Los Angeles, jour 17

Avant de quitter Downtown, j’ai visité Fashion District qui, contrairement à ce que son nom laisse imaginer, n’est pas le quartier de la mode ni un quartier à la mode mais plutôt un quartier du textile (confection, vente en gros, etc.) assez craignos et, tôt le matin, absolument désert.

En rentrant à l’hôtel, je me suis rendu compte que je ne vous avais même pas montré le Mayan Theater, qui était mon voisin pendant trois jours.

Quand je suis sortie de la douche, la pluie avait recommencé à tomber comme elle le fait ici : à torrents. J’ai donc travaillé toute la matinée dans ma chambre et je vous annonce que mon manuscrit a dépassé les 400 pages (annexes incluses). Sur l’autoroute, de nouveau les voitures roulaient dans des gerbes d’eau à ne rien voir. Puis je suis arrivée à West Hollywood, dans mon dernier logement du voyage (carrément sur Sunset Boulevard) et le soleil est revenu. J’ai décidé d’aller faire un tour à Runyon Canyon. J’ai beaucoup apprécié l’expérience et, surtout, la vue, mais je n’y ai pas retrouvé l’atmosphère de mes autres randonnées, que ce soit à Elysian Park, à Bee Rock ou derrière le panneau Hollywood. C’est plus bourgeois, plus petit aussi (on n’oublie jamais vraiment qu’on est en ville) et il y a plus de monde – beaucoup de personnes LGBTQIA+ notamment, ce n’est donc pas une légende – et personne ne se sourit parce que les bourgeois-es ont des commissures fragiles.

D’entrée, la couleur est annoncée – à propos de couleurs, et de lumière, mes photos sont parfois à contre-jour, ce n’est pas terrible, désolée.

Ici, on est dans à l’extrêmité du canyon – on décrit une boucle, d’abord sur son aile ouest puis sur l’aile est.

Parfois on a l’impression qu’on ne peut plus avancer mais en fait si ; simplement, c’est très à pic (j’ai vu un joggeur se casser la figure, ensuite de quoi il a préféré marcher).

Peu importent les snobs, le paysage est vraiment magnifique – ce faisceau sur le panneau star, ci-dessous en arrière-plan, ce mélange de nature et de ville, c’est saisissant.

And the winner is…

Six chiens, pas un de moins ; ce garçon gagne et pourtant, la concurrence est rude. Il n’en a jamais assez ; je l’ai vu arrêter d’autres papas et mamans de chiens pour leur demander la race et l’âge de leurs petits. Un vrai de vrai. Il mérite sa statuette.