Jambes à plat

J’ai testé pour vous les chaises longues-pierres tombales (appelons-les chaises tombales) que j’évoquais récemment ici et que l’on trouve dans le segment de la rue Jules Vallès compris entre la rue Flora Tristan et la rue Alexandra-David Néel*, et je dois bien accorder à mon amie Guena qu’on n’est pas si mal assis, là.

* Je suis bien contente qu’il existe à Lille Sud des rues Flora Tristan et Alexandra David-Néel – cette dernière, exploratrice franco-belge mais également journaliste, cantatrice, féministe, bouddhiste et anarchiste, a inspiré à Meredith Monk sa pièce intitulée Facing north, dont voici un extrait** :

** Tous les prétextes sont bons pour poster des vidéos de Meredith Monk…

Jambes en l’air (19)

« La grotte, c’est le frigo de l’homme préhistorique ». Aliénor Dauchez.

Vous adorez me détester, me mépriser, me dégrader. C’est pourquoi, malgré la réprobation que vous inspire ma série de jambes en l’air (pratique peu répandue que vous qualifiez tour à tour de régressive, antisociale et absurde), vous êtes frustrés quand je la laisse en suspens car vous n’avez plus votre petit os de haine à vous mettre sous les crocs. Aujourd’hui, pendant ma course à pied dominicale, j’ai décidé de me montrer charitable et j’ai levé les jambes pour vous. Au programme ? Une grotte authentique et véritable, la piscine Max Dormoy et la fraternité française (hôtel de ville, Lomme).



Jambes en l’air (18)

Cette fois, j’ai levé les jambes devant des éléments de paysage particulièrement hauts : une antenne-relais, un lampadaire au jardin des Géants et un pin spectaculaire (quasiment un séquoia) au bois de Boulogne. Je suis bien obligée de noter que, sur les photos, rien de tout cela ne semble aussi vertigineux qu’en trois dimensions ; ou plutôt, que, vu du dessous, rien ne semble aussi haut que vu à distance. (Les jambes en l’air, on le voit bien, stimulent la pensée scientifique.)

Jambes en l’air (17)

En général, je n’aime pas tellement les grandes villes françaises ; je leur préfère leurs banlieues, populaires ou chic. J’écris beaucoup sur la périphérie des grandes villes, depuis quelques années. J’espère un jour constituer un recueil pertinent qui regrouperait une partie de mes notes sur le sujet. J’espère un jour vivre dans la banlieue, même si l’on n’est pas si mal dans notre château prolétaire (malgré les récentes fusillades), surtout depuis que l’amour lui a ravalé la façade ; malgré tout, j’espère un jour vivre là où l’on entend bourdonner le silence – les acouphènes ont dû modifier quelque peu ma perception de certaines acoustiques mais j’ai toujours pensé que le silence, tout comme la lumière, avait un grain particulier selon les heures et les lieux. En attendant mon repli à Lomme ou Mons-en-Baroeul, un hommage podal à trois éminences lilloises : l’hôtel de ville, le conseil régional et les Arts et Métiers.

Jambes en l’air (16), numéro spécial Jour du Seigneur

Jésus essaie d’attraper mes pieds à Saint-André-lez-Lille puis je lève les jambes sous le clos Saint-Pierre à Lambersart et devant l’église Notre Dame de Lourdes à Lomme. Je fais une petit tournée des popotes. Je ne vais peut-être pas à la messe mais on ne pourra pas m’accuser de ne pas pratiquer, à ma façon – les jambes en l’air, moi, j’appelle ça une pratique. Aussi, mon amour, dame Sam et moi écoutons Sacrées musiques, l’émission de bondieuseries* sur France Musique le dimanche matin : ça compte ?

* Bon, à vrai dire, ce ne sont pas des bondieuseries inaudibles : Bach, Scarlatti, Caldara et Zelenka au menu du jour…

Jambes en l’air (15)

Aujourd’hui, je n’ai pas seulement levé les jambes : je me suis aussi trouvée, malgré moi, étendue de tout mon long, cette fois sur le ventre, ainsi que je l’explique dans le billet suivant. Quant à ma volonté propre, elle m’a posée devant un château d’eau, sous les halles d’un marché (celui de La Madeleine) et dans un lavomatic (sous surveillance vidéo – et alors ? je n’ai rien abîmé).

Jambes en l’air (14)

De même que j’ai longtemps eu pour réflexe de chercher, dans les fenêtres des petites villes, des Rideaux et Voilages, panonceaux canins et autres bestiaires, je ne cesse désormais de regarder les sites urbains par en-dessous. Je n’ai plus la nuque pliée vers les côtés mais vers le haut. Pour vous, j’ai regardé de plus près une passerelle sur voies ferrées, un chantier de démolition et un phare maritime – EN CIVIL, JMJ*…

* JMJ est l’abréviation de Jésus Marie Joseph, évidemment.

Jambes en l’air (13)

J’aime tellement le ciel bleu en noir et blanc que j’ai daigné lever les jambes dans des lieux un peu plus exposés que l’église Sainte-Rictrude à Ronchin. Aujourd’hui, je vous emmène à l’hippodrome du Croisé-Laroche, à la porte de Paris et au pied de la tour de Lille, à la gare Lille Europe.

Jambes en l’air (12)

Avant de partir encore, j’ai le loisir de lever les jambes et je compte en profiter. Amis bretons, n’hésitez pas à passer samedi et dimanche au salon du livre de Binic pour m’offrir des cadeaux (pointure 39, taille M, plutôt chocolat au lait, pas de thé vert, mes cépages préférés sont syrah, mourvèdre et grenache et je n’aime pas qu’on m’offre des livres, je préfère les choisir moi-même). En attendant le départ, je salue ma liberté de mouvement : tractopelle, échangeurs et tour Europe.

Jambes en l’air (11)

Vous êtes nombreux à réclamer la suite de cette série, que j’ai certes négligée pendant quelques jours (c’est que, lever les jambes, je n’ai pas que ça à faire). Mais je comprends que vous ayez pris goût à voir le monde par en-dessous avec mes baskets à contre-jour, aussi je cède à la pression et je pense que je ne vous décevrai pas : voici la serre équatoriale du jardin des plantes, à Lille, un pylône électrique dit « Chat » et l’église Sainte-Rictrude à Ronchin.