Paysages pauvres

Aujourd’hui, Paysages pauvres arrive dans les librairies.

Je le vois comme un essai poétique, qui serait à la géographie ce que les cartes sensibles sont aux atlas officiels. Il regarde par-dessus les haies, sous les ponts, derrière les supermarchés, renverse l’endroit et l’envers pour questionner notre rapport aux topographies mais aussi notre rapport aux autres au sein des paysages dessinés pour nous. J’ai choisi des cas d’étude très variés pour esquisser une description des grandes villes, des petites villes, des zones périphériques, particulièrement des lotissements et de la ZUP, de ce que j’appelle l’arrière-monde, des zones frontalières, de la campagne, etc. Mes observations portent sur les topographies mais aussi sur la manière dont elles sont occupées, ressenties, pratiquées au quotidien par les individus (humains et non-humains) qui vivent dans leur intimité.

Cet après-midi, j’ai promené mon exemplaire dans le bassin minier, à vélo bien entendu. Alors que je prenais la deuxième photo de cette mini série, j’ai rencontré une dame très sympathique qui portait une casquette Chupa Chups. Elle m’a demandé si l’on trouvait dans mon livre les détritus qui jonchent les espaces interstitiels. Oui, on les y trouve.