/ 3 : <3 (4)

Après / 3 : <3 (1), / 3 : <3 (2) et / 3 : <3 (3), voici nos chevales en train de dépérir, chacune dans son enclos, quelle tristesse, mais mais il ne leur reste que trois jours à patienter avant de se cabrer de bonheur en un parfait ensemble alors elles ne se plaignent pas trop.

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forever

(Photos prises à Beuvry, Oignies et Hénin-Beaumont – sur cette dernière, on peut voir en arrière-plan le terril 205 qui surplombe le Parc des îles, et, derrière les chevales, on devine une pente du 101.)

/ 3 : Paris

Ce week-end, je serai à Paris. Qu’y a-t-il à Paris, me demanderez-vous, que je ne puisse trouver ici, que ce soit à Annay-sous-Lens

à Sains-en-Gohelle

ou à Loison-sous-Lens ? (Notez que le concept du ranch où on trouve des articles de Paris a beaucoup à voir avec le diner de la Route 66 Eiffel Tower, sis à Sains-en-Gohelle et vu dans Des fruits rouges, dont le nom – je le révèle ici et maintenant – trouve son origine dans l’art de rond-point ci-dessus, situé à 171 mètres du fast-food.)

Eh bien, il y a mon amour, pour commencer. Par ailleurs, puisque vous êtes nombreux.ses à me demander où en est mon roman avec l’autrice mystère, je peux maintenant vous annoncer que ce week-end, dans la capitale de la France (il fallait bien ça), nous allons discuter finitions puisque ça y est, nous avons terminé d’agencer nos chapitres et tout et tout. Un indice sur son identité, maintenant que nous sommes assurées de venir à bout de notre manuscrit : si je vous dévoilais ses initiales, vous sauriez immédiatement de qui il s’agit. (C’est ça, l’indice.) La première personne qui devine gagne un exemplaire du livre à venir, sous réserve qu’une maison d’édition souhaite le publier (aucun dédommagement ne sera proposé dans le cas inverse).

/ 3 : 3 canaux

Ce matin, pour fêter la liberté de circuler avant 6h du matin et à plus d’un kilomètre de chez moi (avant qu’elle ne nous soit reprise à cause des béotiens démasqués qui boudent le vaccin), j’ai longé 3 canaux successivement, ce qui m’a occupée pendant 43 km dont 31 sur chemins de halage, quel luxe, à savoir sans véhicules motorisés pour gâcher les oiseaux d’eau, les lapins et les lièvres.

le canal d’Aire à Douvrin

la Deûle entre Billy-Berclau et Bauvin (à la confluence avec le canal d’Aire)

le canal de la Souchez, également dit de Lens (peu après la confluence avec la Deûle), à Courrières

/ 3 : <3 (3)

La civilisation part à vau-l’eau et nos chevales sont heureuses et soulagées d’être sauvages et ensemble pour assister au crépuscule du monde, sabot dans le sabot.

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forever

(Photos prises à Liévin, Carvin et Estevelles.)

/ 3 : <3 (2)

Nos chevales sont toujours très très heureuses de s’être trouvées sur la planète Terre, comme dans / 3 : <3 (1).

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forever

(Photos prises à Carvin, Vendin-le-Vieil et Hulluch – le premier cheval est de Rémy Callot, dont on peut voir d’autres œuvres (à savoir les murs qui encadraient sa maison – par je ne sais quelle aberration, celle-ci a été détruite) sur le site Internet du LAM, Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut, ici.)

/3 : <3 (1)

L’une vibre et l’autre frétille, toutes deux se cabrent de joie parce qu’ensemble, elles sont libres et sauvages, le vent dans la crinière. Il n’y aura pas de happy end pour ces chevales parce qu’il n’y aura pas de fin, jamais, juste un infini chemin heureux.

Les chevales ci-dessus pourraient figurer dans le catalogue Imagin’Hair – elles en seraient sans doute les fleurons.

(photos prises à Annay-sous-Lens, Lens et Loison-sous-Lens – oui, il y a beaucoup de villes-sous-Lens parce que Lens c’est grand et ça rayonne sévère)

/ 3 : En attendant

Ce matin, au retour d’Hénin-Beaumont, j’ai attendu. Pas longtemps, disons dix minutes. Il était très tôt et les humains ne se bousculaient pas encore au soleil (j’en ai vu trois : autant que j’en avais vu au long de mes vingt kilomètres de vélo, juste avant). Il y a toujours des tas de choses à voir quand on s’arrête quelque part et qu’on attend, d’ailleurs j’ai pris des dizaines de photos. J’étais quand même contente que deux rouges-gorges me tiennent compagnie. Non, ce n’est pas que je m’ennuie quand j’attends, c’est que le mouvement me manque. J’imagine que je pourrais être en train de fendre l’air et de sentir chauffer mes muscles et ça me donne des spasmes d’impatience.

– Fait pas chaud, chaud, hein.
– Non mais y fait beau.
– Ouais, ça va faire mal aux yeux dans le coin, aujourd’hui. Va y avoir du fluo, je te le dis.
– Pis c’est dimanche.
– Arrête, ça me fatigue d’avance.
– Pareil. En plus j’ai pris un petit déjeuner trop copieux. On ferait pas une sieste ?
– Ok, à dans trois secondes.

Les oiseaux n’ont pas le luxe du sommeil paradoxal, ils ont trop de prédateurs. Ils ne rêvent jamais.

/ 3 : Foulque dans la brume

Dans le NPR 31 d’interdiction et d’instruction, je fais allusion au lever du soleil sur l’étang du Brochet alors que les photos sont plutôt claires et nettes. C’est qu’il faut bien dissocier lever du jour et lever du soleil. Ainsi, quelques minutes encore après avoir terminé l’accrochage, alors que je gagnais l’autre rive du canal en passant sur le pont désormais bien connu (cf. NPR des lapins), j’ai pu admirer ceci.

Une foulque passait par là.

Puis elle a plongé. Les foulques sont essentiellement végétariennes mais parfois elles se laissent à aller à manger des larves d’insectes et des bivalves.

Souvent, les foulques se battent comme on le dit des chiffonnières (je connais mieux les foulques ; à l’avenir, j’emploierai l’expression se battre comme des foulques).