Boys don’t cry

Comme annoncé dans Actualitté,

« Initiales et L’école des loisirs proposent 20 romans pour “dégommer les clichés”

Le réseau des libraires indépendants Initiales (55 librairies en France et Belgique) s’est associé à la maison d’édition L’école des loisirs pour concevoir un livret, intitulé Boys don’t cry. Ce dernier propose une sélection de 20 romans, piochés dans le catalogue de l’éditeur, pour « dégommer les clichés ».

J’ai le bonheur d’y trouver mon bon vieux Holden en excellente compagnie (cliquer sur l’image pour l’agrandir)

C’est l’occasion d’écouter All Of My Crying des fantastiques Shannon & The Clams, où Cody Blanchard chante

I did all of my cryin’
When I was a baby boy

(…)
Little shoes I was tying
When I heard a man’s voice
Tears on thе sidewalk
He said, « keep it inside »

Prix Heather-Dohollau

C’est officiel, ma geste figure dans la première sélection du prix Heather-Dohollau, youpi ! Il faudra attendre mars pour connaître les trois titres retenus pour le sprint final – qui sait si Mon Biclou ira jusque là ? Car

sur le plan technique ne nous voilons pas
la face le vélo n’est pas en forme outre
que j’en avais depuis longtemps l’intuition
et ne l’appelais déjà plus Mon Bolide
que par affection un réparateur m’en
a récemment alarmée après qu’il a
remplacé le câble de frein qui venait
de rompre me cinglant le dos de la main
ce vélo m’a-t-il dit est bien mal en point
et je vois bien dans les wagons adaptés
autour de lui tous ces véhicules de
compétition pendus par la roue avant
avec des noms éclatants comme ceux des
paquebots et un cadre en aluminium
brossé que l’on soulève avec l’index et
tous accessoires utiles de la lampe
à la pharmacie avec port USB
tandis que le mien est si rafistolé
qu’il est dépareillé tout seul et aussi
couine grince frotte et dans les montées sans
pour autant dérailler souvent il émet
une inquiétante détonation telle est
sa maladie orpheline et si aujourd’
hui je ne panique plus chaque fois que
la chaîne claque et que mon pied plonge dans
le vide en pendule la surprise reste
saisissante je laisse rouler un temps
et reprends sereinement ce qui n’est pas
sans m’évoquer encore la Louisiane
et son bon temps roulé let the good times roll
dit-on ailleurs mais les Cajuns disent eux
bon temps sinon bon ton roulet ainsi que
vins back et aussi lâche pas la patate
et disent mieux serait de la gourmandise

(à suivre…)

Terrils tout partout

Le 11 octobre paraîtra mon nouveau roman, Terrils tout partout, aux éditions Cours Toujours. Je remercie Georges Guillain pour le très bel article qu’il lui a consacré le 11 septembre, avec un mois d’avance ; vous pouvez lire l’article ici – en voici le tout début :

Et dans un mois tout pile, à savoir le jeudi 21 octobre, je présenterai Terrils tout partout au Bateau Livre, à Lille, à 18h. En attendant, vous pouvez découvrir des extraits du texte et des bonus sur la page qui rejoint aujourd’hui la barre de menu.

MidiMinuitPoésie – 1 mois

Si tout va bien sanitairement, je serai au Lieu Unique, à Nantes, le samedi 16 octobre dans le cadre du festival MidiMinuitPoésie : après une table ronde avec Bertrand Belin et Nii Ayikwei Parkes modérée par Éric Pessan (14h), je lirai des extraits de La geste permanente de Gentil-Cœur (15h45) et dédicacerai à tour de bras (18h). Programme complet du festival, ici.

Boucquins

Boucquins, c’était la journée de clôture du festival Poema dans le village de Boucq en Lorraine et en excellente compagnie. Ici, je finis ma lecture de La geste permanente de Gentil-Cœur en chantant Goodbye, Chère Amie de Magnolia Sisters, accompagnée par le super (et adorable) accordéoniste Nicolas Arnoult. Je remercie toute l’équipe pour son accueil chaleureux.

(et merci à ma fiancée pour cette photo)

Projet Souchez

Le week-end dernier, dans La Voix du Nord, un article sur les randos-ateliers que je mène avec la plasticienne et graphiste Oréli Paskal. Sur cette photo, nous avons l’air sortis d’une série survivaliste (il manquait à peu près la moitié du groupe lors de la reprise après une interruption de plusieurs mois, mardi dernier) mais quand nous sommes naturels et ne ballons pas des bras, nous ne faisons pas trop peur. Je vous donnerai des nouvelles de notre carnet de route + carte sensible, qui a tout pour devenir un très bel objet, dès que nous aurons rattrapé notre retard covidien.

Un renardeau

Aujourd’hui, j’ai le cœur brisé. Ce matin, vers 6h45, je courais sur mon nouveau site post-minier fétiche quand un renardeau s’est précipité vers moi.

J’étais à la fois surprise et très émue qu’il n’ait pas peur de moi et vienne carrément se poster à mes pieds, puis j’ai compris. Il était malade. Il me demandait de l’aide. Il courait en cercles puis revenait à moi.

J’ai appelé SOS Faune Sauvage, dont j’ai enregistré le numéro après l’épisode du lièvre blessé, mais personne n’a répondu, il était trop tôt. Alors je suis rentrée chez moi et je suis revenue chercher le petit dans le sac de transport de Dame Sam, accroché au guidon de mon vélo. J’ai amené le renardeau à la clinique vétérinaire à deux pas de chez moi : On ne s’occupe pas des animaux sauvages, m’a-t-on dit, ce n’est pas à nous de le faire. Après plusieurs échanges avec SOS Faune Sauvage, pendant lesquels le renardeau attendait gentiment dans mon jardin, il s’est avéré qu’aucun centre de soins pour animaux sauvages dans la région ne prend en charge les renards ; il existe surtout des assos qui soignent les oiseaux. Mon interlocuteur, un bénévole qui débutait, en était aussi désolé que moi ; à défaut de pouvoir intervenir, il a obtenu que la clinique près de chez moi reçoive mon petit protégé. La véto a poussé un petit cri en ouvrant le sac de transport ; elle a dit que le renardeau était condamné ; qu’il valait mieux que je l’aie amené avant qu’il ait contaminé sa famille, et plutôt qu’il agonise seul pendant des jours. Ce beau bébé qui me regardait de ses yeux visqueux m’avait demandé de le sauver mais je ne l’ai pas pu. Je suis sortie avant que la véto n’abrège ses souffrances et je voyais à peine où je mettais les pieds tant je pleurais. Pardon, bébé.

Mes questions aujourd’hui sont celles-ci : Qu’est-on censé faire quand on trouve un mammifère sauvage blessé ou malade ? Passer son chemin ? Tenter de lui venir en aide envers et contre tout, quitte à devoir, au final, le faire euthanasier ? Si le numéro de SOS Faune Sauvage, qui me semblait si providentiel, n’est pas la baguette magique, vers qui doit-on se tourner ?

L’huma

Et encore une raison de remercier Sophie Joubert : aujourd’hui, dans L’humanité,