
Quatrième de couverture :
« Un quartier prioritaire, en marge d’une grande ville. Laissant derrière elle ses fantômes, « l’invitée » arrive en résidence dans l’ancienne conciergerie d’une institution culturelle. À quelques pas de là, Marilyne vit dans un logement social avec sa fille Léna, dont les seuls amis sont les écureuils – jusqu’à ce qu’elle fasse la connaissance de Pierrette. Le problème, c’est que Pierrette est morte avant même que la campagne environnante ne soit enfouie sous les grands ensembles, il y a plus de cinquante ans. Et que la nuit, Pierrette entraîne la petite fille dans les méandres de la cité, au fond des puits, au bord d’un mystérieux ruisseau qui coule sous le béton. Pierrette blanchit les cheveux, saccage la vaisselle et tapisse les murs de sang. À mesure que le phénomène s’intensifie, Marilyne et l’invitée s’enfoncent dans un labyrinthe urbain aux contours insaisissables, où la mort semble contagieuse.
Roman de fantômes, La Poussière désigne l’enclave de la cité comme un château hanté où les dissonances sociales, culturelles et intimes s’entremêlent jusqu’à brouiller les identités. »
Parution le 2 septembre 2026
Illustration de couverture : Aurélie Taillepied
192 pages / 140 x 205 mm
18 euros TTC
ISBN : 978-2-38669-191-1
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Quand j’ai entendu le nom « Covid-19 » pour la première fois, j’étais en train de vivre l’une des plus belles années de ma vie. Je vivais une merveilleuse histoire d’amour, je venais d’emménager dans ma nouvelle maison, où je désignais un certain nombre de phénomènes inexpliqués du nom de Polty et, deux semaines par mois, j’étais en résidence au Triangle de Rennes (Cité de la danse), où j’écrivais un roman de fantômes qui jouait avec tous les codes du genre. La Poussière est aussi une allégorie de la lutte des classes – le quartier imaginaire où se déroule l’histoire est un décalque du Blosne, la ZUP sud de Rennes. Enfin, c’est le seul de mes romans pour adultes dans lequel l’un des personnages principaux est un enfant. Ce roman a connu un sort mouvementé pendant ces six dernières années, avant de paraître aux éditions Cambourakis.
Voici quelques images des lieux qui ont inspiré le quartier de l’Etrier dans le roman, à savoir bien sûr des images du Blosne – le quartier mais aussi le ruisseau qui lui a donné son nom quand il a disparu sous le béton. D’abord, un aperçu de ce que la ZUP Sud de Rennes a remplacé :

Le tracé bleu ci-dessus est celui du ruisseau, dont la plus grande partie est aujourd’hui invisible puisque busée sous la ZUP – et notamment, comme je l’ai compris après avoir recoupé des cartes et enquêté sur le terrain, sous le CRAPA (Circuit Rustique d’Activités Physiques Aménagé). C’est là que le fantôme de mon roman amène, la nuit, la petite fille – ainsi qu’au puits, résidu d’une époque plus champêtre. Ainsi, voici deux lieux qui n’ont rien de spectaculaire mais sont devenus des éléments essentiels de ma narration :

Quelques images de ce quartier immense, marqué par une grande diversité d’architectures. On peut imaginer que Marilyne et Léna vivent dans l’une de ces tours.

Quant à mon personnage principal, Ash (ou l’invitée), elle est accueillie par une structure culturelle qui s’appelle l’Orphéon, calquée sur Le Triangle de Rennes, dont nous voyons ci-dessous une vue aérienne ; l’image du dessous montre l’entrée de l’ancienne conciergerie, qui accueille désormais des artistes.

Comme l’invitée, je suis arrivée en résidence sans savoir ce que j’allais y écrire. C’est en lisant un gros dossier d’urbanisme sur la création de la ZUP que je me suis intéressée au sort du ruisseau. J’en ai trouvé des segments libres,

et un segment « restauré » dans un écrin de béton, flanqué de toute une infographie pédagogique – citée dans mon texte.

Et voici l’un des amis écureuils de Léna en pleine action.

Et quelques extraits de la bande son :