Biographie


(Photo d’Aline Nihoul, 2018)

Née en 1974 à Béthune, j’ai grandi dans le bassin minier du Pas-de-Calais, près de Lens. J’ai passé 27 ans de ma vie adulte à Lille et je suis de retour, depuis quelques mois, sur mon territoire natal – qui a bien changé depuis son classement au patrimoine mondial de l’Unesco et, surtout, depuis que des organismes et associations veillent à préserver ses paysages uniques.

J’écris des romans et de la poésie, un peu de littérature jeunesse, parfois des nouvelles de commande pour des revues et institutions. Je ne peux pas répondre à la question type « Quel genre de livres écrivez-vous ? » parce que j’aime changer d’univers, de forme et de tonalité dans (presque) chaque nouveau texte. Expérimenter, sans aller vers l’abscons. Je n’écris pas des belles histoires bien ficelées, ça ne m’intéresse ni en tant que lectrice ni en tant qu’autrice.

La liste de mes principales publications est visible ici. Mes projets en cours sont

– une chanson de geste, à paraître en 2021 (sauf deuxième vague de pandémie, j’imagine)

– un texte sur les terrils, en cours de lecture chez l’éditrice qui me l’a commandé

– un roman de fantômes ayant pour cadre le quartier du Blosne, à Rennes, où je devais être en résidence toute cette année mais où je n’ai pu rester qu’un mois en raison de la crise sanitaire ; j’en ai achevé la première mouture et la laisse reposer avant de la reprendre

– un répertoire de créatrices sonores officiant (pour le dire très grossièrement) dans les avant-gardes en tout genre ; j’en ai recensé 1277 à ce jour, d’Inga Margrete Aas à Yatta Zoker, et compte m’arrêter à 1301, un nombre premier qui me plaît beaucoup

– un roman sur les lotissements, dont j’ai fini le brouillon en décembre 2019 et que je suis en train de retravailler en profondeur

Mon travail s’intéresse à la densité du réel, à l’étrangeté de notre expérience terrestre et à la singularité de la perception que nous en avons. J’explore beaucoup les villes et les campagnes, en courant ou à vélo, avec mon appareil photo ; ces allers-retours entre l’extérieur et mon bureau sont devenus ma méthode de travail à part entière – le corps est en jeu dans mon écriture, c’est une dimension qui m’importe. Je m’intéresse aux topographies comme aux subtiles variations qui animent les paysages les plus minimalistes. Mon travail se nourrit aussi de musique ; on peut croiser dans mes textes du jazz, de l’opéra, de la musique baroque, classique, contemporaine, expérimentale, et même quand on ne les croise pas, ces musiques sont là, toujours, qui infusent dans mes textes.

Mes thématiques récurrentes, qui n’apparaissent le plus souvent qu’en filigrane dans mes écrits, sont l’antispécisme et le refus des déterminismes, de la pensée unique et des rhétoriques.

(Photo de Patrice Normand, 2018.)