rétention de canetons (suite)

Il fait désormais partie de mes tâches quotidiennes d’aller nourrir les canetons prisonniers, SOS Faune Sauvage étant actuellement indisponible dans le département. J’ai découvert qu’ils aimaient beaucoup le millet, c’est pratique parce que les grappes flottent (ça aide). Ils aiment aussi le blé (j’ai enfin réussi à m’en procurer un grand sac – j’ai tout de même sept becs à nourrir). Ce n’est sans doute pas assez varié mais on fait ce qu’on peut. Demain, je leur apporterai aussi de la salade de mon jardin.

Ci-dessus, l’effet millet, ci-dessous l’effet blé.

La bonne nouvelle du jour, c’est que quelqu’un (sans doute un.e employé.e du supermarché, donc) a ouvert la grille qui rendait impossible l’accès au bassin et y a accroché une planche. Il aurait fallu y clouer des tasseaux de manière à constituer un mini escalier parce que, malgré leur volonté de se percher, voire de s’élever, les petit.e.s glissent très vite et retombent le bec dans l’eau.

/ 3 : bisous

Hier, après un ultime aller-retour Lens-Lille à vélo (le troisième en une semaine, par un concours de circonstances) pour entretenir le très beau potager de mes amies, j’ai senti que les muscles de mes jambes brûlaient comme ma cheville la semaine dernière après une morsure d’araignée qui a nécessité de la cortisone (je laisse évidemment les charmantes tisseuses vivre dans ma maison à leur guise) alors c’est jour off aujourd’hui : course à pied, pas de vélo. Je me suis dit Dans ce cas, allons assister au lever du soleil sur le 94 ; il faisait 11°, j’en ronronnais là-haut dans la lumière d’avant le lever. En route, j’ai pensé au metaverse, dont Valentina m’a appris l’existence et le principe, cette semaine. Cette fois, ce n’est pas seulement moi qui vois la fin de la civilisation, ok ? Ce n’est pas un jugement mais une simple observation quand je dis que la civilisation fait une transition vers sa dématérialisation – on ne saurait me taxer de passéisme puisque je ne cesse de professer la répugnance que m’inspire ladite civilisation (quoique la nouvelle ère qui s’ébauche me semble en être l’hyperbole en super moche + anesthésie générale), non, je suis très bien dans mon époque, heureuse d’être née en 1974, d’avoir connu le monde avant et après Internet, le troc des cerveaux contre des téléphones et la masturbation publique sur les réseaux sociaux, je suis ravie de vivre à une époque où l’homosexualité n’est plus considérée comme une maladie ni pénalisée, où le véganisme est une option, ce genre de choses. Depuis quelques années, je n’ai plus tellement de regrets à l’idée que je vais devoir mourir un jour (enfin, on a tout le temps : encore une quarantaine d’années, merci) parce que je sais déjà que le monde où je ne voudrais pas manquer quelque chose ne survivra pas très longtemps à ma génération de toute façon, et qu’assister à son enlisement dans la bêtise, la laideur et la technologie jusqu’à disparition me déprimerait. Mais si l’humanité se replie dans son metaverse, peut-être que les autres espèces auront enfin la paix. Alors vas-y, l’humanité, deviens tous tes avatars et amuse-toi bien. Les autres animaux et moi, on reste perchés ici. Bisous

bleu

Hier, ma bambolina est arrivée chez moi au retour de Syracuse (celle de Sicile) et de Brno (République tchèque), elle a déposé son bleu de travail et nous voici en vacances pour quelques jours.

U.S. Team Ide

Hier matin, j’arrive à 7h à la gare de Lens et apprends que les trains ne circulent pas dans les Hauts-de-France à cause d’une panne électrique. J’ai 2h30 pour être à l’heure à Croix, la pluie mouille jusqu’à les chiens boivent debout (expression cajun) mais je fonce sur mon vélo, je ne vois pas d’autre solution. Je ne prends pas mes chemins préférés mais la route la plus droite, par Carvin et Seclin, les poids lourds roulent à 70 km/h à un mètre de moi et il ne me reste qu’à espérer qu’ils ne fassent pas d’aquaplanning et ne me dégomment pas ; je ne roule pas à ma vitesse habituelle, tranquille, de 17 km/h mais à 21, le GPS dit qu’il va me falloir 2h13 pour atteindre ma destination mais je mettrai un quart d’heure de moins. Je serai donc à l’heure mais intégralement trempée, malgré mon authentique K-Way Terraforma offert par Valentina, tant la pluie bondit et rebondit puissamment. Cette expérience me donne l’occasion de découvrir quelque chose de très inquiétant : en ville, la pluie ruisselle sur la chaussée en flaques plutôt marronnasses mais à la campagne, on dirait qu’une machine à laver géante s’est mise à fuir en phase lavage, une mousse blanche sourd des champs et mousse sur la chaussée, rendant la promenade encore plus dangereuse et révélant – si je ne m’abuse – à quoi ressemblent les pesticides que nous avalons chaque fois que nous achetons un produit qui n’est pas bio. Je n’ai pas de photo à l’appui de ce paragraphe, faute de temps pour m’arrêter.

Ce que je vais faire à Croix ? Pour citer le site Internet du Comité national olympique, « Deux années avant les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, environ 300 jeunes Nordistes âgés de 8 à 12 ans feront leurs propres Jeux le mercredi 20 juillet sur (sic) le stade Henri Seigneur de Croix » (oui, sur le stade, pas en-dessous). C’est là que je passe la journée avec Sandrine Sekulak et Agnès Mantaux des éditions Page à Page, pour présenter notre livre U.S. Team Ide, illustré par la première, publié par la seconde, sur une commande du département du Nord. Je suis très contente de ce texte, une comédie pour ados sur les JO, bien que j’aie dû, pour des raisons politiques évidentes, me censurer un peu (le maire du village que j’ai inventé, Peringhem, se déplaçait en chaise à porteurs, les porteurs étant des services civiques sortis de Sciences Po ; finalement c’est un gentil maire qui se déplace à la force de ses propres jambes, brave homme).

Nous dédicaçons à tour de bras pour des collégiens assez choux, cependant qu’un Monsieur Loyal beugle dans une sono très efficace, sur fond de musiques des années 80 remixées (nous avons droit plusieurs fois à She’s a Maniac), et finit chacune de ses tirades par « Qu’on se le dise ». Je décline 19 phrases commençant par « lire est un sport » avec des rimes en -or plus ou moins tarabiscotées, Sandrine illustre chacune, en boucle.

Je dois dire qu’à la fin, nous sommes assez rincées (pour rester dans la thématique) :

Mais je m’amuse bien (la photo ci-dessus, notamment, me fait pleurer de rire) et c’est finalement une bonne journée, d’autant que nous sommes très bien reçues. Après ça, je reprends le vélo pour me rendre chez un compositeur lillois ; il y a là un super poète lillois et une chanteuse que j’avais déjà vue sur scène à l’opéra et tous les quatre nous discutons d’un projet qui nous occupera pas mal l’année prochaine et qui aura pour cadre mon cher bassin minier ; j’en reparlerai en juin prochain. Quand je prends le train, l’électricité étant revenue, mes chaussettes sont toujours trempées. Quand on a les pieds dans des chaussettes mouillées pendant 12 heures, la plante est si fripée que les plis sont comme des coupures, et de fait c’est comme marcher pieds nus sur du verre. Je ne vous le recommande pas.

Hors concours

Le prix Hors Concours, c’est de l’amour. Cette semaine, j’ai reçu ce bel objet qui a quelque chose d’une revue littéraire, avec notamment des extraits de chaque livre sélectionné, ainsi qu’une carte qu’on a envie de punaiser au-dessus de son bureau. Double merci…

Pour consulter la version numérique, cliquer ici.

dégradation

En courant, ce matin, j’ai pensé à tout un tas de choses dont je me suis rendu compte que le PPDC était la dégradation (je suppose qu’on m’immolerait si j’employais le mot déliquescence).

D’abord, j’ai pensé à ce week-end. Avant-hier, une employée de la médiathèque qui m’accueillait sans livres m’a proposé de rester quand même : « C’est l’occasion de faire connaître votre travail ». Ce que disent d’ailleurs toutes les structures qui vous invitent à intervenir bénévolement. Bientôt, on demandera aux auteurs et autrices de payer leur stand, comme une place dans un marché aux puces. Puis je me suis rappelé le mail groupé que j’ai reçu hier matin, d’un poète avec lequel je vais collaborer prochainement et qui annonçait avec tambours et trompettes souhaiter reverser sa rémunération à la structure qui nous accueille, ce à quoi j’ai répondu, Euh, mais moi je veux bien être rémunérée pour mon travail, si ça ne dérange personne – dans Magnificent Obsession, le mélodrame flamboyant de Douglas Sirk (1954), un personnage explique le principe d’être un bienfaiteur anonyme. Ça évite que tou.te.s les autres se sentent indignes et cupides. Bref, en deux jours, j’ai eu deux occasions de me sentir niée en tant qu’artiste – je ne dis pas que c’était l’intention de mon camarade, je ne peux parler que de mes propres impressions.

Puis j’ai pensé à ce qui m’est apparu la semaine dernière – l’une des semaines les plus chargées de mon année, en émotions autant qu’en activités. Il en est ressorti que j’étais quelqu’un de radical ou d’extrémiste. J’ai compris que je serais toujours vue ainsi dans la mesure où je me soucie de beaucoup de choses (Non, le sandwich au saumon n’est pas vegan, les saumons ne sont pas des algues ; Non merci, je ne veux pas de bouteille d’eau en plastique, j’ai une gourde ; Merci, gardez ces fleurs coupées, je ne veux pas être complice de leur meurtre en exposant leurs cadavres sur ma table de salon ; Non, je vous assure que je peux venir à vélo, je ne suis pas soluble ; Non, s’il te plaît, ne commande pas mon livre sur A****n, je vais te l’envoyer). Parfois, on me fait sentir combien je suis pénible avec tous ces principes que j’ai, même si je ne les impose à personne et me contente de les appliquer dans ma propre vie. Apparemment, nous (individus concernés par d’autres choses que notre propre confort et nos seules inclinations) gênons ceux qui ne se préoccupent de rien, dans la mesure où nos engagements leur révèlent le vide de leur conscience. Au mieux, ils nous disent que nous nous punissons (je ne me punis pas en ne détruisant pas, c’est en fait ce qui me rend heureuse), au pire nous sommes tolérés quand nous n’émettons pas de jugement sur les choix des autres. Or je ne prétends pas que je ne pense rien des gens qui mangent des animaux, qui polluent, qui consomment, qui dominent, qui accélèrent le processus irréversible de débilitation générale, je dis simplement que j’ai cessé de m’épuiser à questionner avec eux les fondements foireux de notre civilisation, dont les méfaits protéiformes ne les empêchent pas de ronronner au sein de leur empreinte écologique : ces consciences-là sont définitivement anesthésiées par le capitalisme, elles ne s’embrasent pas, c’est du PQ mouillé, c’est du mou, il n’y aura jamais rien à en tirer. On m’a dit récemment, « Manger de la viande, chez moi c’est une tradition familiale, ça me rappelle la cuisine de ma grand-mère » ; je n’ai rien à dire à ce type de personne, sinon que je suis heureuse d’être liée à mes grands-mères par bien d’autres choses que la séquestration et la mort d’innocent.e.s – c’est ça, être extrémiste dans une civilisation décérébrée.

Mais le plus ironique, c’est que l’on peut être traité.e d’extrémiste au prétexte que l’on essaie de nuire le moins possible à ce qui nous entoure et en même temps être culpabilisé.e de ne pas être allé.e voter Macron. C’est ça, la démocratie, en fait : non pas agir au quotidien et à sa mesure mais culpabiliser ceux qui ne vont pas voter pour des cyniques néfastes que seul anime le culte de leur propre ego. Ensuite de quoi j’ai pensé au viol. D’abord, aux violeurs qui trônent dans le gouvernement français sans être inquiétés, puis aux États-Unis, qui viennent de légitimer le viol, de considérer officiellement la semence des violeurs comme sacrée, comme un don de vie – et donc le corps féminin comme un simple réceptacle, ouvert avec ou sans consentement aux généreux donneurs de cette vie. C’est une démocratie aussi, les États-Unis – ce genre de démocratie où seuls les riches peuvent accéder aux soins, à l’éducation et à la justice. Alors peut-être que la démocratie n’est pas le bon modèle. Il faudrait une révolution, sans doute, mais le simple mot a de quoi faire rire au 21ème siècle : imaginez des millions d’insurgés occuper les lieux publics sans quitter des yeux le petit écran de leur téléphone pour compter leurs likes sur les réseaux sociaux (la perdition ultime de l’espèce). C’est presque drôle.

On m’a demandé récemment si je conservais un peu d’optimisme. J’ai répondu, Non. Je n’ai pas développé.

le salon le plus court

– Votre table, c’est celle-ci, me dit le monsieur de la médiathèque : celle qui est vide.
Je regarde la grande table ; sur sa belle nappe rouge, il n’y a en effet qu’une assiette en carton pleine de bonbons et ma photo sur un présentoir – je pense vaguement que je serai redondante quand j’irai m’asseoir derrière.
– D’accord, je dis. Mais pourquoi est-elle vide ?
– Vous n’avez pas apporté vos livres ?
– Euh, non, d’habitude c’est la librairie associée qui s’en charge.
– Ah. Nous, ça nous semblait évident que vous alliez les apporter.
– L’idée ne m’aurait pas traversé l’esprit, je n’apporte jamais mes livres moi-même. Je n’ai pas de stock, de toute façon, je ne suis pas éditrice, ni libraire.
– Tous les autres auteurs ont apporté leurs livres.
Ce qui est indubitable et me laisse perplexe. J’ai failli annuler ma venue parce que je me sens surmenée mais j’ai pensé aux libraires qui (je n’en ai pas douté un instant) avaient pris la peine de commander mes livres et je me suis dit Allez, c’est ton dernier gros effort de l’année, sois correcte, sois professionnelle et attentionnée envers tes hôte.sse.s + les libraires. Et donc je suis là, bras ballants, et je regarde les auteurs qui ont apporté leurs livres. Je répète que ça ne m’est jamais arrivé puis je quitte le salon et je reprends la route sur mon vélo – qui aura été un très gentil vélo et n’aura pas crevé une seule fois en quelque 70 km, c’est déjà ça. Je ne prends pas de photos sur le chemin du retour parce qu’il pleuvine mais j’en ai pris à l’aller, en voici quelques-unes.

La nouvelle passerelle d’Harnes.

Les coulisses de la Z.I. d’Hénin-Dourges vues depuis le chemin de halage récemment rouvert, en face de la plateforme multimodale.

Nouveau ! Sur une passerelle branlante de Noyelles-Godault, on peut désormais mal s’asseoir pour contempler le bras mort du canal, long rectangle d’eau stagnante entre des hauts murs de béton, étrangement apprécié des hérons.

Cette passerelle sur le bras mort est sise à proximité de la coopérative agricole à l’abandon qui jouxte le pont ferroviaire entre les gares de Dourges et d’Hénin-Beaumont.

Dans le registre abandonné, cette maison de Courcelles-lès-Lens m’a semblé un peu mélancolique et ce n’est pas parce que je l’étais, je ne l’étais pas, on peut être surmenée mais joyeuse, et ce n’est pas parce que j’écoutais de la musique mélancolique : je n’ai pas écouté de musique du tout sur la route aujourd’hui, seulement le vent et les oiseaux d’eau, et je n’ai même pas chanté. J’ai eu la force de pédaler 70 km mais pas d’écouter de la musique. (En rentrant, cependant, j’ai écouté le nouvel album de Félicia Atkinson, il est magnifique et surprenant, je crois que c’est mon préféré d’elle.)

Il y a des années, peut-être dix ans, j’ai écrit un poème qui évoquait le château d’eau bilboquet bleu de Douai, que j’avais découvert depuis le train Lille-Arras. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il n’a pas changé ; il a quelque peu décliné – mais ça lui va très bien, je trouve.

Et à Sin-le-Noble, j’ai appris que l’art de rond-point pouvait encore me surprendre : une 2CV sortant d’une coquille d’œuf, il fallait y penser.

Le monstre de la Souchez

Vu ce matin à Courrières. Je l’ai signalé à une dame en sweat rose qui promenait son chien. Je ne savais pas quoi faire d’autre. Désolée si vous faites des cauchemars par ma faute, je ne pouvais tout de même pas garder ça pour moi.

La poésie ne veut pas de moi

En avril, je n’ai pas pu lire au lancement de la Maison de la poésie de Bordeaux pour cause de grippe et aujourd’hui, je dois renoncer au Marché de la poésie de Saint-Sulpice à cause du petit souvenir que j’ai rapporté de Barcelone – c’est le risque quand on côtoie 220 000 personnes sans masque pendant une semaine.

Cela dit, je n’avais pas l’intention de poser mon postérieur poétique derrière un stand une seule fraction de seconde, non, ce qui était prévu c’était que je retrouve mes amies NatYot, Isabelle Bonat-Luciani, Florentine Rey, Maud Thiria, que je rencontre enfin Katia Bouchoueva, avec qui j’écris depuis plusieurs mois maintenant, et de tout cela je me faisais une fête. Ce n’est pas que mes symptômes soient toujours aussi lourds (avant-hier, Valentina me disait se sentir dans mes bras comme dans un four à pizza tandis que ce matin j’ai pu courir et goûter les premières cerises du bassin minier avant le lever du soleil) mais j’aime bien mes amies, je n’ai pas envie de les contaminer (j’aime aussi beaucoup mon amoureuse mais nous partageons tout, ce n’est pas pareil). Je vais quand même finir un poème ou deux aujourd’hui, puisque je vais en avoir le temps.

L’ Évaporée

Lundi, je disais à Valentina que je ne voyais pas comment nous pourrions rentrer de Barcelone sans avoir chopé le covid. Nous sommes trois du petit groupe à l’avoir effectivement contracté + deux à forte suspicion. Ce matin, il a fallu que je me sépare d’elle ; quand j’ai quitté l’hôtel, j’avais les yeux doublement gonflés de fièvre et d’avoir dû m’arracher à ses bras – c’est la quatrième fois cette année que j’ai de la fièvre alors que je n’en avais pas eu depuis dix ans et Valentina dit que c’est sa faute :

You give me fever when you kiss me
Fever when you hold me tight
Fever in the morning
Fever all through the night

Quand je suis rentrée chez moi, j’ai à peine reconnu mon potager, on aurait dit que je l’avais laissé depuis un mois, les salades sont énormes, les tomates innombrables, les pieds de courgettes monstrueux ; et puis il y avait mon colis d’Évaporées. Ce sont de chouettes lots de consolation.