Nothing’s shocking

J’ai quitté le réseau social il y a un mois maintenant. Il ne me manque pas. Le matin, au petit déjeuner, je lis, j’écoute France Musique, je suis bien. Personne ne me dit ce que je dois lire, penser, mépriser, encenser. Personne ne m’impose ses photos de vacances. Quant à moi, je me sens moins minable depuis que je ne participe plus à cette mise en scène de soi collective, cette schizophrénie propre au genre. Mais on me dit que je ne suis pas une vraie femme du XXIème siècle si je n’ai pas, quelque part sur Internet, un espace dédié à moi-même : une vitrine de mon travail, un T-shirt à ma propre effigie. Alors voici mon nouveau blog. Tout neuf. Pour l’inaugurer, je mets ici en parallèle deux chansons qui m’accompagnent depuis longtemps et dont l’esprit reflète ce que j’aimerais faire de cet espace (y compris mettre en parallèle des musiques si ce parallèle fait sens à mes yeux). On trouve, à gauche de cet écran, des détails sur tous mes livres et ce qu’il convient d’appeler des bonus et making of, parfois. Je suppose que j’étofferai ces pages au fil du temps.

Ella Fitzgerald : Anything goes

Jane’s Addiction : Ted, just admit it… (Nothing’s shocking)