je devine cette attention feutrée, délicate et minutieuse à la densité d’être en vie et l’envie de pleurer m’est passée. J’ai pensé à Laura Kasischke, à Claire Rousay, à Michèle Bokanowski dont j’ai beaucoup écouté la musique, hier, notamment ses Trois Chambres d’Inquiétude, 1976 (pensant que Bérangère Maximin, dont j’adore le travail, est en quelque sorte sa relève).

J’ai eu envie de poser une question aux usagers de l’ancien cavalier qui mène d’Avion à Hénin-Beaumont mais, voyant les masques chirurgicaux et mouchoirs usagés en joncher l’entrée, j’ai renoncé à la forme interrogative. J’ai changé « c’était quand » en « rappelez-vous », c’était de toute façon une bonne chose pour les allitérations.

Je ne sais plus quel nouveau processus réversible a d’abord accueilli ce cadre de carton et de ficelle. Il a trouvé un nouvel usage ce matin, sur une branche morte où j’irai le récupérer après la première pluie.

Des faux NPR

J’ai eu du mal à me lever à 5h30 ce matin après une mauvaise nuit alors je me suis dit que j’allais tâcher d’épargner un peu mes forces et faire 5 km de vélo pour courir juste un peu dans des bois qui ne sont pas accessibles pendant la saison de chasse. Sauf que je m’y suis perdue et qu’au final, j’y ai couru deux heures. Il s’agit de trois bois différents, qui se fondent les uns dans les autres par d’étroits sentiers, le tout parfois bien vallonné. C’était d’une beauté sauvage, les jacinthes des bois formaient des nappes bleues mêlées aux ronces et à la verdure si dense que je ne sentais presque pas la pluie, sauf quand je longeais ou traversais une pâture ou l’un des champs enchâssés dans la végétation comme ça

(Détail, en vue satellite.)

Au cours de cette étonnante course à pied, j’ai eu plusieurs surprises ; la première sera détaillée plus bas, la seconde était une oie qui a surgi en criant d’indignation par-dessus les épis dans un champ que je traversais, les tiges jusqu’aux hanches, par chance nous étions chacune sur une ornière de pneu du même tracteur et je ne suis donc pas rentrée avec des suçons sur les chevilles. Ensuite, j’ai découvert deux NPR qui n’étaient pas de moi. Est-ce la municipalité qui a placardé le premier quelque part dans ce fouillis végétal, un organisme de préservation de la nature, ou un usager à béquilles ? Je ne sais pas, mais je trouve cet avertissement, selon cet insupportable mot à la mode, carrément inspirant (à suivre, donc).

Et qui a bien pu planter, quelque part dans cet impraticable fouillis végétal, le sens interdit ci-dessous ? Car, ce n’est pas une illusion d’optique, il n’y a aucune forme de chemin accessible au milieu de ce capharnaüm. Je me trouvais peut-être à ce moment-là sur un ancien cavalier minier mais le vestige me paraîtrait alors à la fois anachronique et étrangement bien conservé.

Mais avant tout cela, j’avais assisté à un beau lever de soleil sur les champs et, surtout,

j’avais vu mon premier faon de l’année. La photo est épouvantable parce que prise avec un téléphone mouillé, dans la lumière grisâtre du matin et en zoomant pour ne pas faire fuir le petit. Nous nous sommes observés longuement ; je lui parlais d’une voix douce et ses oreilles pivotaient comme des oreilles de chat ou il penchait la tête comme s’il réfléchissait, ouvertement curieux. Je l’aime, je voudrais le serrer contre moi et le protéger de mes congénères et des pièges qu’ils sèment dans les bois. Quand j’ai repris ma foulée, il était toujours là qui me regardait, j’aurais dû rester. Plus tard, je me suis promis une chose : la prochaine fois que je me trouverai dans ce type d’intimité avec un faon, je m’étendrai par terre. Je suis certaine que les animaux ont plus d’empathie que certains humains et qu’il approchera pour voir si je vais bien. Je lui parlerai, on se donnera des petits noms et ce sera mon ami. Comme Danny (je me demande parfois comment il me nomme quand il me reconnaît de loin et se dirige vers moi avec ses petits effets – déhanchements, claquettes et braiments).

Des drôles de trucs

Essentiellement des photos moches et des mauvaises nouvelles mais pas seulement

Je suis toujours inquiète quand les animaux des autres espèces que la nôtre ont un comportement inhabituel, eux qui sont certes dépourvus de pouces opposables mais pas d’instinct : ça me semble toujours présager une catastrophe. Or ces derniers jours, ils font souvent de drôles de trucs. J’ai vu de nombreux canards immobiles dans le style lapin, dans des endroits un peu étonnants – au sommet d’un terril, dans des prairies et jusque dans des arbres, à distance de tout plan ou cours d’eau. Une canne perchée : on aura tout vu – la photo est dégueu, je n’avais pas mon appareil photo et le zoom de mon téléphone ne fait pas mieux que ça.

Dinah et sa famille, mes saisonniers préférés, sont de retour à Noyelles depuis une semaine. On leur a coupé les cornes ; ça se fait, des choses pareilles ?

J’ai accueilli mon amie avec la chanson de rigueur,
Dinah,
Is there anyone finer
In the state of Carolina?
etc. mais ça n’a pas semblé plaire à sa petite famille. Il faudrait que je trouve une chanson pour chacun(e).

Depuis une semaine, Carrie et Ricah ne sont pas dans leur étang ; j’ai fait tout le tour, cherché dans les graminées, sous les pontons : non. Leur absence rend l’étang d’autant plus vide que leurs amis canards, foulques et gallinules se sont dispersés – j’ai toujours dit que Carrie était l’élément fédérateur de cette communauté à l’émouvante mixité. Reviens, bébé, tu nous manques (Ricah aussi).

J’ai mené l’enquête dans les nombreux étangs des environs mais je n’ai trouvé aucune trace de mes oies superstars. J’espère que personne ne les a enlevées. Ci-dessous, quelques-unes de leurs cousines, à la lisière de la brume.

Danny a fait le mort dans sa pâture, la semaine dernière ; je l’appelais sans qu’aucune de ses oreilles ne frémisse. Quand je suis repassée, moins d’une heure après parce que j’étais inquiète, il m’a fait une espèce de danse, avec des galops ridicules de 5 à 10 mètres, des jetés de tête et de sabots, avant de se rouler par terre sur le dos comme un chat. Cette année, il adore les pissenlits (l’année dernière, il les boudait). Il aime toujours courir avec moi. Sa nouvelle coupe est ridicule. C’est un merveilleux âne et je l’aime. Ci-dessous, une photo moche parce que j’étais trop subjuguée par la danse de ce petit fou pour dégainer mon appareil et en saisir les figures les plus spectaculaires dans la bonne lumière.

L’autre jour, je me suis approchée d’un groupe de lapins au milieu desquels se tenait un jeune chat ; j’essaie toujours de me faire des amis d’autres espèces mais, à part avec Danny, Dinah, Carrie et Ricah, ça ne prend pas tellement. Le chat m’a regardée avancer vers eux avec une molle indifférence mais quand ses potes lapins ont détalé, lui aussi s’est enfui avec soudain une expression de terreur dans les yeux. Ça fait plaisir.

Hier soir, dans ma rue, j’ai vu le chat le plus miteux de l’histoire du monde. Il n’était que plaies sur pelade, sa queue réduite à un fil qui s’achevait sur une touffe de poils. Je lui ai donné une des boîtes de Dame Sam qu’il me restait ; j’attendais de savoir à qui profiteraient les immangés de mon bébé, maintenant je le sais. Le chat miteux a dévoré. Je lui ai parlé doucement. Je lui ai dit que tout irait bien, qu’il ne devait pas avoir peur et qu’il n’était pas seul. Je n’ai pas pleuré devant lui.

Deux mois

Il y a deux mois aujourd’hui que Dame Sam m’a quittée. J’ai (encore) ajouté des fleurs au petit parterre que je constitue pour elle au fond de notre jardin. J’ai retrouvé les photos que j’ai prises, ce jour-là, quelques heures avant sa disparition. Les voici. Ce sont les dernières choses que j’ai vues en courant avant de la retrouver, de la soulever dans mes bras, de coller ma bouche à son petit ventre si doux et de souffler pour partager avec elle la chaleur glanée en chemin. Bêtement, j’ai toujours imaginé ce que ça devait faire, cette flaque de chaleur cutanée, au point que la sensation me semble familière alors même que personne n’a jamais fait ça pour moi, non, personne n’a jamais soufflé sur mon ventre pour me réchauffer.

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Avant que l’idée me vienne de chercher ces photos, à l’instant, je ne me rappelais pas que j’étais allée à Noyelles, ce matin-là. Je me rappelle en revanche quel pull je portais puisqu’ensuite, je n’ai pas réussi à en porter d’autre pendant un mois, à part les jours de lavage.

Deux mois ont passé sans que personne saute ou dorme sur mes genoux quand j’écris, sur mon ventre quand je dors, deux mois les bras vides et sans que mes lèvres aient touché autre chose que de la nourriture et des masques (pas tant que ça, je suis passée au FFP2). Mon cerveau fonctionne de nouveau pas trop mal mais maintenant c’est mon système nerveux qui est détraqué.

Depuis des jours, mes membres sont contractés comme si j’étais restée bloquée en faisant du rameur ; par exemple, je suis assise à mon bureau et je me rends compte que seul mon coccyx est en contact avec la chaise, le reste est en suspens, ou alors je lis dans mon lit et je me rends compte que j’ai mal aux abdos – le rameur. Je m’oblige à me détendre, me concentre jusqu’à sentir mes membres en contact avec des surfaces, mais quelques minutes plus tard, je suis de nouveau en équilibre sur un os, racornie comme une araignée morte.

J’ai continuellement la sensation d’une pluie fine et froide sur le dos des mains – je continue de les essuyer sur mes vêtements, de temps en temps, par réflexe.

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Cette nuit, un vacarme m’a réveillée ; il venait de l’intérieur de ma tête. C’était mon acouphène aigu (j’en ai deux autres), le sifflement continu comme un fil tendu entre mes deux oreilles depuis sept ans, sans interruption ; son volume a soudain décuplé, comme ça, au beau milieu de la nuit.

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Depuis, j’ai l’impression d’avoir la tête dans un réacteur d’avion. Vous avez des sujets d’anxiété, en ce moment ? m’a demandé le médecin consulté en urgence cet après-midi. Ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah !

NPR 48 pas pour vous

Hier soir, j’ai hésité. Je l’avais préparé avant de partir, cette fois, et j’ai parcouru 20 km à vélo avant de me décider pour le site qui allait l’accueillir. Voici trois photos d’essayages. Devinez lequel de ces cadres verdoyants l’a emporté.

C’est le troisième qui a conservé ce petit panonceau 100% biodégradable. C’est-à-dire, encore une fois, mon chemin fétiche – j’aurais préféré varier un peu mais il faut imaginer qu’en plus d’être des splendeurs, ces aubépines sentent merveilleusement bon (j’avais écrit divinement, hier soir, quand j’ai préparé ce billet, mais vous allez comprendre pourquoi je viens de changer d’adverbe dans un grand rire hystérique, cochant du même coup la case de ma rubrique Splendeurs et merveilles).

Les deux autres photos ont été prises sur le Bossu, le terril de Méricourt, que l’on voit ci-dessous.

J’ai pris toutes ces photos hier soir, peu avant le couvre-feu. Et ce matin, à mon habitude, j’étais l’une des premières usagères à fouler le chemin (exceptionnellement, de mes pneus), mais voici ce que j’ai trouvé.

Ce qui me met très mal à l’aise parce que je n’ai pas envie d’être associée à ce genre de croyance. Je ne veux pas que les autres usagers pensent que je pense le même genre de chose que les auteurs de ce commentaire. C’est une totale méprise : si je m’évertue à nier que l’homme soit au centre de l’univers, ce n’est certainement pas pour mettre à sa place une création de l’esprit humain. Comme Jenny Hval le dit dans Menneskekollektivet à des témoins de Jéhovah qui frappent à sa porte, « you are imposing your belief on someone else / You are admitting that you believe that your belief is worth more than whatever believes behind the door ».

Pour finir sur une note souriante et un nombre premier (je ne PEUX pas poster un billet comportant 6 images), ce tag que j’ai pris en photo à Londres, il y a trois ans.

Le monde entier un fantôme

Ce matin, quand j’ai ouvert les yeux et découvert que la ville était noyée dans le brouillard, j’ai renoncé à courir et sauté sur Mon Bolide avec mon appareil photo. Direction : l’eau. Il était 6h quand j’ai emprunté les berges du canal dit de Lens ou de la Souchez jusqu’à Courrières et la confluence avec la Deûle, que j’ai ensuite longée jusqu’à Pont-à-Vendin. Si le soleil s’est levé, je ne l’ai pas vu. Autant dire que je n’ai croisé aucun être humain tout au long de cette petite virée, mais des lapins, lièvres, grèbes huppés, canards, gallinules, foulques, hérons, cygnes, mouettes, loriots et une impressionnante colonie de pigeons installée sur le silo d’une coopérative agricole. J’ai pédalé en soufflant dans mes mains pour que mes ongles restent solidaires de mes doigts et cependant gribouillé dans ma tête les premiers brouillons d’un nouveau texte, que je vais (essayer d’) écrire avec une autrice dont je dévoilerai le nom s’il s’avère que nous parvenons à travailler ensemble – hier soir, au téléphone, elle m’a donné le top départ et je m’en réjouis tout autant que je crains de la décevoir.

Ici, nous sommes à Harnes.

Ici, à Courrières.

Ci-dessous, la confluence gorgée de brouillard. En image, ce n’est pas spectaculaire mais, sur place, l’impression d’un vide si vaste est au contraire assez vertigineuse.

Nous sommes maintenant au bord de la Deûle. Ci-dessous, les grues d’une entreprise de matériaux carvinoise dont le nom comporte ce mot que je trouve très beau : granulat.

La coopérative agricole de Carvin et une poignée de ses pigeons.

Un pylône old school dans les champs

Ici, je suis sous un pont qui s’appelle très officiellement le Pont Maudit d’Annay (oh la belle redondance !)

Des péniches d’Estevelles – l’une s’appelle Le Turbulent, une autre, Le Remuant.

Nous voici à Pont-à-Vendin.

Il m’a été très difficile de sélectionner ces photos – 17 sur 67, après une sélection intermédiaire de 29. Autrement dit, ne vous plaignez pas si vous trouvez qu’il y a en a trop. C’est déjà bien.

Des oisons

au parc de la Glissoire, en Avion (je ne vois pas pourquoi on se taperait un hiatus si certaine ville du sud y échappe avec à peine deux lettres en plus).

17 secondes de douceur – quoiqu’un peu secouées par le vent, désolée…