Et les femmes formidables, dans tout ça ?

Celles et ceux d’entre vous qui fréquentent ce blog depuis un moment savent qu’il existait ici, récemment encore, une rubrique dans laquelle je me concentrais sur ce que j’appelais les femmes formidables ; chaque samedi, je diffusais sept de leurs musiques. Suite au sabordage sauvage de ce blog, la rubrique a disparu, mais ma quête de femmes formidables n’a fait que s’intensifier. J’en ai répertorié 800 à ce jour, mais 800 n’est ni un nombre premier ni la fin de mon exploration. J’envisage d’arrêter cette liste à 997 noms. Je constitue ce trésor de musiques afin de le léguer à une jeune athlète du bassin minier (que vous pouvez rencontrer ici), dans la lettre que je lui écris depuis le 28 septembre 2018 – et à celles et ceux qui liront par-dessus son épaule si un jour cette lettre fait l’objet d’une publication. Je mettrai aussi la liste en ligne, son intérêt étant de contribuer dans une très modeste mesure à faire connaître cette production sonore protéiforme, passionnante. Ci-dessous, la manière dont j’introduis la fameuse liste dans ma foisonnante missive à Mlle B.

(Instruments à base de feedback – ou Larsen – créés par la New-Yorkaise Lesley Flanigan.)

« J’ai entrepris de recenser pour toi un nombre considérable de femmes qui font de la musique et dont j’estime qu’elles mériteraient plus, voire beaucoup plus de reconnaissance qu’elles n’en ont. Certaines sont des icônes dans leur discipline, d’autres sont si obscures qu’il est difficile de trouver leur trace (même moindre que discographique), y compris sur Internet. Certaines sont des pionnières aujourd’hui reconnues comme telles par un public plus ou moins averti, d’autres sont à peine plus âgées que toi et commencent tout juste à chercher leur voix et leur mode opératoire dans un panorama très éclectique. Certaines, pour entrer dans ce panorama, ont quitté des domaines plus conventionnels et plus balisés, à plus fort potentiel commercial. La plupart sont encore en vie et en activité.

(L’Anglaise Andie Brown – aka These Feathers Have Plumes – fait chanter les verres ; photo de Dawid Laskowski.)

Ces femmes sont des compositrices, musiciennes, improvisatrices, performeuses, plasticiennes (ou artistes) sonores (certaines poussent la modestie jusqu’à se qualifier de techniciennes sonores, tandis qu’une tendance anglo-saxonne favorise le mot plus neutre de producer), qui œuvrent dans le champ très vaste des musiques expérimentales ou d’avant-garde : qui ont de la musique et du son des approches novatrices ou qui, du moins, questionnent les formes éprouvées à travers leur pratique. Certaines inventent des instruments, d’autres imaginent des techniques de jeu étendues, à savoir des manières inédites ou du moins inhabituelles d’utiliser des instruments existants, voire emploient des instruments traditionnels hors des contextes folkloriques auxquels ils sont généralement réservés ; certaines exploitent des supports techniques tels que le studio d’enregistrement ou des platines de disque pour générer du son, s’en servant comme d’instruments, à vide ou presque ; certaines constituent leurs œuvres à partir de samples ; certaines basent leur travail sur la captation de tout ce qui dans la nature et dans les villes, dans le quotidien ou dans les grands événements, est susceptible de produire du son (on parle de field recordings, ou enregistrements de terrain) ; certaines sont des acousmaticiennes, qui dans leurs compositions mêlent à l’électronique des sons naturels dont il devient impossible, à l’écoute, de déterminer les limites et les origines ; certaines travaillent autour du drone (ou bourdon), par oscillations, juxtapositions et autres micro-événements sonores, d’autres à partir de notes tenues ; certaines se produisent dans des performances proches du happening, d’autres en improvisation, seules ou avec d’autres musicien-ne-s ou artistes d’autres disciplines ; certaines s’inscrivent dans des genres considérés comme inaudibles par le plus grand nombre et de ce fait étiquetés marginaux ou extrêmes, parmi lesquels la noise, la musique industrielle et leurs dérivés ou, à l’opposé, la musique dite ambient, tandis que d’autres s’illustrent dans des genres plus ordinaires où elles font figure de marginales dans la mesure où elles en subvertissent ou en hybrident les formats et les codes (je me contenterai de citer les exemples de l’avant-pop et du post-punk, les préfixes avant et post – qui pourraient passer pour antinomiques alors qu’ils se partagent le même strapontin sur le spectre musical – étant les plus fréquents) ; j’ajoute à ces artistes un certain nombre de musiciennes plus spécifiquement attachées aux musiques électroniques, dans des registres menant de la danse au minimalisme le plus cérébral.

(L’Australienne Kusum Normoyle en action.)

Des hommes aussi font ce genre de choses, bien sûr, de nombreux hommes que citent volontiers les spécialistes ; mais des femmes, il n’est presque jamais question, c’est pourquoi j’ai décidé de leur consacrer toute mon attention.

(La Belgo-néerlandaise Cathy van Eck, également en action.)

Ma liste ne prend pas en compte les centaines de compositrices contemporaines issues de grandes écoles ou de conservatoires prestigieux, dont les partitions sont interprétées dans les circuits traditionnels de la musique dite classique et les institutions aux acronymes révérés internationalement, à l’exception de quelques-unes qui me semblent développer, parfois en marge de leur cursus officiel, des expériences moins orthodoxes. Par ailleurs, je ne prétends pas à l’exhaustivité, d’abord parce que je ne connais pas tout et ensuite parce que je n’aime pas tout ce que je connais ; bien sûr, je n’ai pas le même enthousiasme pour l’œuvre de toutes les femmes que je recense, loin s’en faut, mais si certaines ne me passionnent pas, je reconnais au minimum l’intérêt de leur démarche (non que je nie celui des artistes que j’ai délibérément écartées de ma liste mais je ne le perçois pas ou, pour dire les choses de manière moins présomptueuse, je ne serais pas en mesure de défendre cet intérêt face à une oreille extérieure, ce qui me semble un bon critère de sélection). »

(L’Anglaise Poulomi Desai par Agata Urbaniak)

Quelques nouvelles

Anything goes

J’ai ajouté deux pages dans le menu supérieur de ce blog (dont par ailleurs les travaux n’ont pas avancé d’un point-virgule, faute de temps) : vous y trouverez l’intégralité de mon exposition Ligne 18 et une notice à étoffer (quand le temps ne fera plus défaut) de mon livre sur Meredith Monk, A happy woman, qui paraîtra le 7 mars.

Audiovisuel

Lundi 25 février, j’enregistrerai une présentation du livre pour l’émission Dans quelle éta-gère sur France 2 (je vous indiquerai la date de diffusion en temps voulu, sauf si j’ai été nulle ou que je n’ai finalement pas trouvé de vêtements décents à porter pour l’occasion) et j’en parlerai mardi (26 février, donc) sur France Culture, dans l’émission Par les temps qui courent, de 21 à 22h – pour en savoir plus, cliquer ici.

(Hier, en service de presse avec colle en bâton.)

Audiovisuel, autres

Mardi 26 février, je jouerai dans un court-métrage de la réalisatrice brésilienne Janaina Wagner , actuellement au Fresnoy. J’y interpréterai la part féminine d’un loup-garou. Le 4 mars, je filmerai à l’aide d’une gopro le nouveau clip de notre amie Clémix, dans un décor de rêve que j’ai dégoté non pas derrière les fagots mais derrière une usine chimique. Frissons garantis.

Festivals et salons

Je serai au festival Meltingpotch à Libercourt le 6 avril, au Salon du livre d’expression populaire et de critique sociale le 1er mai à Arras, et à la Comédie du Livre, qui se tiendra du 17 au 19 mai à Montpellier.
Le lancement lillois du livre, quant à lui, se fera en tout petit comité à l’Affranchie Librairie (anciennement Dialogue Théâtre) autour d’un verre de vin sélectionné sur mesure par le Caviste Curieux. Ce sera le vendredi 29 mars à 19h. Réservation fortement recommandée.

Autres

La saison de chasse est terminée dans le Nord depuis hier soir, je l’ai crié dans les champs où j’ai couru ce matin, pour fêter la bonne nouvelle avec mes amis les lièvres et les lapins. S’ils aimaient le champagne, ce serait ma tournée.

UR&K : un état des lieux

« L’église Saint-Servais est un édifice religieux catholique de style néogothique sis chaussée de Haecht, à Schaerbeek, commune septentrionale de la ville de Bruxelles (Belgique) », nous dit Wikipedia. Pour avoir récemment croisé son chemin, je vois surtout en elle une église de style égocentrique, à savoir en T-shirt d’elle-même, comme vous pouvez le vérifier sur la photo ci-dessous.

Elle me semble aussi une belle métaphore de notre rubrique Upper rooms & kitchens – qui, comme vous le savez, est en réfection, en réflexion sur son devenir, sur son sens dans le monde qui est le nôtre, amen. Je m’acheminais vers l’idée de remettre en ligne l’essentiel des UR&K passés, après tri et retouches, et d’enchaîner avec la formule (évoquée précédemment) d’un hebdo généraliste teinté d’eau bénite, quand je me suis rendu compte que la corbeille de ce blog avait été vidée ; je pensais que c’était un espace d’archivage comme une autre mais non. Il va donc falloir que je revoie mes plans.

Monstrueuses coïncidences

Alors que je cherchais l’adresse postale d’ami-e-s pour mon service de presse, en l’occurrence celles des auteur-e-s Hélène Vignal, Martin Page et Coline Pierré, l’organisation calamiteuse de mes archives m’a menée sur le blog de Monstrograph, maison de micro-édition créée par Martin et Coline, et j’y ai découvert :

1. Ce minuscule article paru dans Le Monde le 13 novembre 2018 sur Les artistes ont-ils vraiment besoin de manger ? (que je vous présentais ici) ;

2. Les réponses au questionnaire de – devinez qui ? Hélène Vignal

As-tu vraiment besoin de manger, Hélène Vignal ?

Eh oui, la vie me comble toujours d’échos et de coïncidences.

Bibliomobi (la vraie suite)

Le premier épisode de ma micro-série Signes est disponible sur l’application Bibliomobi. Dans cette histoire en quatre épisodes destinée aux adolescents, ma narratrice mène une enquête intimiste qui la fait constamment osciller entre occultisme et sentimentalisme. Dans le premier épisode, RAC 207, l’on trouve même, comme annoncé ici, un Chalet du Nord remarquable.

Un échange

J’ai terminé hier soir la première mouture convaincante (à mes yeux) d’un second texte découlant de mon séjour à New York. Octroyez-moi des bourses Stendhal sans hésitation, je leur ferai honneur. En attendant, je viens de découvrir la page de mon nouveau livre, A happy woman, dans le catalogue des prochaines parutions de l’Olivier. Il ne s’agit pas, contrairement à ce que j’ai d’abord pensé, de la quatrième de couverture – que je viens justement de recevoir*, mon éditrice me l’ayant envoyée en échange du susdit manuscrit.

* Vous ne pensez pas que les auteur-e-s écrivent eux- ou elles-mêmes leurs quatrièmes de couverture, dites-moi ? Après tout, si ce n’est pas votre domaine, pourquoi le sauriez-vous ? Des élèves me demandent souvent si je choisis les images en couverture des romans et il se trouve que ça dépend ; à l’Olivier, j’ai la chance de pouvoir choisir avec mon éditrice (et l’aval de l’équipe), tandis qu’à L’école des loisirs, je n’avais pas mon mot à dire. Tous les métiers paraissent plus ou moins nébuleux, de l’extérieur, et le monde du livre n’y fait pas exception. La plupart des gens sont fascinés quand je leur explique en quoi consiste le métier de préparateur ou préparatrice de copie. Sans aller jusque là, il faut parfois revenir aux fondamentaux : un collègue de ma meilleure amie pensait encore récemment que les livres de poche étaient des versions abrégées (pire, il a employé le mot résumé) des grands formats.

Mes petites amoureuses au Botanique

Le samedi 2 février, à 17h, Clémentine Collette et moi aurons l’honneur de jouer Mes petites amoureuses au Botanique, à Bruxelles, dans le cadre du festival LGBT Tels Quels. Pour en savoir plus, cliquez ici. Un concert de Clémix suivra, (quasiment) au même endroit, dès 20h.

Sommaire (évolutif)

1. Autumn in New York
2. Factuel
3. Kitsch et lutte des classes :

Rideaux et Voilages ;
L’appel de la montagne : Chalets du Nord ;
L’appel du large ;
Mascottes du Nord : Des chiens ;
Mascottes du Nord : Des chevaux ;
Mascottes du Nord : Des lions ;
Mascottes du Nord : Des oiseaux ;
L’art : collections privées du Nord ;
L’art : collectivités du Nord ;
Des Mickey du Nord ;
Autres fenêtres du Nord ;
Zéphyrs embrasés ;
Imagin’Hair ;
California Dreaming (des palmiers du Nord).

4. National Geo :

Trois enclaves
Notes sur Mons-en-Barœul
Loos Oliveaux
Charleroi
Une brève histoire des genres et de la sexualité dans la métropole lilloise
Maubeuge
Haubourdin-Sequedin : encore une voie ferrée
Loos-Sequedin : des arrière-mondes variés
Comines-Warneton
Villeneuve-d’Ascq
Emmerin
La Roche-sur-Yon
La Roche-sur-Yon vs Villeneuve-d’Ascq
Rotterdam
Projet de jumelage Rotterdam-Lomme
Londres
11/19
Cysoing-Cobrieux
Pinchonvalles
Flore de Wattignies

Travaux en cours

J’ai décidé de conserver ce blog, quoique dans une version nouvelle considérablement allégée, plutôt que d’opter pour un site – il me semble que ce serait un cadre trop rigide pour ce que je veux en faire. Le point sur les travaux effectués cette semaine et sur les projets à venir dans le cadre de cette restructuration.

1. J’ai supprimé presque toutes les catégories, ainsi bien sûr que leur contenu, à l’exception des suivantes :

a – Factuel : je continuerai d’y mettre en ligne des infos concernant mon actualité.
b – National Geo, où j’ai réuni en un seul long billet les séries initialement consacrées à chaque ville, de sorte que nous avons désormais un seul article sur Rotterdam, Charleroi ou Maubeuge ; j’ai plaisir à faire ce genre de bêtises et je ne vois pas pourquoi y renoncer.
c – Autumn in New York, qui est un National Geo format géant, mais qui subira prochainement un important ravalement.

2. J’ai ajouté la catégorie Kitsch et lutte des classes, thème qui n’apparaissait jusqu’alors qu’en filigrane. A l’intérieur de cette rubrique, j’ai réduit à un unique billet d’anciennes catégories, chacune étant donc devenue un catalogue non exhaustif (loin s’en faut) susceptible d’évoluer – sans que je signale pour autant les mises à jour. Ces billets sont, pour le moment :

Rideaux et Voilages ;
L’appel de la montagne : Chalets du Nord ;
L’appel du large ;
Mascottes du Nord : Des chiens ;
Mascottes du Nord : Des chevaux ;
Mascottes du Nord : Des lions ;
Mascottes du Nord : Des oiseaux ;
L’art : collections privées du Nord ;
L’art : collectivités du Nord ;
Des Mickey du Nord ;
Autres fenêtres du Nord ;
Zéphyrs embrasés ;
Imagin’Hair ;
California Dreaming (des palmiers du Nord).

Ce sont en quelque sorte des synthèses des anciennes rubriques. Outre l’important travail de tri qu’ont requis ces transformations, j’ai passé un temps fou à retoucher les images les plus anciennes, quand c’était possible – les flous et les perspectives tordues ne me dérangeaient vraiment pas aux débuts de cette petite aventure (je ne prétends pas qu’il n’en reste pas…)

Ces divers billets ont été mis en ligne juste avant celui que vous êtes en train de lire.

3. Bientôt ici.

Dans les semaines qui viennent, j’inaugurerai une nouvelle rubrique, voire deux, dont le(s) titre(s) reste(nt) à définir, et dans la- ou lesquelle(s) nous retrouverons notamment (toujours dans le même principe du best of) les rubriques suivantes :

– La géométrie ;
– L’habitat ;
– L’arrière-monde ;
– Presque la campagne ;
– Les zones (parcs d’activités / zones industrielles, etc.) ;
– Les voies ferrées ;
– Jambes en l’air (la ville vue du dessous) ;
– Mal assis, là.

Par ailleurs, l’intégralité de mon exposition Ligne 18 fera l’objet d’une page (dans le menu supérieur, donc).

Je réfléchis encore à ce que je vais faire des Upper rooms & kitchens passés. Par ailleurs, j’envisage de les reprendre chaque semaine en adoptant une formule proche de l’hebdo généraliste quoique pieux : une espèce de Pèlerin très personnel, en somme.

Pour le reste (notamment les instantanés urbains de toutes sortes), j’attends qu’une idée me vienne, qui me permettrait de les agencer d’une manière intéressante, amusante ou les deux.

Des Mickey du Nord

Le Mickey maison n’est pas une spécialité locale, nous en avons trouvé lors de fouilles archéologiques dans une friche hospitalière de Menin mais aussi dans des civilisations très avancées, notamment à Brooklyn. Cependant, la métropole lilloise en recèle vraiment beaucoup : des sédentaires, des saisonniers, des itinérants. En voici un échantillon.

1. sédentaires

– Mickey

L’un de mes préférés vit à Lomme Délivrance. Je me suis prise de passion pour ce quartier en novembre 2016. Sur le plan ci-dessous, on peut admirer le tracé elliptique de ses rues ; sur place, l’on est saisi par un rare sentiment d’étrangeté – assez semblable à celui que l’on éprouve quand on se perd dans les corons du bassin minier.

C’est donc dans ce quartier que l’on trouve le plus émouvant Mickey maison de la métropole lilloise, celui-là même qui a suscité en moi l’amour que l’on sait pour les Mickey maison.

L’autre de mes Mickey préférés nous a hélas quitté-e-s, sa boîte aux lettres ayant été repeinte en blanc (sans doute les enfants étaient-ils devenus trop grands pour répondre « Bonjour Mickey ! » quand ils arrivaient à la maison). Sans lui, Faches-Thumesnil ne sera plus jamais aussi lumineuse – même si l’on trouve encore, à cent mètres de là, un arbre taillé en Tintin que l’on peut admirer dans notre catalogue Imagin’Hair.

– Minnie (en bonne compagnie)

2. saisonnier

Mickey en Père Noël (chut !)

Minnie promène une paille géante en ski sous un ciel Coca-Cola ; elle va attraper la crève

Que la similitude entre les bulles qui constituent le sapin et celles du ciel Coca-Cola ne vous induisent pas en erreur : ces Mickey de saison ne sont vraisemblablement pas de la même main puisque quatre kilomètres les séparent, à vol d’oiseau.

3. zéphyr embrasé itinérant (+ chaperonnage Picsou)

4. quelques amis de Mickey

Les villes aiment particulièrement Blanche-Neige et les Sept Nains ; celles de la métropole lilloise n’y font pas exception, voici quelques fleurons de l’art dont ils et elle sont les huit muses.

art ferroviaire

techniques mixtes

+ moulin considérable (hors cadre, merci de vous référer à la rubrique adéquate, à savoir celle des Chalets du Nords – et apparentés : moulins, sabots de façade, puits, pompes à eau manuelles, etc.)

Mais parfois on trouve aussi un vieil oublié, un de ces personnages qui sont à la bande de Mickey ce que Joey Bishop était au Rat Pack. Ici, Dingo.

5. Fiesta

Mickey + Donald + Titi et Grosminet + Blanche Neige, Atchoum, la méchante sorcière + Bambi (+ Rideaux et Voilages avec cygnes dans paysage bucolique)

6. Apparentés

Un de mes amis, que Mickey ne connaît pas, s’appelle Gou. Je le présentais ainsi dans un billet de janvier 2017.

La course à pied, c’est ma vie parallèle, celle où je suis libre et heureuse. J’y ai aussi pas mal de camarades atypiques, vraiment chouettes. Tout à l’heure, j’ai croisé Gou.

– Salut ! il m’a dit.
– Salut Gou. Et bonne année !
– Ah non, tu ne vas pas t’y mettre…
– Quoi ? Petit moral ?
– Je vais te dire mon problème : moi, j’aurais voulu être Gouniche, depuis toujours.
– Ah oui.
– Oui. Et ce n’est pas encore cette année que ça risque de m’arriver.
– Bon, ça va encore…
– C’est un sarcasme ?
– Mais non ! Regarde, moi, j’aurais voulu être cantatrice, ou danseuse.
– Ah merde. Et ?
– Justement : je suis écrivain, c’est déjà pas mal, non ?
– Arrête ! Classe ! Tu as eu le Goncourt ?
– Mais. Mais non, enfin, Gou. Ce n’est pas ce qui définit un écrivain.
– Ah, ok.
– Qu’est-ce qui te fait sourire ?
– Non non, rien.
– Attends, mais tu t’es vu ? On ne sait même pas quel animal tu es censé représenter !
– Et alors ? T’choupi non plus.
– Quoi, T’choupi ? T’choupi, c’est une star, il a des tas d’albums rien qu’à lui.
– Eh, ma parole que si tu écris un livre sur ma vie, tu décroches le Goncourt.
– Chiche ? Ah ah ah !
– Ah ah ah !
– Enfin, n’empêche que ce n’est pas une finalité, tu vois ?
– C’est clair…

Ici, un ancêtre de Gouniche (puisque nous en parlons) attesté par l’art rupestre ; je l’ai découvert sur un mur de Loos, le long de la voie ferrée. Comparez Gouniche (ci-dessus) à son ancêtre présumé (ci-dessous). Je tiens à préciser que Gouniche (de Delphine Durand) est l’un des livres que j’ai le plus souvent lus et offerts. Je l’aime, quoi.