Villeneuve-d’Ascq : des tunnels, des chemins, des passerelles

Ainsi ai-je décidé de vous emmener, toute cette semaine, dans les rues (s’il est permis de les désigner ainsi) de Villeneuve-d’Ascq. Nous sommes loin des joyeuses escapades en binôme de l’été ; cette fois, c’est un je qui vous guidera. Ce sera sans doute moins joyeux, plus contemplatif, vous m’en excuserez ou vous en vengerez par pigeons interposés – je le découvrirai bien assez tôt. Je dois préciser pour ma défense que j’ai approché ce nouveau fragment de mon territoire en solitaire et en baskets, au fil des quelques derniers mois, et qu’il s’est avéré avoir des vertus apaisantes sur mon système nerveux éprouvé. Je ne pouvais que tomber amoureuse d’un tel cauchemar urbain, labyrinthique et désert. L’on y trouve tout ce que je préfère dans les villes, en particulier des tunnels, des chemins, des passerelles, des voies inaccessibles au profane, étroites et sinueuses, cachées, taillées dans la verdure ou le béton. Il peut arriver que l’on ait un peu peur à ses bouts du monde, et l’on se perd inévitablement dans ses méandres alambiqués. Elle est parfaite pour moi.